Journal des savants^ décembre 1878, p
5. Le tr. Siliebiilh est consacre à Tannée siibbalique, à celle qui termine cliaque période de <r sept )> années agraires, ou ce qu'on appelle « semaine d'années». 11 y est question du repos que, selon les idées du temps sur l'agriculture, il faut laisser à la terre pour lui conserver sa fécondité. On ne trouve là que des prescriptions agricoles sur la meilleure façon de laisser reposer la terre, et sur remploi que l'on doit faire de ses produits spontanés à cette époque de jachère.
6. Après le droit des pauvres, payé sur pied, vient le premier des prélèvements légaux à opérer sur les produits du sol ; c'est la Trouma ou « oblalion d sacerdotale. 7. Ensuite vient le don de la première «dîme » due aux lévites, et les délails qui concernent ce devoir sont exposés au tr. Maasséroth. 8. La seconde «^ dîme», Masser Schéni, doit être consommée à Jérusalem. Après les opérations préliminaires pour rentrer le blé en grange, on moût le grain, et sur la farine pétrie en pâte est due une « parcelle » au Cohen, nommée Halla. iO. La hste des donations à faire pour les semences étant épuisée, on passe aux préceptes relatifs aux fruits des arbres, ou les premiers ans de plantation de tout arbre fruitier ; ce précepte est appelé Orla ^ 11. Enfin, la série est close par le tr. Biccourim, exposant les cérémonies concernant l'offrande au temple des « prémices » prélevées sur les premiers fruits mûrs.
Ne l'oublions pas, dit le Mondt (du 7 mai 1873), ces pratiques tendaient sans cesse l'esprit vers Dieu, marquaient à tout instant du jour et dans toutes les actions, la dépendance enver^s le Dieu qui nous a créés. Elles imprimaient dans le caractère hébraïque Tinébranlable sentiment de la soumission à Dieu et à la loi qu'il avait donnée. Par l'enseignement du sacerdoce et de la famille, l'énergie de la volonté se créait à toute heure dans Tâme des enfants. Dans un autre but, une éducation de ce genr-e constituait le Romain. Le Romain était élevé dans le mépris de la vie des hommes, pour qu'il pût dominer la terre sans scrupule et sans frein. L'Ilébi'cu vivait pour soumettre sa vie à l'ordre moral créé de Dieu.
Le peuple hébreu ne fut pas seulement un peuple religieux, le seul