Debar im rabba, ch. V ; Midrasch ses œuvres
sur l'Ecclésiaste, X, 10. 4. Le talmudiste suppose ici une jonc-
2. Bereschith rabba, ch. 33 ; way- tion curieuse entre 2 versets, primitive* yikra rabba^ ch. 27. ment distincts; voir le recueil Hehaluç,
3. L'homme n'est pas puni au-delà de t. III, p. 105, article de M. Daubasch,
R. Simonbon Yohaïa enseigné : si un homme a élé parfaitement juste toute sa vie et qu'ensuite il est dégénéré, il perd tout l'avantage des bonnes actions do ses premières années ; et ce qui le prouve, c'est qu'il est dit (Ezéchiel, XVIII, 2i) : lorsque le juste renonce à l'équité et qu'il commet le mal, (son équité antérieure est pour ainsi dire annulée). Cela a lieu, dit R. Simon ben Lakisch, lorsque l'on regrette ' ses premières actions (bonnes). Si quelqu'un a été foncièrement impie et que, vers la fin de ses jours, il fasse pénitence, Dieu l'accueillera, comme il est dit (ib. 27) : lorsque l'impie se détournera de son impiété. En outre, ajoute R. Yohanan, on va jusqu'à compter toutes ses fautes au nombre de ses mérites, comme il est dit (Psaume LXV, 9) ; tous tes vêtements sont parfumés de myi^he, d'aloès et de casse; or, on peut traduire le verset ainsi : toutes les infidélités que tu as commises envers moi sont comme ces parfums (et tu auras le pardon). Si le nombre des bonnes actions est plus grand que celui des mauvaises 2, l'on est puni ici-bas des quelques fautes sans gravité, commises en ce monde, afin de jouir, sans restriction, des récompenses célestes dans le monde à venir ; si, au contraire, le nombre des bonnes œuvres est inférieur aux mauvaises, on est récompensé ici-bas pour le peu de bonnes actions sans importance accomplies sur terre, afin d'être d'autant plus sévèrement puni dans l'autre monde. Celui qui secoue le joug de la divinité (l'athée), celui qui déchire l'alliance d'Israël, ou celui qui conteste l'authenticité de la loi ^, bien qu'il puisse invoquer en sa faveur des actes méritoires, sera puni en partie ici-bas, et il le sera essentiellement dans le monde futur. (Selon certains avis, cet homme ne mérite pas de part à la vie future). Quant aux crimes de l'idolâtrie et des unions illicites, R. Yôna et R. Yossé les classent différemment : le premier les range parmi les fautes les moins graves (punissables ici-bas) ; le second, parmi les crimes les plus graves (dont la punition est réservée pour la vie future). Dans quel cas cette divergence d'interprétation a-t-elle lieu ? II ne saurait être question de celui qui se repent de ses fautes, car il a un mérite tel, que ses fautes disparaissent. Non, il s'agit du coupable qui ne s'est pas repenti et qui est mort dans les douleurs (Lui sera-t-il pardonné ou non?). — On a enseigné dans la Mischnâ ^ : « Voici ceux qui n'auront pas de part à la vie future : celui qui affirme que l'immortaUté de l'âme n'est pas prescrite par la loi, celui qui nie l'origine de la loi, et l'hérétique. Selon R. Akiba, on y comprend celui qui lit des livres athéistes, et celui qui, en suçant une plaie, prétend la guérir, en vertu de ce verset (Exode, XV, 26) : je ne ferai venir sur toi aucune des rïialadies que j'ai imposées aux Egypt iens^ car moi V éternel je te guéris (et ce n'est pas