Voir VlIcUénismc par Er. lïavol
2. Vie de HiUcl l'Ancien, par M. le grand rabbin Tréncl, p. 513,
et du peuple juif pendant sept ou huit siècles de leur existence, cinq siècles au moins, si l'on s'en tient au Talmud de Jérusalem. Ils y ont mis leur esprit, leur vie, leur foi, leurs espérances, leur piété et leurs superstitions, leiir ignorance et leur lumière, leurs haines et leurs prédilections . C'est un monument historique et religieux, qui, bien que d'un ordre inférieur, fait suile à la Bible.
Tels sont les éléments épars que contient le Talmud, et dont l'examen direct deviendra possii)le par une traduction. Si nous étions arrivé à rendre ce seul service au public, de lui permettre de juger directement le contenu du Tahnud et ^a valeur, nous serions satisfait. Nous savons bien que nous sommes loin d'être parvenu à la perfection. Le vœu exprimé en tête de notre t. P^' a été réalisé peu après sa publication ; de nombreuses corrections nous ont été signalées, pour ce même volume, et la réimpression en a profité. En outre, relever ici la hste complète à dresser des rectifications serait assurément une lâche utile; mais elle dépasse les limites du présent cadre. Seulement, à titre d'exemple des corrections, indiquons ici quelques-unes déjà faites dans le cours même de l'ouvrage :
Le tr. Kilaïm, II, 5 (t. II, p. 242) est corrigé au tr. Pesahim, VI, 2 (t. V, p. 89)* Un passagedu tr. Berahhôth, III, 5 (t. I, p. 68) » tr. Guittin, VI, 3 (t. IX, p. 39);
« tr. Demai, III, 4 (t. II, p- 161-3) » Abôda Zara, II, 3 (t. XI, p. 195);
« tr. Troumoth, I, 1 (t. III, p. 2-3) » Guittin, Vil, 1 (t. IX, p. 46) ;
« Même traité, X, 9 (t. III, p. 121) » Abôda Zaro, 11,7 (t. XI, p. 205) ;
« mdarim, I, 1 (t. VIII, p. 16) » Mzir, 1, 2 (t. IX, p. 88);
« Sôta, V, 1 (t. VII, p. 278) » //oraïo^/i, I, 3 (t. XI, p. 253).
Cependant, celte conscience de notre imperfection ne nous a pas détourné de notre tâche; les critiques les plus compétents tiendront compte des diificultés que comporte un tel travail, parce qu'ils savent qu'il n'est pas toujours aisé de vaincre ces difficultés. Ce n'est nullement une lecture amusante ofteite ici au public, et un seul vœu sera formulé de nouveau : que le lecteur ait la patience de suivre ces pages, comme nous l'avons eue pour arriver à les mettre sous ses yeux. Il finira, nous l'espérons, par prendre goût à cette lecture; il éprouvera la sati>faction de trouver lui-même les passages liistori([ues, les légendes, les discussions, en un mot tout ce qui l'intéressera selon ses éludes spéciales, et ce jourlà (s'il arrive jamais), l'elYort accompli ne sera pas regretté, de part ei d'autre.