Rabba sur Genèse, ch
bonne heure pour sujet conforme de discussions le corps de docUines, divisé en six grandes parties ^ formant la Miscbnâ ''^. La première partie, intitulée Zerdim, « des semences 3), est consacrée aux lois religieuses concernant l'agriculture et l'arboriculture, avec les divers préceptes mosaïques énoncés à ce sujet. Le principe primordial est de bénir Dieu pour le pain et le vin; « on bénissait les fruits cueillis sur les arbres et les produits de la terre; on bénissait la lumière, le feu, l'arc-en-ciel, l'orage, l'éclair, la nouvelle lune ; on bénissait et l'on priait à l'occasion de tous les actes et de tous les événements de la vie, en se levant, en se couchant, en se livrant au repos, en se remettant au travail, en assistant à une naissance, à un mariage, à une mort, etc. ^ i>. De là vient le nom du premier traité *, celui des Berakhothy ou Bénédictions. Cette 1^® partie comprend 11 traités.
2. Après le tr. Berakhôth, le texte vise la prescription mosaïque relative à (a Tangle D^péa, des champs (Lévit. XIX, 9 et 10); il énonce les devoirs de philanthropie que ce précepte comporte. Le Talmud suppose, . comme toujours, la connaissance préalable de ce devoir : il ne s'agit plus pour lui que de déterminer les conditions de détail. Les traités de Péa et Demaï se rapportent à ce que M. àd. Franck ^ nomme la taxe des pauvres chez les juifs ; cette matière comprend les différentes espèces de contributions que le propriétaire de la terre doit payer en nature au pauvre, au lévite, à l'étranger, à la veuve et à l'orphelin.
3. Le tr. Demaï prévoit les cas de a doute » au sujet de l'opération des divers prélèvements obligatoires sur les produits du sol.
4. Le tr. Kilaïm contient l'explication et les applications diverses des défenses du Lévitique qui concernent les « mélanges )> hétérogènes, soit déplantes, soit d'animaux, soit même d'étoffes.
1. Littéralement : Sedarim (ordres); aussi l'on désigne parfois le Talmud entier par l'abréviation D^ (chass).
2 Mot-à mot : seconde loi, ôeuTlpoi^tç; le terme Mischnâ dérive de la racine nJttJ qui signifie aussi bien apprendre qu'enseigner.