Littéralement: prépuce (de l'arbre
peuple religieux de l'antiquité. Il porta au plus haut déparé de perfection la connaissance et la pratique de la loi naturelle. Selon une tradition rapportée par Eusèbe dans sa Démonstration évangélique, Aristote avait conversé avec de sapées Hébreux, et même il aurait reçu le nom de prosélyte: ce qui lui avait permis de puiser dans les Livres saints les principes de science et de philosophie qu'il a développés dans ses ouvrages. Ce fait n'a rien d'impossible, puisque les Grecs conviennent euxmêmes que la science leur est venue du dehors. La conformation des doctrines scientifiques d'Aristole avec les premiers chapitres de la Genèse est en effet frappante, du moins dans la Scolastique. C'est dans l'Orient que les Grecs allaient chercher la sagesse ou la science; car ces deux mots sont synonymes dans Tantiquilé. Or, les Juifs, par les vicissitudes de leur histoire, se trouvaient répandus dans tous les coins de
l'ancien monde.
La 11^ partie de la Mischnâ porte le nom de Moëd, c'est-à-dire des
<r fêtes )), ou des diverses observances applicables à ces jours, et qui remontent plus ou moins, parla tradition orale, jusqu'au législateur des Hébreux. Celte section comprend 12 traités, inégaux en étendue, savoir les tr. Schabbalhj Eroubin, Pesahim^ Yôma, Scheqalim, Soucca, Rosch ha-schâna, Yom Tob (Beçdi), Taanith^ Meghilla, Haghigaj Moëd qaton. Telle est du moins leur succession comme elle a été adoptée dans le Talmud dit de Jérusalem, différeate de celle qu'ont suivie les éditions de la Mischnâ, quand celle-ci est publiée séparément.
Tout naturellement, la fête la plus importante de toutes, le Sabbat ou repos dominical, passe en première ligne : elle rappelle, par sa périodicité hebdomadaire, quelques-un(3S des premières croyances du Judaïsme, entre autres celles du la Création du monde et le rôle de la Providence dans l'univers. Il n'est pas surprenant, dès lors, de voir les rabbins au milieu même des persécutions de toutes sortes qu'ils ont supportées tour à tour, s'attacher avec une certaine passion à la célébration de cette solennité, avec un respect poussé à rextrôme, à lui donner un caractère tout particulier de sainteté, à l'entourer d'amour, de vénération, de respect ; le cœur ardent des croyants d'autrefois en était vivement touché.
Maintes fois, la Bible signale comme un devoir eminent le précepte de