Talmud Jérus., tr. Péa, 11, 4; tr. Sabbat, XVI
contenu; analyse
Un jour, Toccasion s'est présentée de soumettre le projet de traduction à un docteur en droit, qui par ses éludes savait quel est Tamalgame bizarre d'opinions contraires émises dans cette vaste encyclopédie. Il s*est adressé cette question : Est-ce bien un service rendu à ce domaine en le divulguant ? Autrement dit, ce projet est-il utile? Et convient-il de dévoiler ^ tout le Talmud ?
Voici, semble-t-il, la réponse à faire : C'est parce que l'on ignorait quel est le contenu du Talmud et parce qu'on ne pouvait le lire, que des gens malveillants lui attribuaient gratuitement les maximes les plus insensées, comme ils prétendaient par exemple qu'il autorise de boire le sang humain, ou même qu'il le prescrit, alors que les textes l'interdisent formellement. Il importe donc de le faire connaître entièrement sans réticence.
Figurons-nous, un instant, que depuis des siècles, le Talmud eût été accessible à tous les écrivains non juifs qui se sont occupés du Judaïsme; si ces auteurs, dans les doutes nombreux, qui ont dû se présenter à leurs esprits en écrivant sur ce sujet, au lieu de consulter quelques extraits, quelques pamphlets, ou l'avis de quelques gens convertis, aussi impies qu'ignorants, avaient euàleursordresune versiondu Talmud^combien de faux jugements et de contradictions eussent été écartés 1 Un maître eminent dans cette matière, le professeur d'hébreu au Collège de France, M. Ernest Renan, a exprimé publiquement la même opinion. « La valeur d'un pareil travail, dit-il 2, est dans son ensemble. La traduction de M. Schwab ne dispensera pas de consulter sur les passages
1 . Cette inquiétude a été formulée plus lard par S. Bloch, dans l'Univers Israélite, n'^ du 1er Décembre 1871, p. 201.