Rabba sur Exode, ch
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de R. Yossé b. Hanina explique ainsi l'expression la bienveillance de celui gui a résidé au buisson : la Providence a résidé dans les buissons de Joseph (sur une bande limitrophe appartenant à Juda). — R. Eléazar dit au nom de R. Oschia : puisqu'il est permis de manger des saintetés secondaires et la 2" dîme dans tout lieu d'où l'on voit l'autel de Silo, l'interlocuteur de la Mischnâ n'a pas besoin d'insister sur l'interdit d'en manger ailleurs, mais sur la question de combustion, selon ces mots (Deut. XII, 13) : garde-toi d'offrir tes holocavsfes partout où tu verras, c.-à-d. de ne pas monter au delà, R. Simon b. Mesa demanda devant R. Eléazar s'il suffit de voir la ville de Silo (seule), ou Silo avec l'autel 7 II faut être en vue des deux, comme on le serait en étant placé à Beth Maôn ; seulement, entre ce dernier point et Silo, il y a un objet de séparation, et la Mischnâ exige qu'il n'y en ait pas pour la vue. Voici, dit R. Yossa au nom de R. Yohanan,un indice pour savoir quand les autels étaient autorisés et quand ils ne le furent pas : quand l'arche de l'alliance était à l'intérieur d'une pièce spéciale (p. ex. à Silo ou à Jérusalem), d'autres autels étaient interdits; lorsque l'arche était au dehors (aux autres époques), tous les autels étaient autorisés. Cette autorisation, demande R. Zeira devant R. Yassa, s'étend-t-elle aussi à une sortie momentanée de l'arche, comme celle qui eut lieu sous le pontife Eli? Non, dit R. Abahou au nom de R. Yohanan, par déduction de l'analogie des mots là, employés l'un au sujet de la T dîme (ib. 1-4) et l'autre au sujet de l'agneau pascal (ib., XVI, 6); or, comme en ce dernier cas l'autel privé est interdit, il le sera aussi à chaque emploi de ce là (comme pour Eli, I Sam., IV, 4). S'il en est ainsi, demanda Resch Lakisch devant R. Yassa, lorsqu'il n'y a pas d'arche (comme sous le 2* temple), n'offre-t-on pas l'agneau pascal? Si, répondit R. Yossé b. R. Aba, par analogie des termes se souvenir, dont le texte biblique se sert pour les sujets précédents; or, c'est seulement lorsque les autels privés sont interdits pour l'un qu'ils le sont aussi pour le reste (sans quoi, non). De même, R. Juda et R. Simon autorisent de manger de la 2" dîme à Nob et Guibeon (époque d'existence d'autels divers). Cette permission est justifiée d'après R. Juda, qui a dit plus haut (§ 11) : il est permis au particulier d'offrir un sacrifice expiatoire, ou l'agneau pascal sur l'autel général, non sur l'autel d'un particulier; mais comment l'expliquer selon R. Simon (ib.), d'après lequel même le public ne peut offrir que ce qui a été prescrit par le texte biblique à époque fixe (et c'est le cas pour la T dîme)? C'est que R. Simon est d'avis qu'une fois la 2^ dîme déterminée pour la consommation (à Silo), elle ne cesse plus d'avoir son effet ailleurs (et d'être admissible à d'autres autels) — *.
Selon un enseignement 2, le mot repos s'applique à Silo et le mot héritage à Jérusalem ; selon d'autres, au contraire, le mot repos est dit de Jéruselem, et héritage, de Silo. Le 1" avis est basé sur ce qa'il est dit (Deut. XII, 9) : car jusqu'à présent vous n'êtes pas arrivés au repos, dernier terme dit de
1. Suit un passage traduit tr. Pesahim, II, 4 (t. V, p. 28). 2. B, tr. Zebahim, 119«.
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Silo; et l'héritage de Jérusalem, selon ces mots (Jérémie, XII, 9) : mon héritage est-il devenu ■pour moi comme un oiseau de proie teint de sang. L'autre avis se fonde sur ce verset (ib. 8) : mon héritage a été pour moi comme un lion dans la forêt (passager), et le repos désigne Jérusalem, dont il est dit (Ps. CXXXII, 14) : Voici mon repos à jamais, ce qui s'applique à la capitale, semblable à celui qui aurait attaché sa tente par un câble, en signe de fixité. Ainsi, pendant l'existence de la tente d'assignation au désert, d'autres autels étaient interdits ; lorsque l'arche sainte était à Galgal, d'autres autels étaient permis ; pendant la durée de l'autel à Silo, les autres étaient interdits ; pendant le séjour de l'arche à Nob et Guibéon, ils furent de nouveau permis ; mais depuis la construction du temple à Jérusalem, les autres furent interdits pour toujours. Ceci ressemble à l'ordre royal défendant aux serviteurs de boire du vin de Tibériade, de Césarée et de Cipporis ; donc, il est permis de boire de celui qui croît dans les intervalles. De même, la tente d'assignation au désert dura près de -40 ans ; celle de Galgal, 14 ans ; de plus, 7 ans s'écoulèrent pour conquérir la Palestine, et 7 autres pour la diviser. A Silo, elle dura 369 ans ; à Nob et Guibéon 57 ans, savoir 13 à Nob et 14 à Guibéon. Enfin à Jérusalem, le culte fut célébré au 1"="' Temple 410 ans, et au second 420 ans, afin de confirmer ces mots (Haggée, II, 9) : la gloire de cette seconde maison sera supérieure à celle de la preinière.