Heme série, tr. So ta, ch. I
(t. 17^) ; Babli, tr. Sijnhédrin, f. 20^ .
3. Dans la pensée de l'exégète, il faut sans doute supposer que c'est, non pas David, mais Abner qui parle pour exciter son père, en lui faisant ressortir cette action du pan coupé.
4. C'est une exagération de langage, pour dire un long espace de temps, fréquente dans le Talmud.
TRAITÉ PEA i9
le serpent, il lui demanda ' : pourquoi, pendant que lu rampes, ta langue; estelle pendante ? C'est ma conduite calomniatrice (envers Adam et Eve) qui eu est la cause. Quelle jouissance éprouves-tu à mordre ? Le lion (,'t le loup déchirent pour dévorer et satisfaire ](Mir faim; mais pourquoi mords-tu ? Il est écrit, répondit-il, si le serpent onord, n'étant pas enchanté (malgré lui), il il y a pas d'avantage pour l'enchanteur (Ecclésiaste,X, 11) ; si, du haut du ciel, je n'en avais pas reçu l'ordre, je ne le ferais pas. Pourquoi, lorsque tu mords un membre, tous les autres membres s'en ressentent-ils? Comment, répliqua le serpent, peut-on m'adresser une telle question I N'arrive-t-il pas aux calomniateurs de provoquer une sentence capitale dans telle ville, tandis que l'exécution a lieu à Rome ; tantôt la dénonciation est faite à Rome, et l'exécution a lieu en Syrie. Pourquoi te trouve-t-on entre les haies? C'est que, répondit-il, j'ai renversé la haie du monde (en faisant goûter l'homme à l'arbre de la science). — Pour les vertus 2, il y a un capital (en récompense future) et des fruits (ou intérêts immédiats en plus) ; pour les péchés, il y a un capital (punition réservée), mais il n'y a pas de fruits \ Ce qui le prouve pour les bonnes actions, c'est qu'il est dit (Isaïe, III, 10) : Célébrez le juste, car il est bon; il mangera le produit de ses œuvres (ibid. 11). Pourquoi est-il dit encore (Proverbes, I, 30): Ils mangeront le fruit de leurs fOi'es ? (Ne dit-on pas que, pour le mal, il n'y a pas de fruits?) En effet, il y en a lorsque le péché a déjà eu quelque conséquence. De même, l'Éternel place une bonne pensée au même rang qu'une bonne action, mais une mauvaise pensée non exécutée n'équivaut pas à l'action. Ce qui prouve qu'une bonne pensée équivaut à l'acte, c'est qu'il est dit (Malakhi, III, 16) : Alors se parleront Vun à Vautre ceux qui craignent Dieu et révèrent son nom (il est tenu compte même de leurs pensées) ; et, ce qui prouve qu'en mauvaise part, la pensée seule ne suffit pas, c'est qu'il est dit (en traduisant mot-à-mot) : si j'ai vu quelqu'ini^ quite en mon cœur, Dieu 71e V écoutera pas (Psaume LXVI, 18). Ce que l'on vient de dire s'applique aux Israélites ; mais, pour les nations étrangères, c'est l'inverse : il n'est pas tenu compte de la bonne pensée, sans exécution, mais des mauvaises pensées. Ce qui prouve qu'en ce cas une bonne pensée seule ne suffit pas, c'est qu'il est écrit : jusqu'au lever du soleil il s'efforça de le sauver (Daniel, VI, 15) ; mais il n'est pas dit qu'il le sauva (que sa pensée s'accomplit) ; au contraire, une mauvaise pensée équivaut alors à l'acte, puisqu'il est dit (d'Esaii) : il sera exterminé par le carnage, à cause de la vio^ lence ^ faite à ton frère Jacob (Obadia, I, 9) ; cependant, en réalité, il ne le tua pas, mais la pensée du meurtre représente l'acte.