CHAPITRE V. lO
dit au contraire : On ne l'ait la ce'rëmonie du vin, après avoir récité la formule dans la prière, que pour l'aire participer les enfants à cette pratique religieuse (en leur faisant (jouter le vin); cela démontrerait que la formule essentielle se trouve dans la prière. R. Zeira et R. Juda disent, au nom de Samuel : Si on a dit la formule le verre en main, on la dit aussi dans la prière; si on l'a dite dans la prière, on la répète avec le vin ; cela prouve (jue l'une et l'autre formule sont essentielles.
crR. Eliézer dit qu'on l'intercale dans l'action de grâce. •>?
R. Yochanan dit, au nom de Rabbi : On se range à l'avis de R. Eliézer, au cas où un jour de fête commence le samedi soir. R.Isaac Rabba dit, au nom de
Rabbi : L'avis de R. Eliézer doit servir de règle en ce dernier cas. R. Isaac bar- Nachman dit, au nom de R. Hanina ben-Gamaliel : L'avis de R. Eliézer doit
toujours servir de règle. C'est ce que dit aussi R. Abaliou , au nom de R. Eléazar (un rabbin bien postérieur à R. Eliézer). R. Jacob bar-Acba dit qu'il en est ainsi, non parce que vous l'avez appris tous deux, mais parce que R. Isaac bar- Nachman et R. Eléazar l'ont répété tous deux au nom de R. Gamaliel.
Selon les sages, il faut intercaler la formule de séparation dans la quatrième section; R. Akiba dit qu'il faut en faire une quatrième bénédiction spéciale. C'est aussi l'avis de R. Jacob bar-Acha, au nom de Samuel. R. Judan dit qu'on en fait le supplément à la formule habituelle de la bénédiction. Ceci est conforme à l'avis de Rabbi, qui dit : Je me suis étonné qu'on ait abrogé au samedi la quatrième section, par laquelle on sollicite de Dieu la faveur d'être intelligent, car sans intelligence on ne saurait prier, et, de même, sans intelligence on ne saurait établir de distinction ou séparation. R. Isaac bar-Eléazar dit : On récite d'abord la formule de séparation, puis celle de la prière. R. Eléazar bar- R. Oschia ajoute qu'il ne faut pas établir moins de trois distinctions. R. Yochanan dit qu'il ne faut ni en établir moins de trois, ni en ajouter plus de sept. Enfin Levi dit : Il faut que ces distinctions soient de celles établies par la Loi. Nahoum arriva et dit, au nom de son père, qu'une seule distinction suffit. R. Abahou dit encore qu'il faut terminer la formule par une distinction. Mais alors , demanda R. Mena, si l'on a commencé par les mots : rrqui sépare le jour sacré du profane, t) doit-on aussi terminer de même? Certes, dit R. Yossé bar-R. Roun, car c'est une des formules de bénédiction qui commencent et terminent par les mots ; frloué soit Dieu.?? R. Eliézer ben-Antigonos dit, au nom de R. Eléazar bar- R. Yanaï : Cela prouve qu'il est interdit de travailler avant d'avoir prononcé la formule de séparation. De même que l'on vient de dire qu'il est interdit de travailler (le samedi soir) avant d'avoir prononcé la formule de séparation, de même il est interdit avant cet énoncé de demander ce dont on a besoin (par
10^1 THMTE l)i:S IJKH AkIIOTH.
I(îs vdMix cxpriint's dans ï'amida; aussi la dit-on dans ia prciniôic; dos sections consacn'os aux nocessilés de la vi(;).
W. Zoira et 1^. Kloazar l)ai-/Vnti|fonos disent, au nom de R. lanaï et au nom de H. Juda : Si l'on n'a pas récite ladite l'orniule le samedi soir, il faut la dire n'impoi'le quand jusqu'au jeudi soir; cetle rè|fle, touieCois, ne s'applique qu'à la formule de sé|)aration, mais non à la bénédiction de la lumière, qu'il faut dire de suite. ]{. Zeira dit, au nom de R. Juda, et R.- Abba, au nom de Abba bar- Jérémie, que, même après un jour de fêle qui tomberait au milieu de la semaine, on dit les mots : rr qui dislin^jue entre le septième jour et les jours de travail. 75 Mais, objecta R. Zeira à R. Juda, y a-t-il six jours de travail auparavant? Gela ne fait rien, fut-il répondu; on n'observe pas plus l'ordre en cela que dans la distinction qu'on énonce entre ce l'impureté et la pureté 75 (car si l'ordre des mots avait une signification rigoureuse, on semblerait attribuer l'impureté à la fête : bypothèse inadmissible). R.Jérémie et R. Zeira disent, au nom de R. Hiya bar- Asché, qu'il faut réciter ces mots (encore en usage dans les chants additionnels, DP^Dî, du samedi soir) : rr Fais-nous commencer favorablement les six jours de travail qui nous arrivent en paix. r> R. Aba ajoute les mots : tr Fais-nous entendre des sujets de joie et d'allégresse.^ R. Ezéchia dit, au nom de R. Jérémie, ces mots : ff Fais-nous comprendre et enseigne-nous ta loii>. R. Ezéchia dit, au nom de R. Jérémie : Lorsqu'on répond amen après la formule de bénédiction, il faut lever les yeux sur la coupe de vin, puis sur la lumière. R. Ezéchia, au nom de R. Jérémie, dit encore (comme souvenir d'à-propos) : Il faut tenir les quatre espèces du faisceau du loulab^ à la manière dont elles poussent (avec leurs racines au bas).
3. Oïl fait taire foiliciant s'il ajoute (dans Y'amida) ces mots: ffta miséricorde s'étend aux nids des oiseaux ^;t^ ou : cr que ton nom soit rappelé pour le bien que tu nous fais,T) ou celui qui dit deux fois l'action de grâces (18^ section de Tamida).
R. Isaac, au nom de R. Simon, explique ces interdictions : Elles peuvent faire supposer qu'on critique les attributs de Dieu^; c'est comme si l'on disait: Tu as eu pitié des nids d'oiseaux, mais non de moi. R. Yossé dit, au nom de R. Simon : On paraîtrait imposer une limite aux qualités de Dieu et dire : Ta
' A lu fête des Tabernacles, on tient ^ Lorsqu'on prend des poussins, il
réunis au temple, pendant la prière, une faut au préalable renvoyer la mère, pour
branche de palmier, un cédrat, des myrtes ne pas la faire souffrir de ce spectacle,
et des saules, selon la prescription du ( Deutéronome , chap, xxn, v. 6 et 7.) Lévitique (xxm. ho). ^ Plus loin. tr. MeghiUâ, ch. \\\ ? 10.