‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 10 sur 227 · Voir Siphri, ch. 80, et Debarim rabba, ch · texte numérisé non relu

Voir Siphri, ch. 80, et Debarim rabba, ch

5. Il n'y a donc pas à invoquer l'analogie des récompenses entre ce qui est grave et ce qui ne l'est pas; Tissue de tous les devoirs est au fond la même, et ils ont la même valeur.

6. Il lit le mot nnp? avec n. dans le sens de prendre (la mère) .

TRAITÉ PÉA 13

cruauté, vienne le percer, sans en jouir ; mais les fils de l'aigle le dévorent : que ce symbole de la générosité vienne le dévorer et en tirer profit *. Comme R. Yonathan et R. Yanaï étaient assis ensemble, quelqu'un vint baiser les pieds de R. Yonathan. — Pour quel bienfait, dit R. Yanaï, t'est-il si reconnaissant? — C'est qu'un jour, répondit R. Yonathan, il est venu se plaindre de ce que son fils ne le nourrit pas et je lui ai promis d'amasser au besoin contre son fils tous ses amis pour le menacer du mépris public. — Mais, demanda R. Yanaï, pourquoi ne pas l'y forcer? — Je ne supposais pas que cela se pût? — Sans nul doute, ajouta R. Yanaï. Et depuis ce moment R. Yonathan établit cet avis à titre de tradition au nom de R. Yanaï. A son tour. R. Jacob bar Aha ou R. Samuel bar Nahman vint dire au nom de R. Yonathan que le fils est tenu de nourrir son père ^. Je voudrais, ajouta R. Yossé bar R. Aboun, que toutes les traditions que j'ai recueillies fussent aussi claires que cette obligation.

« Les bonnes œuvres. ï)

Il est écrit (Proverbes, XXI, 21) : celui qui poursuit la justice et la droiture trouvera la vie^ V équité et V honneur ; c'est-à-dire, V honneur en ce monde et la vie dans le monde futur. R. Samuel bar Isaac prenait des branches de myrthe et dansait gaiement au-devant des fiancés (lorsqu'ils se rendaient au temple recevoir la bénédiction nuptiale). Lorsque R. Zeira le voyait, il se détournait de lui, le blâmait, en disant : voyez comme ce vieillard nous fait rougir par sa conduite peu digne. A la mort de ce rabbin, il y eut en ce monde trois heures d'orage, d'éclairs et de tonnerres ; on entendit alors une voix céleste s'écrier: R. Samuel bar R. Isaac, celui qui rendait des services, est mort. On vint alors rendre les derniers devoirs au défunt, un feu descendit ensuite du ciel, représentant un myrthe enflammé, qui séparait le lit funèbre de ceux qui l'entouraient. A cette vue, des personnes s'écrièrent : Ah I voyez quel est le mérite de ce vieillard % dont le myrthe (ou la folie) survit toute resplendissante en ce moment I

« Le rétablissement de la paix entre l'homme et son prochain. »

Il est écrit (Psaume XXXI V, 15): Ecarte-toi du mal et fais le bien, recherche la paix et poursuis-la; c'est-à-dire, recherche-la où tu te trouves et va au-devant d'elle dans d'autres heux '*. R. Tabiomé établit une comparaison entre l'expression «poursuis «employée dans ce verset et celle du verset cité plus haut (des Proverbes), et il en conclut qu'ici aussi il en résultera pour l'homme l'honneur en ce bas monde et la vie dans le monde futur.

i. Tanhouma sur Ekeb et sur Ked os- série, tr. Abôda Zara (§ 1, f. 42 «),

chim\ tr. Hullin, f. 110 »>• Babli, tr. Kethouboth, fol. 17^-

2. Même série, tr. Nedarim^ ch. IX, 4. f^Fagyikra rabba, ch. 9; Bamid* % 1 (f. 41 a). bar rabba, ch. 19.

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