‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 3)Chapitre 26 sur 125 · CHAPITRE V. \0'S · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. \0'S

dit au conUaire : Ou ne lait la cérémonie du vin, après avoir recité la formule dans la prière, que pour l'aire participer les enfants à cette pratique religieuse (en leur faisant ^jouter le vin); cela de'montrerait que la formule essentielle se trouve dans la prière. R. Zeira et R. Juda disent, au nom de Samuel : Si on a dit la formule le verre en main, on la dit aussi dans la prière; si on l'a dite dans la prière, on la répète avec le vin ; cela prouve (jue l'une et l'autre formule sont essentielles.

ffR. Eliézer dit qu'on l'intercale dans l'action de grâce, n

R. Yoclianan dit, au nom de Rabbi : On se range à l'avis de R. Eliézer, au cas où un jour de fête commence le samedi soir. R.Isaac Rabba dit, au nom de Rabbi : L'avis de R. Eliézer doit servir do règle en ce dernier cas. R. Isaac bar- Nacbman dit, au nom de R. Hanina ben-Gamaliel : L'avis de R. Eliézer doit toujours servir de règle. C'est ce que dit aussi R. Abahou, au nom de R.Eléazar (un rabbin bien postérieur à R. Eliézer). R. Jacob bar-Acba dit qu'il en est ainsi, non parce que vous l'avez appris tous deux, mais parce que R. Isaac bar- Nacbman et R. Eiéazar l'ont répété tous deux au nom de R. Gamaliel.

Selon les sages, il faut intercaler la formule de séparation dans la quatrième section; R. Akiba dit qu'il faut en faire une quatrième bénédiction spéciale. C'est aussi l'avis de R. Jacob bar-Acba, au nom de Samuel. R. Judan dit qu'on en fait le supplément à la formule habituelle de la bénédiction. Ceci est conforme à l'avis de Rabbi, qui dit : Je me suis étonné qu'on ait abrogé au samedi la quatrième section, par laquelle on sollicite de Dieu la faveur d'être intelligent, car sans intelligence on ne saurait prier, et, de même, sans intelligence on ne saurait établir de distinction ou séparation. R. Isaac bar-Eléazar dit : On récite d'abord la formule de séparation, puis celle de la prière. R. Eiéazar bar- R. Oschia ajoute qu'il ne faut pas établir moins de trois distinctions. R. Yocbanan dit qu'il ne faut ni en établir moins de trois, ni en ajouter plus de sept. Enfin Levi dit : Il faut que ces distinctions soient de celles établies par la Loi. Naboum arriva et dit, au nom de son père, qu'une seule distinction suffît. R. Abahou dit encore qu'il faut terminer la formule par une distinction. Mais alors , demanda R. Mena, si l'on a commencé par les mots : r^qui sépare le jour sacré du profane, t) doit-on aussi terminer de même? Certes, dit R. Yossé bar-R. Roun, car c'est une des formules de bénédiction qui commencent et terminent par les mots : wloué soit Dieu.?? R. Eliézer ben-Antigonos dit, au nom de R. Eiéazar bar- R. Yanaï : Cela prouve qu'il est interdit de travailler avant d'avoir prononcé la formule de séparation. De même que l'on vient de dire qu'il est interdit de travailler (le samedi soir) avant d'avoir prononcé la formule de séparation, de même il est interdit avant cet énoncé de demander ce dont on a besoin (par

102 TRAITE DES BEIi AKIIOTH.

que R. Simon, an nom de R. Yoclianau, dit, au sujet de la néoniénie : si après avoir oiihlir la lucrilion de cette solennité, on s'est déjà reculé (comme sig^ne de retraite finale), il faut reprendre au commencement, et, si l'on n'a pas fini, il suffit de recommencer à la section consacrée au culte (pour y intercaler le parajrraplie de la néoménie, nommé iX3''T n^:?"»); de même, pour notre sujet de la pluie, si l'on s'est déjà retiré, il faut recommencer lout; sinon, il suffit de reprendre à la seizième section (oii peut s'intercaler la demande des pluies). A Ninive, on dut établir une fois un jour de jeûne spécial à la suite de Pâques (à cause du manque de la pluie, qui allait produire une famine). On alla consulter Rabbi, pour savoir à quel endroit (de Y'amida) il fallait intercaler cette invocation à Dieu, faite en été. Il leur répondit : Faites comme vous voudrez, pourvu que vous ne clianjjiez pas la formule de la prière. A quel endroit cependant fautil intercaler ce vœu? R. Jérémie était d'avis qu'il faut le dire dans la seizième bénédiction, ou invocation générale. R. Yossé leur dit que ce n'est pas l'avis de R. Zeira, au nom de R. Houna : Si l'on n'a pas fait, dit-il, la demande des pluies dans la bénédiction des saisons, ou si on ne les a pas mentionnées dans la seconde, on les mentionne dans la seizième bénédiction. Et c'est à ce propos que Rabbi dit : Allez et priez, pourvu que vous ne changiez rien à la formule de la prière (c'est-à-dire : comme nous sommes en été, après Pâques, vous ne devez pas solliciter la pluie dans la bénédiction des saisons; or, comme il n'en faut pas parler dans celte bénédiction, il ne faut pas non plus, en cas d'oubli, les mentionner dans la seizième). Mais alors oii faut-il en parler, si on ne peut l'y intercaler, selon cette interprétation de R. Yossé? Dans les six bénédictions supplémentaires qu'on ajoute, le jour de jeûne, à la prière 'amida. Cette indication est suffisante pour ceux qui prient en assemblée publique, où l'on récite les six suppléments; mais comment fait le particulier qui ne dit pas ces additions? R. Hanina répond que R. Zeïra a dit, au nom de R. Houna : Le particulier exprime ses désirs dans l'invocation générale, et celui de la pluie est un désir.

fcEt la formule de séparation (n^"2n) se dit dans la quatrième section, ii

R. Simon bar-Wava demanda à R. Yochanan : Comment se fait-il que lorsqu'une coutume est établie, les sages viennent la contester? (c'est-à-dire: pourquoi intercaler dans la quatrième section ce qui fait l'objet d'une cérémonie spéciale, à la fin de l'office divin, avec un verre de vin?) C'est que, .répondit-il , la cérémonie essentielle, résidant dans la bénédiction du vin , avait été oubliée dans la i^neve'amida (il a donc fallu la rappeler); cela démontre que l'essentiel se fait avec le vin. R. Jacob bar-ldi. au nom de R. Isaac Rouba,

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