CHAPITRE IL /(l
ff pardonne-nous , ou : tu nous as pardonné;-» rrdclivre-nous, ou : lu nous as délivres; 77 rr|ruéris nos maux, ou : tu as (guéris nos maux;w bénis nos années, ou : lu as béni nos années ;-o rr réunis-nous, ou : tu nous as réunis; 75 rrju(je-nous avec équité, ou : tu nous as jugés avec équité 77; rr réduis nos adversaires, ou : tu as réduit nos adversaires; 77 rr gratifie-nous par ta justice , ou : tu nous as gratifiés; r» fr construis ta maison , écoute nos supplications et accueille-nous. 77 Cette dernière prière n'est pas l'expression d'un besoin; mais on l'a formulée ainsi, d'après la suite des idées émises dans ce verset (Isaïe, lvi, 7) : Je les mènerai vers ma montagne sainte , et je les réjouirai dans ma maison de prières.
R. Jérémie dit^ : Les cent vingt membres qui composaient la Grande Assemblée, comprenant plus de quatre-vingts prophètes, ont arrangé et mis en ordre ladite prière. Pourquoi a-t-on rapproché la prière ffDieu saint, 77 de celle par laquelle on demande la sagesse? Parce qu'après le verset : Ils ont sanctifié le saint de Jacob (Isaïe, xxix, 28) , il est dit : ceux qui s'égaraient connaîtront la sagesse [Ibid.). La sagesse est suivie du repentir : Engraisse le cœur de ce peuple , alourdis ses oreilles, appesantis ses yeux, etc. jusqu'aux mots : il apprête son cœur et il se repent (Ibid, vi , 1 1 0). Le repentir est suivi du pardon : il reviendra à
r Eternel qui en aura pitié, etilinvoquera Dieu, car il pardonne beaucoup [haïe, l\, 7). Le pardon suit le rachat : qui pardonne à tous tes péchés, qui guérit toutes tes maladies, qui rachète ta vie de la tombe (Psaume cm, 3 et /i), et il dira auparavant : fril guérit les malades. 77 R. Aha dit : Pourquoi a-t-on fixé pour la septième bénédiction celle de la délivrance d'Israël? Pour démontrer qu'Israël ne sera délivré à l'avenir que dans une septième année de repos (agraire). R. Yona explique, au nom de R. Acha, le verset (Psaume cxxvi, 1 ) : Chant des degrés. Lorsque Dieu fera revenir la captivité de Sion; c'est le septième chant, pour démontrer qu'Israël ne sera racheté que dans la septième année. R. Hiya bar- Mm dit: Pourquoi a-t-on fixé comme huitième bénédiction celle de la guérison des malades? En raison de la circoncision, qui a lieu au huitième jour, selon le verset (Malachie, 11, 5) iMon alliance a été contractée avec lui pour la vie. R. Hiya bar- Aba dit, de la part de R. Alexandrie : Pourquoi la bénédiction pour les produits de l'année forme-t-eîle la neuvième? C'est conforme au verset: La voix de Dieu brise les cèdres (Psaume xxix, 5), car il brisera un jour tous ceux qui font hausser les cours des marchés '^. R. Levi , au nom de R. Acha bar-Hanina , dit : Pourquoi a-t-on fait suivre cette dernière bénédiction de celle concernant le réunion des dispersés d'Israël? En raison de ce verset (Ezéchiel, xxxvi, 8) : Et vous, montagnes d'Israël, vous pousserez vos branches et vous porterez vos fruits pour mon peuple d'Israël. Potirquoi? Parce qu'ils sont proches; c'est-à-dire: Lorsque
' Talmud do lîai)ylonr, (railé MeghibU " Ils se tenaient aux marchés, dont les
loi. 17'. porles étaionf (l(M'è(lie.
V2 Tl{ AITK DKS U Kl{ A K IIOTII.
It's (•a|)lirs seront I'cuiiis, ii aiiivcia ([im les or|rueiIleux seront abaissés, et les justes seront joyeux. On a ensei|fné à ce |)ro[)os : On coniprend les hétérodoxes et les impies dans la prière pour rabaissemeni, des or<fueilleux, les prosélytes et les anciens dans celle de la sécurité pour les justes, et Ion prie poiii' la raniille de David dans celle de la leconstruction de Jérusalem : Ensuite, les cufanls (r Israël reloiirnerout pour iiivo(iiirr l'Eternel leur Dieu et rechercher leur roi David (Osée, ni, 5).
Les rabbins disent : Quant au roi iMessie, (juil lasse partie des vivants ou des morts, il se nommera David (c'est-à-dire, qu'il existe déjà ou non , il sera de souche royale). En voici, selon \\. Tanhouma, le motif : Il fait ^rdce, est-il dit, à son oint ^, à David (Psaume xviii, 5i). K. Josué ben-Lévi dit qu'il se nommera Cémah; selon K. Judan, His de R. Aïbo, son nom sera Menahem (consolateur). Hanina, fdsd'Abahou, dit: Il ne faut pas croire que Tavis de Tun contredise celui de l'autre, car au fond ces nomssontles mêmes. Le fait suivant, raconté par R. Judan fds de R. Aïbo, le ])rouve : il arriva un jour à un israélite, au moment où il cultivait son champ , d'entendre sa vache se plaindre. Un Arabe qui passait l'écoute: rrFils de Juda, dit-il, fds de Juda , laisse là ta vache et ta r charrue, car le moment approche où tu seras ruiné (et tu devras ou te mettre rcen deuil, ou fuir, au lieu de cultiver la terre). 77 La vache mugit une seconde fois : cfFils de Juda, dit l'Arabe, fds de Juda, reprends ta vache et ta charrue, rrcar le roi Messie vient de naître. — Comment s'appelle-t-il? — Menahem. — frEt comment se nomme son père? — Ézéchias. — Et d'où est-il? — De la ville fr royale de Rethlehem en Judée. 7? L'Hébreu alla alors acheter un taureau et une charrue pour reprendre la culture. Il acheta aussi des vêtements d'enfant. Des maîtres entraient et d'autres sortaient. Lorsqu'il arriva à ladite ville, il \it que toutes les femmes achetaient des effets, excepté la mère de Menahem. Aussi entendait-il répéter par les femmes: crMère de Menahem, viens donc acheter ff quelque objet pour ton enfant. — Oh , disait-elle , je voudrais voir étranglés les rr ennemis d'Israël ! Car, au jour de la naissance du Messie, j'apprends la ruine ff prochaine du temple de Jérusalem. — Nous sommes certains, répondit le rc voyageur, que si à cause de lui le temple doit être ruiné, il sera aussi rebâti crpar lui. (Console-toi donc et achète.) — Mais, dit-elle, je n'ai pas une obole. ff — Que f importe? dit-il; va, achète ce qu'il te faut; situ n'as pas aujourd'hui ff devant toi l'argent nécessaire, demain je viendrai en payer le prixn. Deux jours après, il revint effectivement dans cette ville: rr Qu'as-tu fait de ton enfant, der manda-t-il à la femme? t) — Je ne sais, répondit-elle; depuis que tu m'as vue, ffdes vents d'orago et des tempêtes sont survenus et me font enlevé desmains^-r
' Donc Xoint ( Messie) sera de la famille - Dans le Mirasch-rahba sur les Lanien-
(le David. lalioiis, ch. i. ^ 16 (^lol. ()8, col. o), ce
CHAlMTHb: II. /i.S
R. Bouu dit : A quoi bon apprendre lout cela du fait concernant l'Arabe ? un verset textuel de la IJible le confirme : Le Liban, est-il dit (Isaïe, x, 3/i), lonibera avec majesté; et ces mots sont suivis de ceux-ci : une branche sortira de la souche d' Isaïe (c'est-à-dire, la destruction du temple sera compensée par la naissance d'un Messie descendant de David).
R. Tanbouma a enseigne : Pourquoi a-ton établi comme quinzième béne'diction ^ celle qui demande à Dieu d'exaucer nos prières? C'est conforme au verset (Psaume, xxix, i o) : U Eternel commande au déluge, c'est-à-dire il défend à un tel fléau de se renouveler jamais sur terre. La bénédiction qui rappelle le service divin sert d'actions de grâces , selon ce verset : Celui qui sacrifiera une action de grâces m^hoîiorera et là je lui montrerai le salut divin (Psaume l, 28). L'on termine par le mot de paix, car c'est la fin de toutes les bénédictions. R. Simon ben Halaphtâ dit : Nul sujet ne contient davantage la bénédiction que la paix. Aussi est-il dit (Psaume xxix, 11) : Dieu donnera la force à son peuple; il le bénira par la paix.
ff Si l'on s'est trompé , il faudra recommencer à partir de l'erreur, -n
Si l'on a confondu le mot Dn^DDl, vous écrirez, de la première section avec celui de la seconde , il faut reprendre à la première. Si l'on ne sait plus à quel endroit on s'est trompé, il faut recommencer à partir d'un endroit dont on est sûr. Un jour, comme R. Hiya , R. Yossa et R. Ama venaient d'élever un dais nuptial pour R. Eliézer, ils entendirent que R. Yochanan interprétait des sujets religieux : rr Qui d'entre nous , disaient-ils , va s'approclier de lui , pour apprendre ce qu'il dit? Que R. Eliézer y aille , répondit-on , car il est exercé à cette voix, r» Il alla et revint, puis dit : Voici ce que R. Yochanan a enseigné : Si, en faisant la lecture, on se trouve aux mots afin que (^'^ section du schema", dernier verset), c'est une certitude qu'on a tout lu jusque-là avec attention. R. Lia et R. \assa disent, au nom de R. Acha : Si l'on a récité la plus grande partie et qu'on se trouve à la lÔ*' bénédiction, c'est une certitude qu'on a tout dit jusque-là avec attention. R. Jérémie dit, au nom de R. Eliézer : Si quelqu'un a dit V'amida sans attention et qu'il sait qu'en la répétant il s'y appliquera, il doit recommencer; mais, au cas contraire, c'est inutile. R. Hiya-Rouba dit : Je n'ai jamais pu m'appliquer;jerai voulu faire une fois, mais (par distraction) je me demandais qui entre le premier en présence du roi : Est-ce le chef de la captivité, ou le gouverneur? Samuel dit : Je me mis à compter les oiseaux. R. Roun bar-Hiya
passage se retrouve en des termes presque ^ On reprend iei Fexpiication de Tordre
identiques, mais plutôt iiraniéens, avec des dix-huit bénédictions de f^^/z/Zr/r/^ in- (pielqnes additions, insignifiantes. lerrompuo par nno digi-ession.
Vi THAITK DKS in:i{ \ k IIOTII.
cxainiiijiil les imirs. Moi, dil W. IMiiliieli, j(; rends graccî à ma lelc de ce qu'elle s'incline loule seule, au moment de racle de (j[ràce (lellcment j'étais distrait).
5 (/i). Les ouvriers peiiveiiL faire cette lecture au haut d'un arbre ou d'un nuir en construction, ce qui n'est pas permis pour la prière (ou 'amidci).
C'est exactement ce qu'on a cnsei{jné (dans une hevaïlha) : rrLes ouvriers font cette lecture au haut de l'arbre, et les maçons au haut du mur. -n On a encore dit, de même, que les ouvriers disent la prière de Y'amida du haut de l'olivier et en haut du fig^uier. Donc, pour les autres arbres, il faudrait descendre avant de prier, tandis que le maître d'une maison (qui n'éprouve pas de perte de temps préjudiciable en interrompant le travail) doit toujours descendre avant de prier. Pourquoi alors ne fait-on d'exception que pour celui qui est en haut de l'olivier et du figuier? C'est que, répondent R. Aba et R. Simon, la fatigue est grande de descendre et de remonter sur ces arbres (à cause de leur branchage).
Le portefaix peut lire le schema en ayant la charge sur le dos; mais il ne doit commencer cette récitation ni en chargeant le fardeau ni en le déchargeant, parce qu'alors il est préoccupé. En tout cas, il ne doit pas réciter Vamida avant d'être déchargé, à moins que sa charge ne dépasse pas une mesure de quatre cab (ce qui est peu). R. Yonathan y met pour condition de l'équilibrer. Comment doit-il s'y prendre ? Disposer la charge de telle façon qu'il y en ait deux parts sur trois par devant, et une par derrière. Enfin on a enseigné qu'il ne faut pas cligner des yeux ^ en faisant cette lecture (c'est-à-dire faire signe à quelqu'un, ce qui détourne l'attention).
Les ouvriers qui travaillent auprès d'un maître de maison (et mangent chez lui) récitent la première des quatre bénédictions du repas, résument seulement la deuxième et la troisième, et terminent par la formule finale de la deuxième; mais, si le salaire de leur travail consiste dans le repas seul (comme ouvriers à la journée), ou s'ils s'attablent avec le maître de la maison, ils récitent les quatre bénédictions complètes. Cela prouve, dit R. Mena, qu'il est interdit de travailler pendant qu'on dit cette bénédiction; sans quoi, il n'eût pas été ordonné d'abréger l'action de grâce si l'on est au travail : on se fût contenté de dire qu'on peut travailler tout en récitant les bénédictions entières (donc, c'est interdit). R. Samuel bar-R. Isaac, au nom de R. Houna, dit : On ne doit pas se mettre à prier en ayant des pièces de monnaie en mains (car on est préoccupé); si on les a placées devant soi, c'est interdit, mais non si on les a mises
' Bnbli, Ir. VomcL fol. i ()''.
CM VI'ITIIh: II 45
(iemère soi (parce qu'alois on n'y j)(3ils(' [)as aulaiit). H. Yossé les enveloppait dans une pièce d'étoile (sans contact immédiat) et les gardait à la main. C'est de la même façon que doit agir celui qui a la garde d'un dépôt (au poinl de vue juridique), selon la règle établie ailleurs^ par R.Isaac : Tu serreras ['argent dans ta main, est-il dit (Deutéronome, xiv, 26); cela indique qu'il faut le garder en mains. C'est aussi ce qu'a enseigné R. Yossé Lar-Ahin à R. llillel, son gendre. R. Ezécliias et R. Jacob bar-Aba étaient assis en un endroit, et le second avait de l'argent devant lui. Au moment de la prière, il le retira de la bourse et le donna à garder au domestique de R. Ezécbias; puis il attacba son vêtement à celui du domestique (afin de se prémunir contre toute tentative de vol). Celui-ci défit le lien et voulut fuir; R. Jacob s'en aperçut, et il lui cria : rrMon argent!?) (Cette plaisanterie prouve qu'on ne le gardait pas en mains.) R. Hanina dit : Même en ayant un seau d'eau sur l'épaule (ce qui est embarrassant) , on peut réciter le schema' et dire les prières. C'est que , dit R. Houna , ces prières n'exigent pas d'attention soutenue. R. Mena dit : J'en ai fait le sujet d'une objection devant R. Pinehas; et, même en admettant que \e schema exige une attention soutenue, il n'en faut pas pour Y'amida. R. Yossé déclare que l'avis de R. Hanina (qui permet de garder l'eau sur l'épaule penàanile schema') est conforme à ce qu'a dit R. Jacob bar-Aba au nom de R. Yocbanan : Si Ton examine à fond cette question de transport, on verra qu'elle dénote peu de respect pour la Loi (on ferait mieux de se décharger d'abord du fardeau).
6 (5). Le fiancé est dispensé de cette lecture la première nuit de ses noces jusqu'au samedi soir suivant, aussi longtemps quil n'a pas accompli le devoir conjugal. Il arriva à R. Gamaliel de lii^e le schema la première nuit de son mariage : ce Maître, lui dirent ses disciples, ne nous as-tu pas enseigné que tout fiancé en est dispensé? — C'est vrai, dit-il; mais je ne saurais vous écouter pour oublier un instant la profession de foi juive. 1?
7 (6). De même, R. Gamaliel se rendit au bain la nuit de la mort de sa femme : crNe nous as-tu pas appris, lui dirent-ils, qu'il est interdit aux parents du défunt de se baigner aux premiei^s jours du deuil? — Oui, dit-il; mais je ne me porte pas comme tout le monde et je suis d'une constitution faible-, i-
Quel est celui qui enseigne qu'il est interdit à une personne en deuil de se
' Babli, tr. Baba Melsia , fol. 69". — ^ Il y n dans le texte le terme grec d(70£V)jç,j(' suis délicat.
/((') THAITK DES HHT, AKIIOTII.
l)ai[j;ii(M' Louie In promièn; seniainc? C'est H. Nalliaii. l^oisfjirnii ras j»aroil survint à M. AuK', il demanda à \\. Iliya bar-lîa ee (ju'il (allait faire; et celui-ci lui de Tavis de \\. Nathan, c'est-à-dire qu'il faut attendre tous les sept jours. Lorsque cela arriva à H. \oss(*, il demanda conseil à R. JJa ])ar-Colien chez R. Acha , qui lui répondit le contraire. Lorsque cela arriva à R. Ame, il consulta Resch- Lakisch, qui fut également de l'avis de R. Nathan. N'y a-t-il pas là, lui dit-on, deux faits? Non, répondit-on; nous l'attiibuons à R. Iliya bar-Ba, et vous l'attribuez à Resch-Lakiscli (au fond, c'est la même chose). On peut encore le prouver par ceci : c'est que R Hama, le père de R. Oschia, auquel le même fait arriva, demanda l'avis des rabbins, ([ui lui interdirent le bain. R. Yossé demanda : De quels rabbins s'agit-il là? Est-ce de ceux d'ici (de Jérusalem et de la Palestine) ou de ceux du Midi (de Babylone)? S'il s'agit des rabbins d'ici , cela se comprend qu'on les ait consultés; mais s'il s'agit de ceux du Midi, comment admettre que, se trouvant en présence de grands hommes, on se soit adressé à leurs inférieurs? En outre, s'il s'agit de ceux du Midi, comment expliquer la contradiction qu'il y a entre ceux qui permettent le bain et le présent cas, où ils l'interdisent? N'a-t-on pas enseigné que, dans les localités où l'on a l'habitude de prendre un bain après l'enterrement d'un parent, on peut le faire, ainsi que cela se pratique dans le Midi? C'est que, répond R. A'ossé bar- R. Boun, l'on permet le bain parce qu'on le suppose aussi nécessaire que de ^ manger et de boire; et si d'autres le défendent, c'est qu'ils pensent qu'on en fera un sujet de plaisir; mais, au cas contraire, c'est permis. C'est ainsi que, lorsque Samuel bar-Abba fut affligé d'une maladie de la peau, on demanda à R. Yossé s'il lui était permis de prendre un bain : Quoi, répondit-il, il y a danger de vie, et vous le demandez? Cela ne fait pas l'objet d'un doute, fût-ce le neuf d'Ab, ou même le jour du Grand Pardon. R. Yossé bar-Hanina dit : Si on voit cette même personne faire une ablution, on ne peutla lui interdire, car on ne sait si c'est pour se purifier ou pour se rafraîchir le corps, vu qu'un bain pris à froid ne compte pas comme tel. R. Ba était du même avis. R. Acha enseigna que , lorsqu'on revient de voyage et que les pieds sont amollis , il est permis de les laver à l'eau.
La personne en deuil et celui qui a été mis en anathème peuvent, s'ils ont un voyage à faire, revêtir des sandales (interdites d'ordinaire) et les retirer en arrivant dans la ville. Il en est de même pour le jeûne d'Ab et pour tout autre jeûne public reconnu ^ On a appris encore ceci : dans les endroits où l'on a l'habitude de s'informer, le samedi, de la santé des personnes en deuil, on le fait, ainsi que cela se pratique au Aiidi. R. Oschia Rouba se rendit dans un endroit; et comme il vit, un samedi , des gens en deuil , il leur présenta le salut :
' On sait qu'en ces jours rablution el la mise des sandnles sont défendues.