‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 4)Chapitre 34 sur 94 · PREMIER PROJET DE TRADUCTION EN FRANCE · texte numérisé non relu

PREMIER PROJET DE TRADUCTION EN FRANCE

S'il est vrai, comme le dit la légende singulière du Siffri i, que la Tôrâ, ou la loi écrite, aussi bien que la loi orale, a été promulguée sur le Sinaï en quatre langues : en hébreu, en chaldéen, en arabe et en latin, pourquoi ne pourrions-nous pas la lire en français? C'est une vérité qui a été maintes fois admise et sur le point d'être exécutée. Ainsi, bien avant que Buxtorf en eût formulé le vœu, le khalife de Cordoue, Haschem II, dit-on, chargea le rabbia Joseph, Espagnol du x® siècle, d'en donner une traduction arabe ; cette version est malheureusement perdue.

Depuis lors, la Mischnâ a été traduite en latin par Surenhusius, et en allemand par le chapelain J. J. Rabe. Mais doit-on s'en tenir là? « Combien de fois, disait dernièrement le pasteur Réville '^, les théologiens chrétiens n'ont-ils pas demandé aux savants juifs un ouvrage spécial résumant le Talmud dans tout ce qu'il a d'essentiel 1 La réponse est d'ordinaire qu'une telle œuvre est inexécutable, et les rares essais tentés pour satisfaire à ce vœu si simple sont plutôt de nature à confirmer qu'à affaiblir cette opinions. D'ailleurs l'idée (ïessentiel n'est pas talmudique. Au point de vue de ses auteurs, rien n'est accessoire ».

Sous forme de lettre à M. Isaac Weiss, M. Friedmann a publié- en 1885 une brochure hébraïque V pour prouver combien il est difficile de

1. Commentaire midraschique sur le Deutéronome, XXXIII, 2 (édit. Friedmann, loi. 142b).

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