‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 112 sur 227 · Tr. Temoura^ f. 4*. le second · texte numérisé non relu

Tr. Temoura^ f. 4*. le second

2. Dès que, par ces mots, le !«»' est 3. Cf. même série, Maasscr scliéni, alfranchi, il ne peut plus servir à libérer eh. IV, § 8.

TRAITÉ DEMAl '111

avenue, il n'en résulte pas les inLerdicLions prévues ci-dessus). C'est ainsi que l'on a enseigné ailleurs ' : si quelqu'un dit « que cet animal serve d'échange à l'holocauste que je dois », puis «. qu'il remplace le sacrifice de paix », la première déclaration, à savoir de remplacer l'holocauâte, est la seule valable, selon l'avis de R. Meir. R. Yossé fit à ce sujet la remarque suivante: ses condisciples auraient pu supposer que la discussion entre R. Meir et les rabbins ne porte que sur le cas où l'on a changé la déclaration un peu après la première, et qu'au cas où l'on s'est repris immédiatement après la première énonciation, tous seraient d'accord que la seconde est valable ; mais, comme R. Eliezer vient de déclarer que notre mischnàestde l'avis de R. Meir, il en résulte que R. Meir est en désaccord avec les rabbins, même au cas où l'on se serait de suite repris; puisqu'il est dit, à la fin de notre mischnâ: « Si l'on déclare que la dîme doit être prélevée de chaque panier pour l'autre, la désignation nominale et locale les rend toutes deux valables », parce que les deux désignations ont été simultanées -, tandis que si elles s'étaient suivies l'une après l'autre, la première seule eût été valable. Selon R. Abina, les sages se rangent à l'avis de R. Meir, et ils admettent que lorsque Ton désigne l'oblation pour les deux paniers, elle est valable ; et de même si l'on désigne un animal en échange de deux sacrifices dus, il les représentera tous deux, parce que les deux désignations ont eu lieu simultanément; mais si elles avaient été faites successivement, la première seule eût été applicable. Tel n'est pas l'avis de R. Samuel bar R.Isaac, au nom de R. Houna: s'il dit que tel animal doive remplacer un holocauste, il peut y revenir au moment même où il a fait sa déclaration, parce qu'ici, au moment de reprendre sa parole, il veut diminuer le degré de sainteté (et, au lieu d'holocauste, il s'agira d'un sacrifice de paix ; la renonciation est en ce cas admise par tous), tandis que s'il s'agissait, en reprenant sa parole, de rehausser le degré de sainteté, la première parole serait seule valable selon R. Meir (et, selon R. Yossé, les deux déclarations seraient bonnes, faute de pouvoir les énoncer d'un coup). Si, au contraire, il dit que tel objet serve d'oblation, il ne peut plus revenir sur sa parole, même au moment de renonciation ^ ; c'est que l'on a l'habitude de consulter le savant lorsqu'il s'agit d'un sacrifice (l'on peut donc, en ce cas, revenir sur sa parole) ; mais on ne le consulte pas pour To- ^blation *.

Lorsqu'il s'agit de rédimer les 2 paniers l'un par l'autre, comment fait-on? On prélève vingt figues de n'importe lequel des 2 paniers (soit dix pour rédimer chacun), et dans chaque groupe de dix sera comprise l'oblation de la dîme, ou lOQe. Ce procédé est juste s'il s'agit de deux paniers égaux en quantité; mais si l'un d'eux en a cent et l'autre deux cents, comment faire? En préle-

Page 1