‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 3)Chapitre 82 sur 125 · CM API THE V. 3G · texte numérisé non relu

CM API THE V. 3G

inutilement? N'est-ce pas interdit par Rab ou Resell Lakisch, ou encore R. Yoclianan et Resell Lakiscli ensemble, en vertu du commandement (Exode, xx, ']) : Tu ne prononceras pas en vain le nom de Dieu? Il faut donc dire qu'au contraire on est digne de bénédictions si, après avoir dit une l'ois la formule, on ne la répète [)as. R. Hisda demanda à R. Scbescbetb : Si Ton a oublié deux fois, que faut-il faire? Jl faut reprendre le tout à partir du commencement, F. 33' répondit-il. Quelle est la règle, demanda Rebina à Raba? C'est comparable à la sanctilication, répondit-il ; de même qu'on la répète sur le vin après l'avoir dite dans la prière, il en est de même pour la sépai'ation.

rr Selon R. Eliézer, on la dit dans l'action de grâce, t)

R. Zeira montait un àne et R. Hiya bar-Aba le suivait pour causer d'études. Est-ce vrai, lui demanda-t-il, ceque tuas dit aunomdeR. Yocbanan, quel'avis de R. Eliézer sert de règle pour un jour de fête qui suit le samedi? Oui, dit-il, c'est la règle. Il résulte de cette réponse qu'ils diffèrent d'avis (sans quoi il serait inutile de fixer la règle). Mais les avis sont-ils donc unanimes? Les rabbins ne sont-ils pas d'un autre avis? Non ; d'eux l'on peut dire : Que s'ils ont une autre opinion à l'égard des jours ordinaires de la semaine, ils ne diffèrent pas pour la fête qui est au lendemain du samedi. MaisR. Akijja n'exprime-t-il pas ^ un autre avis (que R. Eliézer)? Or, suivons-nous toute l'année l'avis de R. Akiba (qui prescrit d'en faire une quatrième section spéciale), pour qu'il y ait lieu de l'adopter en ce dernier cas (de la fête au lendemain du samedi)? Si on ne l'admet pas toute l'année, pour ne pas augmenter le nombre des sections de dix-huit en dix-neuf, il n'y a pas lieu d'élever de sept à huit le chiffre des sections le soir de la fête. — Aussi, répondit-il , on ne dit pas que l'avis de R. Eliézer serve de règle (puisqu'il y a divergence), mais qu'on penche à le suivre. C'est ce qu'on a enseigné ailleurs. Selon R. Isaac bar-Abdimi, au nom de notre maître, l'avis sert de règle; selon d'autres, on penche à le suivre. Selon R. Yochanan, les rabbins reconnaissent l'avis de R. Eliézer (pour la fête au lendemain du samedi), et selon R. Hiya bar-Aba, on laisse faire en ce cas le fidèle comme il l'entend (sans l'y autoriser en principe). Ce dernier avis, dit R. Zeira, mérite de prédominer; car R. Hiya écoutait attentivement l'avis exprimé par la bouche de nos maîtres, comme Rachaba de Poumbeditha, qui dit au nom de R. Juda - : La montagne sainte (du temple) formait deux galeries 3, placées l'une dans

' Tr. Erouhin, fol. /|6^ l'idée de galerie ou de portique, au lien

^ Tr. Pesaltim, fol. iS'^et 59^ du terme NTiÛDW, plus approprié au Inn-

^ Ce rabbin montrait qu il savait fidèle- gage usuel et à l'orthographe chaldaïque

ment les expressions de son maître, puis- du Talmud.

qu il emploio le mot VîûC pour exprimer

362 TRAITE DES BEHAKllOTIl.

raufrc (cost le tonne momo oniployo par li. Jnda, ce qui prouve en faveur do sa ip-ando niomoiro). 1{. .losopli dit : ,1e ne connais aucune do ces distinctions, mais ()ar Uab et Samuel j'ai appris la formule suivante (pour le cas oii il y a une lèteau lendemain du samedi) (jui a olé élahlie conmie une j)erle à Babylone^ : ffTu nous as nhélé, Eternel notre Dieu, les lois de ta justice, et tu nous as appris à executor tes volonlés;'tu nous a^tpalifios do jours consacres à la joie, aux sacrifices volontaires; tu nous alé(>[ué la sainteté du samedi, Tlionnour des fêles et la gravité des jours solennels. Tu as distingué la sainteté du sabbat de celle des aulres fêtes, le septième jour de la semaine des six autres jours ouvrables; ainsi lu as distingué ton peuple Israël, et tu l'as sanctifié par ta sainteté. ■" Puis on disait : r Donne-nous, etcn

.*]. On fait taire rofficiarit s'il ajoute (dans Wimida) ces mots: fcta miséricorde s'étend aux nids des oiseaux;*)^ ou : rrque ton nom soit rappelé pour le bien que tu nous fais;-n ou celui qui dit deux fois le xïïoï grâce (18^ section de X'amida).

On comprend que l'on fasse taire celui qui dit deux fois le mot^ace, parce qu'il semble s'adresser à deux autorités (comme s'il y avait deux dieux), et l'on comprend aussi la défense de dire : r^ Que ton nom soit rappelé pour le bien.îî parce qu'on paraîtrait ne pas vouloir bénir Dieu également pour le mal; or il est dit qu'il faut aussi bien bénir pour le mal ([ue pour le bien : mais pourquoi ne peut-on dire : crTa miséricorde s'étend aux nids des oiseaux Ir, Deux amoraïm d'Occident expriment à ce sujet des avis différents : l'un, R. Yossé bar-Abin, dit qu'on pourrait exciter par là la jalousie entre les créatures (en disant que Dieu a pitié des unes et non des autres); selon l'autre, R. l'ossé bar-Zebida, on semblerait rapporter à sa générosité les préceptes de Dieu, tandis que ce sont des ordres non motivés (qu'Israël est tenu d'observer).

Quelqu'un se mit à prier devant Rabba et dit : Comme tu as eu pitié des nids d'oiseaux, aie pitié de nous et protége-nous. Oh! dit Rabba, comme ce rabbin distingué sait plaire à sou maître par son langage! Mais, lui dit Abayé, n est-il pas prescrit, au contraire, de faire taire celui qui s'exprime ainsi? En effet, Rabba (en s'exprimant ainsi) a voulu seulement éprouver Abayé (il voulait savoir si Abayé n'avait pas oublié la Miscbnâ). Quelqu'un se mit à prier devant R. Hanina et dit : Dieu grand, fort, redoutable, puissant, majestueux,

^ A ce propos, un de nos amis nous de cette phrase est traduite ainsi : rrl^eux

communique la traduction de ce passage de Raganitha (sic), ville de Babel, nous

par Ghiarini ( travail aussi nul qu'inconnu , ont établis , etc. n Cet exemple d'ignorance

écrit dans un but de denigration , que nous complète du langage lalnuidique peut

n'avions pas eu occasion de voir) ; la liji doiuier un(^ idée de ton! le l'este.

Page 1