CHAPITRE IV
poser deux parties de la matinée, en vertu de la répétition de ces mots ce matin, le matin (qui se trouvent dans des versets précités, pouvant l'aire allusion à des divisions du matin); selon U. Juda, cette répétition du mot matin indique quil faut anticiper d'une heure la limite. Mais, d'après tout le monde, l'expression à la chaleur du soleil elle se fondait se rap[)orte à la quatrième heure. Qu'estce qui le prouve? C'est que, dit II. Acha har-Jacoh, le verset dit : A la chaleur du soleil elle fondait; or, l'heure à laquelle le soleil brille et l'ombre est encore frai'che, c'est la quatrième heure (dix heures).
ffLa prière de nnaD (vêpres) se dit jusqu'au soir. ^^
R. Hisda demanda àR. Isaac : Comme (pour la prière du matin) R. Cahana a dit que l'avis de R. Juda sert de règle, parce qu'il est confirmé dans la Mischnà â'Edoiiyoth , en est-il de même ici ? Il se tut et ne répondit rien. On peut, dit R. Hisda, finférer de la conduite de Rab, qui disait la prière du samedi le vendredi avant la nuit; cela prouve que favis de R. Juda sert de règle (et que la section des vêpres une fois close, il est déjà temps de réciter la prière du soir). On peut tout aussi bien déduire l'inverse de la conduite de R. Houna et des autres rabbins qui ne priaient pas avant la nuit; cela prouverait que l'avis de R. Juda ne sert pas de règle. Comme on ne vient de décider aucun avis, on a bien fait de n'importe quelle façon on a agi. Rab s'étant trouvé chez Gueniba, il dit la prière du vendredi soir avant la nuit; R. Jérémie bar-Aba priait derrière Rab, et comme Rab eut achevé auparavant, il n'interrompit pas celle de R. Jérémie (en passant devant lui pour s'asseoir). On peut apprendre trois choses par ce lait: i" qu'on peut réciter la prière de vendredi soir quand il fait encore jour; 2" que le disciple prie derrière son maître; 3^* qu'on ne doit pas passer devant ceux qui prient (pour ne pas les déranger). Ceci confirme l'avis de R. Josué ben-Lévi, qui exprime la même opinion. Estce vrai? R. Amé et R. Assé ne changeaient-ils pas de place? Oui, à une distance de quatre coudées, R. Jérémie agissait-il bien ainsi? R. Judan'a-t-il pas dit, au nom de Rab, quon ne doit jamais prier ni en face de son maître, ni F même derrière lui ? Et R. Eliézer n'a-t-il pas ajouté que si l'on prie derrière son maître, ou si on le salue familièrement, ou si on lui rend le salut (sans distinction), ou si l'on discute son enseignement', ou si l'on répète une chose qu'on n'a pas entendue de son maître, on peut causer le retrait de la Providence du sein d'Israël? Pour R. Jérémie bar-Aba, c'est différent, car il était considéré, quoique élève, comme compagnon. Aussi R. Jérémie disait-il (ce jour-là) à Rab : crAs-/?/ donc déjà cessé testravaux^^ (pour que lu rommences
Tw Soucca j fol. •)-''; ir. Syuhcdrin , fol. 110".
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la prière do samedi)? Oui, avait-il répondu, au li(Mi (h; dire : rrLe niai'lre a cessé. w Mais, par h; l'ail, avail-il bien cessé? \\. AI)in ik; dil-il pas (ju'un joui- Rabbi ayant dit la prière du vendredi soir quand il l'aisail encoie jour, il se rendit ensuite au bain, en sortit, a[)prit un (•lia[)itn; (Téludcs avant la nuit tombée (bien que ce soit défendu le samedi)? C'est quij, dit Ilaba', il est seulement allé transpiier, et c'était avant que cet acte lût interdit. Est-ce bien vrai? Abayé n'a-t-il pas permis à R. Dimi bar-Livaï de l'aire passer les paniers au soufre (même après la prière du vendredi soir)? C'était par erreur (par l'elfet des temps sombres) que la prière avait eu lieu (mais comme il refit jour, on reprit le travail). Mais l'erreur n'a-t-elle pas d'effet absolu sans retour? Abidan ii'a-t-il pas dit qu'un jour les nuages s'étant amoncelés au ciel, le peu[)le ci'ut qu'il faisait nuit, et l'on alla à la synagogue réciter la prière du samedi soir? puis comme les nuages se dispersèrent et que le soleil brilla de nouveau, on alla demander à Rabbi ce qu'il fallait faire. Comme la prière est faite, avail-il répondu, elle a sa valeur et elle suffit (donc, bien qu'il ne soit pas permis de travailler, on ne répète pas la prière); comment cela se peut-il ici? C'était pour ne pas imposer un nouveau dérangement au public (qui avait déjà prié).
Selon R. Hiya bar-Abin, Rab récitait la prière du samedi le vendredi soir avant la nuit ; selon R. Yoscbia , il disait la prière du samedi soir, lorsque le samedi il faisait encore jour. Lorsque Rab récitait d'avance la prière du vendredi soir, faisait-il ou non la sanctification sur la coupe du vin? On en trouve la réponse dans cet enseignement de R. Nabman , au nom de Samuel : Si l'on récite la prière du samedi le vendredi soir avant la nuit, on bénit le samedi sur le vin, et cet avis sert de règle. Lorsqu'il lui arrivait, selon R. Yoscbia, de réciter la prière du samedi soir avant la nuit, disait- il ensuite la formule de séparation sur la coupe de vin, ou non? Oui, conformément à ce que dit R. Juda, au nom de Samuel. R. Zeira dit, au nom de R. Assé, de R. Eliézer, de R. Hanina et de Rab: Près de cette colonne, R. Ismaël bar-Yossé récita le vendredi soir avant la nuit la prière du samedi. Ouîa, en arrivant, dit que c'était du côté du palmier et non près de la colonne, et que ce n'élait pas R. Ismaël bar-Yassé, mais R. Eléazar bar-R. Yossé, et enfin que ce n'était pas le vendredi soir, mais le samedi soir.
cr La prière du soir n'a pas d'heure fixe, -il
Que veut-on dire par là? Est-ce qu'on peut prier toute la nuil? Pourquoi alors ne pas le dire explicitement? Cela veul dire seulement (ju'elle n'est pas
' Tr. Bctsa, fol. 3'^.