TRAITE DES BEIIAKHOTII
Ceux des Perses, dit liaha, sont si bien faits (dans des cavities oblicjuos) <|iie Hienie en ayant servi ils paraissent clos.
Prolluviosus qui vidit accidcntom (fjonorrliéo) et menslruala ([UtC semen cmisit et quae se in confjressu nienstruatani scnseril, tous ceux-là doivent prendre le bain de pui^ification (avant d'acconq)]ir les devoirs religieux ^); ils en sont dispensés, d'après R. Juda^.
On demanda ceci : Si un homme voit un flux, étant affecté d'accidents impurs, que doit-il faire, selon l\. Juda? On n'a pas égard, fut-il répondu, à celui qui, affecté cFune gonorrhée, éprouve un accident passager, parce que, en principe, il n'y avait pas lieu de prendre un bain; mais est-ce plus grave dans le cas inverse , parce que le bain était obligatoire dès le principe? Il y a lieu de le déduire de la fin de la Mischnâ,où il est dit : Si in congressu se menstruatam senserit, elle devra prendre un bain; elle en est dispensée, selon R. Juda; or, ce ca^ ressemble à celui d'un homme affecté d'accidents impurs, qui éprouve une gonorrhée, et R. Juda l'en dispense; donc cette question est résolue. Du reste R. Hiya l'a dit explicitement : Il faut, pour un tel homme, un bain de purification; mais R. Juda l'en dispense.
^ En dehors des sept jours réglemen- ^ R. Juda pense que ce bain provisoire ^
taires de purification, la personne atteinte est superflu et nul, puisqu'il n'a pas l'ef-
de ces affections doit prendre un bain fet de pouvoir enlever de suite fimpureté;
provisoire imme'dialement avant de se li- il le juge donc inutile, vrer aux études religieuses.
CMAPITRK IV.
1. La ])i'ici'0 du malin se diL jnscju à midi; juscju'à la quatriùiiie heure (dix heures), d'après R. Yeliouda; celle de l'après-midi, jusqu'au soir; d'aj)rès R. Yehouda, jusqu'à la moitié des vêpres seulement. La prière du soir n'a pas d'heure fixe (elle se dit pendant toute la nuit); quant aux prières additionnelles (des sabhats et jours de fête), on peut les réciter toute la journée.
Mais, fut-il objecté, ii'a-t-on pas dit quii est convenable de réciter cette prière au moment de la projection des rayons solaires, afin de rapprocher la l'oimule de délivrance (qui suit le schema) de la prière "amida, de sorte qu'on arrive à la dire en plein jour ? Cet enseignement, fut-il répondu , ne s'applique qu'aux gens pieux, lesquels, dit il. Yocbanan, achèvent le schema" au moment de la projection des rayons solaires. La limite extrême, selon tout le monde, est midi. N'est-elle pas plus étendue? R. Mare, fils de R. Houna, fils de R. Jérémie bar- Aba, ne dit-il pas au nom de R. Yocbanan que, si par erreur on a omis de dire la prière du soir, on récite V'amida deux fois au lendemain matin, ou si Ton a oublié celle du malin, on prie deux fois l'après-midi? En effet, on peut prier toute la journée; seulement jusqu'à midi, la prièie a l'avantage d'être faite en temps opportun; plus tard eîie n'a plus autant de valeur. Si l'on a oublié de réciter celle de l'après-midi, que faut-il faire ? Doit-on en dire deux le soir? On conçoit que, en cas d'oubli de celle du soir, on en dise deux le matin; car cela fait partie du même jour, comme il est dit (Genèse, i , 5 ) : Il fut soir et matin, un jour (c'est-à-dire c'est le même jour, commençant la veille au soir); tandis que l'après-midi la prière représente un sacrifice, et un sacrifice ne saurait être remis au lendemain; ou bien est-ce considéré comme une invocation à Dieu, qui peut se faire en tout temps ? On peut conclure la réponse d'après ceci : R. Houna bar-Juda dit, au nom de R. Lsaac ou de R. Yocbanan : Si l'on a oubh'é de récil(M' î;i prière de l'après-midi, on la récite deux fois le soir, sans (\non
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iui appli([ue la regie des sacrifices qui ne permet pas d'accomplii le h^nrlcniaiii rollice de ce jour'. On objecte alors c(;ci : H est dit (Ecclésiaslc, i, i5) : Ce qui est recourbé ne saurait être redressé, et ce qui manque ne peut être compté; la première partie de ce verset s'applique à celui qui a ouiis le schema^ du soir et du matin, ou la prière du soir, ou celle du matin, et la seconde partie à celui qui ne se met pas au nombre de ses compagnons pour l'accomplissement d'une œuvre religieuse. (N'en resulte-t-il pas que c'est irréparable?) Là, répondit \\. Isaac au nom de R. Yochanan, il est question de celui qui omet la prière volontairement. En effet, dit R. Asché,on se sert de l'expression ^omettre,?? et F. 2C^ non croublier. -n Les rabbins ont enseigné ceci: Si l'on a oublié de dire la prière de l'après-midi le vendredi, on en dit deux le vendredi soir; si l'on a oublié celle de l'après-midi du samedi, on en dit deux le samedi soir, selon la formule des jours de semaine; on ajoute la formule de séparation (entre le samedi et la semaine) dans la première récitation, mais non dans la seconde (qui remplace celle du samedi) ; si l'on a fait l'inverse, la seconde seule conserve sa valeur. Est-ce à dire que si l'on n'a pas récité la formule de séparation la première fois, c'est comme si l'on n'avait pas prié et qu'il faille recommencer? Or on dit, au contraire, que si Ton a oublié de mentionner la force des pluies dans la section des morts (a""), ou l'invocation pour les pluies dans la section des saisons (g'') , il faut recommencer, tandis que cela n'est pas exigible pour foubli de la formule de séparation dans la quatrième section, parce qu'on peut le dire sur la bénédiction do la coupe de vin. Cette objection subsiste.
On a appris ceci ^ : R. Yossé bar-R. Hanina dit que les diverses prières ont été instituées par les palriarclies; selon R. Josué bea-Lévi, elles l'ont été parallèlement aux sacrifices fixes, il y a des preuves à l'appui de chacune de ces deux opinions. Voici sur quoi se fonde la première : Abraham établit la prière du matin, comme il est dit (Genèse, xix, 27) : Abraham se leva le matin [et se dirigea) vers V endroit 011 il s^ était tenu la veille devant Dieu; or le mot se tenir ('amad) signifie j[?ner, comme il est dit : Pinehas se tint et pria (Psaume cvi, 3o). La prière de faprès-midi nous vient d'Isaac; Isaac, est-il dit, sortit pour méditer dans les champs (Genèse, xxiv, 63 ); or ce terme lassouah signifie prier, comme il est dit (Psaume en, 1) : Prière du pauvre lorsqu'il s'enveloppe et quil verse sa prière devant Dieu. Quant à la prière du soir, elle nous vient de Jacob, dont il est dit : // arriva [wayijga') dans un endroit et y passa la nuit (Genèse, XXVIII, 11); ce terme wayifga' signifie pne7% comme il est dit encore : Ne m invoque plus en faveur de ce peuple; n élève plus pour eux ni chant ni invocation, et ne me supplie pas (Jérémie, vu, 16).
^ Tr. Haghiyâ, fol. ^^. — On voit donc en récite deux le soir. — '^ ïr. Taanith, que, maigre la défense d'accomplir un sa- fol. o*". critice le iondeinain du jour jn-escril, ou