‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 114 sur 227 · Voir ci-dessus, tr. Péa^M, 3, et VI · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, tr. Péa^M, 3, et VI

4. Voir Index scrlptoruin rei rusticie de Gesner, au mot Faba. Le commentaire de Maïmonide, traduit en arabe, comme d'habitude, plusieurs des termes employés ici, mais ceux-ci ne correspondent pas tous à l'acception usuelle des équivalents arabes. Ainsi ]''i1î ressemble beaucoup au grec Z'.^âv.x ; cependant l'équivalent technique, en arabe, est ^<îvi ^'^ ^^'^^^^^-i quic e satis evellun-

tur » (Gol. ex Meid.). Pour ")>DD, Maïmonide a, soit (j^-^**, zizyphus paliurus (^Casiri, bibtlotlieca^ 1. 1, p. 330; Sprengel, Illstoria ret Jierbarlœ, p. 252), soit f.^ leguminis species parvi rotundi

(Kamous), ou : Amygdalum (Reisk, ad Rhazi librum), ou enfin : species phaseoli nigri aut viridis piso minor (Meninski). D'après un passage d'Ebn-Yazla et du Serapion, c'est lepisiim. Pour D^yVù*i?D

il a ^\^ j jyhaseolus (Kamous), ou iUj^J,

phaseolus vulgaris et multiflorus (Avicenna, p. 201 ; Sprengel, res herbaria, I, 266) Comme équivalent de ïépi de renard (spica vulpis), les arabes ont aussi

<.--.X*aJ| tl'A-*'*»'. Pour le terme riDDD,

qu'emploie aussi la Bible (Exode, ch. IX, vs. 32), les Septante ont Çia ou oAopa, ce qui, d'après Denis d'Halycarnasse, correspond au far adoreum (Guisius).

R. Tanhoum le rend par (j*»^^. Mais, à ce terme, Beitarides rapporte la description de la zea selon Dioscorides et Galien. C'est à peu près aussi le sens admis par Ebn al-Cabatius. Cohen de Lara dit que cela signifie : s'pij {Ulex, romarin) . .Les arabes espagnols,, dit un passage du Serapion, confondent à tort C'ND avec |N*D'7J, terme équivalent à l'hébreu pp")D. Pour ce dernier mot, Benj. Mussaphia a pp"iX, ce qui paraît être VAracIddna de Pline et de Theophraste. Si en tête de ce mot on met le digamme éolien F, on aura Fapâ)^iQva ou pp"!3. Le mot nD"»^ est rendu par Nl^yn. Tanhoum ^j^^^- Comp. § 8, n. 1.

TRAITÉ KILAIM 223

supposer qu'il est défendu d'atteler un bœuf blanc à la suite d'un noir, ou un noir à la suite d'un blanc ; enfin comme il est dit (ib.) : tu ne V habilleras pas d'um élo/l'e tissue de /ils de plusieurs sortes, on pouvait admettre qu'il s'agit même de.!2 espèces de laine ou de 2 espèces de fil. G'est pourquoi, au sujet des vêtements, le texte biblique a bien spécifié : lu 7ie V habilleras pas d'une étoffe tissue de fils différe)its oie sont réunis la laine et le lin. Or, de même que pour le mélange de vêtements, la loi n'a interdit que 2 sortes toul-à-fait différentes ; de même, pour les autres mélanges, ils ne sont interdits que si les diverses espèces sont tout-à-fait opposées. Aussi, « le froment et Tivraio ne sont pas considérés comme semences hétérogènes », tandis qu'il est interdit, pour les semailles, de joindre une de ces espèces à l'orge. Le froment et l'ivraie, a-t-on dit, peuvent être joints. Mais, comment à l'égard d'un objet qui n'est pas comestible, pourrait-on se tromper et supposer l'application de la défense? C'est que, répond R. Aba bar Zabda, dans certaines localités on conserve ce produit pour le donner à manger aux pigeons (par conséquent, on lui applique partout la loi sur les mélanges). Mais alors il en résulterait que R. Aba bar Zabda conforme son avis à celui de R. Eliézer (et non à l'opinion des autres rabbins) ? Car on a enseigné ci-après (V, § 8) : « Si l'on conserve dans la vigne des chardons, il faut selon R. Eliézer brûler tout; mais, selon les autres sages, cette interdiction n'est applicable que lorsqu'il est d'usage général de conserver ces chardons. Or, dit R. Abahou, R. Eliézer émet son avis, parce qu'en certaines localités d'Arabie, ce produit sert de fourrage aux chameaux \ tandis que les autres rabbins ne peuvent pas rejeter ce motif, en prétendant qu'il n'y a pas de localités où cet usage soit applicable; puisque c'est un fait qu'il est facile de vérifier. Donc, la raison est celle-ci : selon les autres sages, la défense de laisser subsister les chardons n'existe que dans les localités où ils servent de fourrage, non ailleurs ; tandis que, selon R. Eliézer, dès qu'ils ont une destination comestible dans une localité, la défense leur est applicable partout. On voit donc bien que R. Aba bar Zabda partage l'avis de R. Eliézer (comment est-il opposé aux autres sages) ? Non, plus loin, au sujet des chardons, les rabbins ne maintiennent pas la défense, parce qu'il n'est pas d'usage de les transporter d'un endroit à l'autre (le' mélange n'aura pas -lieu), tandis qu'ici il s'agit d'objets transportables (En ce cas, le doute était possible sur la question des mélanges ; on a donc prévenu qu'il n'y en a pas). Est-ce à dire qu'il est interdit de joindre l'ivraie au froment? Non, dit R. Yona, parce que c'est une sorte de froment, mais dégénérée '■^, comme le terme même de Zounin l'indique par son analogie avec la racine zana, dans cette expression : Que la terre ne soit pas ^Ji^ostituce, n:Tn (ib. 29), (c'est-à-dire qu'elle ne dégénère pas par vos fautes).

R. Jacob bar Zabdi a fait remarquer en présence de R. Jérémie, que l'avis

1. Comp. Babli, tr. SchabbathjfAM^, 2. Littéral. : ces produits ont forniqué.

exprimé duns notre Mischnà doit provenir de R. Isniael bar K. Yos3é ; car on a (Misci^mé ' qu'il dit au iiotn de son père : « Pour prélever roi')lation sacerdotale, 01) p(;ut prendre du vin dans Tintenlion de libérer du yinaigre (pe sont deux produits de la même espèce), mais non l'inverse, libérer le vin avec du vinaigre ; au cas où l'opération aurait été faite sans réflexion, elle est valable (non en principe). Au contraire, selon Rabbi, le vin et le vinaigre représentent 2 espèces dilTérentes, et nulle opération où le prélèvement pour l'un est pris sur l'autre n'est valable. » (Or , ici, n'y a-t-il pas analogie entre le blé dégénéré, ou ivraie, et le vinaigre issu du vin ? Et cependant le froment et l'ivraie ne sont pas considérés comme difl'érents ; ce qui serait contraire à l'avis de Rabbi)? En disant cela, R. Jérémie regarda R.Jacob bar Zdbdi avec mécontentement et lui dit: Tu mérites d'être puni avec la courroie, parce que tu confonds le passage que tu invoques, relatif aux dîmes et oblations, avec notre sujet des mélanges hétérogènes. R. Jérémie a bien fait, ajouta R. Yona, de le réprimander ainsi; c'est l'usage de la part des anciens rabbins, lorsqu'ils ont besoin de réfuter une telle objection, de répondre qu'il faut établir une distinction entre les mélanges hétérogènes et la question des dîmes. — R. Yossé dit au nom de R. Yohanan : tous les produits qui sont énoncés le sont par groupes de deux, (dans cet ordre il est permis de les joindre ; mais il est interdit de joindre une part d'un groupe à un autre groupe). Cette interprétation se rapporte-t-elle à tout le chapitre, ou seulement à notre première Mischnà?^On peut répondre à cette question par analogie : « 11 est permis, selon Rab, de semer dans un même plant, est-il dit ^, les 5 espèces de légumes verts dont on mange à la soirée de Pàque. » Or, comme il est dit que cet avis de Rab est opposé à celui de R. Yohanan, il en résulte que l'interprétation de ce dernier est applicable à tout le chapitre et qu'il est permis de joindre les produits selon les groupes, non autrement (car si, selon la Mischnâ citée, il était permis de joindre les produits indifféremment, il n'y aurait pas de désaccord entre l'avis de Rab et celui de R. Yohanan). Est-ce que Rab n'est pas en contradiction avec lui-même? Là, il vient de dire que toutes ces 5 sortes de légumes verts sont considérés comme une seule espèce (qu'il est permis de joindre), tandis qu'il dit ici le contraire (qu'il faut procéder seulement par groupes)? Non, ce .n'est pas que Rab dit qu'elles forment- (toutes 6) une seule espèce, mais elles sont toutes du genre des légumes verts ; voilà pourquoi il est permis de les semer dans un même plant. R. Yossé, ou R.Yona, au nom de R. Hiyya barWava a trouvé inscrit sur un registre chez R. Hallel bar R. Aies, ou sur un mur chez R. Hallel bar R. Aies, les groupes suivants : haricots et fèves, petits pois et tofah, flageollet et phaséole. — Dans l'énoncé de ce dernier groupe, la Mischnâ emploie le terme

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