‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 4)Chapitre 33 sur 94 · Babli, traité Schabbalh, loi. lOia et 105b · texte numérisé non relu

Babli, traité Schabbalh, loi. lOia et 105b

2. Selon d'autres, c'est une corruption do ypaixixaTEia, compte. V. Nordmann, Textes ctnssiques de td littérature religieuse, p. 141 n.'

3. Babli, tr. Sanhédrin, loi. 22»; tr. Soucca, foi. ^V\ et Midrasch Rabba sur les Nombres, XVII.

tôt sans elle.; le Talnuul prévienl à cet égard que le texte et la lecture liadilionnelle ont chacun leur raison ^

8^ Alinéas. Parfois on trouve dans la Bible des passages séparés (alinéa), quand le sens les voudrait réunis, ou à l'inverse, comme il y a parfois des lettres finales au milieu des mots et des non-finales lorsque! en faudrait 2.

9'' Une lecture en désaccord avec le texte. Il y a des mo!s qui sont dans le texte et qui disparaissent à la lecture; il y en a d'autres qui ne se trouvent pas dans le texte et qu'on ajoute dans la lecture ; par exemple, II Samuel YIII, 3, et II Rois, V, 18 (Voy. B. tr. Nedarim, f. 37 ^ ). 10° Grandes et petites lettres. Parfois on trouve des lettres dont la dimension est trop grande ou trop petite par rapport à celles qui les accompagnent (Genèse, 11,2; Deutéronome, VI, 5) ; d'autres foison trouve des lettres suspendues, comme Juges, XVIII, 30 (Voy. Taira. Jérus.jtr. Berakhôthy ÏX, 1, t. I, p. 150 ; tr. Meghtlld, I, § 9, et Babli, tr. Qidouschin, folio 30^).

11° La permutation des lettres (Voyez B. tr. Moëd Kaloriy fol. 2 ^ ). 12° La ponctuation proprement dite. Ainsi le nom ineffable quadrilitère mn^ est ponctué ordinairement de façon à être lu Jehova, et quelquefois de façon à être lu Elohirn (Deutéronome, III, 24). Oq trouve aussi, comme dans la Genèse (XVIII, 9), des points d'attention qui ne sont pas des voyelles (Yoyez B. tr. Nedanni, f. 37 '^ ; tr. Pesahîm, fr.21 ^ ). 13° Les accents toniques. Parfois on trouve des accents disjonctifs où le sens exigerait des conjonctifs, et vice versa. (Voir ibid.^el tr. Haghigâ, f. 6^ ).

On voit donc que, si le champ de l'interprétation est vaste, il a sa raison d'être, et qu'il se fonde sur des règles fixes. Elles forment le pendant de treize règles de logique et de déduction établies par R. Isinaël pour la législation : elles servent à expliquer et à justifier des passages midraschiques dont le sens nous échapperait sans elles, et ceux qui ne les ont pas consultées, par ignorance ou par malveillance, ont porté defauxjugements contre le Talmud. Grâce à ces régies, l'explication devient possible.

1. 13. Tr. Qiddouschin, fol. 15"; tr. Pesahini, loi. 30 ; tr. Soucca, loi. 6*>.

2. Tr. Schabbdlhy loi. I03b; tr. Metjhilluj loi. 2'», et Sanhédrin, loi. 94*.

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