Tr. Baba bathra, f. 94% tr. Moed Katon, f
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deux. Selon R. Simon, cela ne s'applique qu'i\ une espèce \ Selon les autres sages, on associe au quart du cab lout ce qui est étranc^^er au saa ^ (et c'est interdit dans ce cas seul).
Aux termes de la Misclinâ, il est question du cas où le quart de cab se trouve dans la mesure dim scia (et forme cette mesure en total) ; selon une autre version, ledit quart serait tombé dans le^aa (et serait en excédant d'un 25°). Voici, dit R. Mena, quelle en serait la conséquence : d'après l'avis exprimé dans la Mischnâ, l'excédant serait un ^i"; d'après l'autre version, ce serait un 25^ (ce qui dispenserait du devoir d'éliminer l'élément étranger). Selon R. Yossé bar R. Aboun, il ne s'agit selon les 2 versions que d'un 24« (ledit quart fait partie intégrante du saa). Mais alors en quoi diffèrent-elles ? Solon la Mischnâ, il s'agit du cas où la 2'' espèce se trouve dans du blé coupé et a été mêlée à ce blé de plein gré (mais, au moment de semer, on les diminue); d'après l'autre version, il s'agit du cas où le dit quart est tombé dans un champ ensemencé (et dont tout le produit a été moissonné d'un coup). Comment se peut-il (d'après celui qui dit qu'il s'agit d'un mélange de blé coupé) que ce soit autorisé? N'est-il pas défendu, si l'on a l'intention de semer, d'y ajouter un seul grain de froment? Et s'il s'agit d'un simple mélange, n'est-il pas défendu, quelque faible que soit la part mêlée? Or, R. Jacob bar Aha père de R. Hiya n'a-t-il pas dit, au nom de Rab ^, que celui qui trie les mottes de terres ou cailloux d'un monceau de blé en le vendant à son prochain, doit leur substituer, pour compléter la mesure, de beaux froments ; cela prouve, ajoute R. Yossé, qu'il n'est pas permis d'y joindre une espèce étrangère, sans quoi on ne parlerait pas de beaux froments. De même, si quelqu'un a vendu de beaux froments et qu'ils se trouvent bien triés de tout corps étranger, le vendeur devra-t-il restituer à l'acquéreur le montant de ce qu'il faut pour compléter la mesure ? (ou ne doit-il rien, parce qu'il s'agit d'une vente où l'on n'a traité que des produits triés) ? Les paroles mêmes des rabbins indiquent que l'on ne restitue pas cette différence, puisque R. Jacob bar Aha, père de R. Hiya dit au nom de Rab que celui qui trie les cailloux du blé qu'il vend à son prochain doit, pour compléter la mesure, leur substituer de beaux froments ; si l'acquéreur a trié un quart et demi *, quelle est la règle adoptée pour ce quart? (Le vendeur devra-t-il, puisque le triage est fait, en rembourser le montant? Ou en est-il dispensé)? Les avis de R. Hinena et de R. Mena à ce sujet sont les suivants : selon le premier, le vendeur devra rembourser
1. L'on ne suppose pas l'addition d'une du saa, et en ce cas, ce serait permis, autre espèce, pour compléter Tinterdic- 3. Voir tr. Baba bathra, ch. VI, § 1 lion du quart du cub. (15b) ; Babli, ibid f. 93b.
2. G'est-à-dire, par contre on ne lui 4. Cette demie, il va. san«î dire, est due associe pas un élément qu'il ne serait pas à l'acquéreur, dont la perte ne peut pas défendu de joindre à la majeure partie dépasser un quart de cab.
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(piiisquo, dans riiypoLliùs(j qu'il y on ait davaiUage, l'acquéreur a trié les cailloux, le vendeur doit le tout) ; d'après le second, ce n'est pas dû, car le vendeur dit à l'acquéreur; si tu me les avais cédés, je 1(îs aurais (!nveIoppés d'une hellc étoOe (;t emportés (sans autnï examen), car ce que l'acquéreur aurait vu en fait de marchandise, il l'eût acheté (sans être trop méticuleux). Mais il reste la question précitée : comment se peut-il, s'il s'agit du blé coupé, que l'on soit autorisé à l'avoir mêlé? Il se peut, fuL-il répondu, que le mélange ait eu lipii lors de la mise en grange; et l'on s'en aperçoit au moment de semer. N'a-t-on pas enseigné (§ 2) : « il a été établi que les semences de jardin non comestibles sont considérées comme jointes aux hétérogènes dès qu'il est tombé un S^*" dans la quantité servant à ensemencer un champ de la contenance d'un 6'aa? » C'est à ce sujet qu'il a été dit: il s'agit du cas où, pour avoir un saa, on sème un cab et demi. Se peut-il qu'un 24* par rapport à un demi cab sôit considéré comme quelque chose? (comment n'est-ce pas annulé, puisque la Mischnâ ne tient compte pour les mélanges que d'un quart de cab au moins)? C'est que, pour les semailles, on se règle d'après ce qui est visible ; et lorsqu'il y aurait une partie de champ ensemencée visiblement hétérogène, il faut en tenir compte ; sans quoi, non.
S'il y a un quart, est-il dit, il faut le diminuer. Comment ? Soit en réduisant le quart de cab étranger, soit en augmentant le^aa. Mais R. Yohanan n'a-t-ilpas dit, par l'organe de R. Abahou, que toute chose interdite par la loi est permise si elle est involontaire, et défendue si elle est intentionnelle? C'est que là il s'agit en général des défenses légales (ou morales); ici, il est question de ce qui est visible (matériel). Selon R. Yossé, est-il dit dans la Mischnâ, il faut trier l'élément étranger et l'éliminer. Quel est le motif de R. Yossé? C'est que, ditil, du moment que l'on a commencé à tenir compte du quart de cab, il faut le compléter (en le retirant du saa). Mais R. Yossé reconnaît que, si dès la première heure, il y avait moins d'un quart de cab, on considère cet élément comme annulé dans le tout, et il n'est pas besoin de le trier. Comment est-ce possible ? Veut-on dire qu'au cas où ce quart de cab serait composé de 2 éléments étrangers, il suffit d'en enlever un (pour qu'il n'y ait pas Kilaïm)? Ou faut-il éliminer tout ce quart de cab? (La question reste irrésolue). Selon R. Simon, est-il dit, le quart dont il est question ne se compose que d'une espèce ; mais, s'il y avait 2 espèces, la même obligation n'aurait pas lieu (chaque espèce séparément ne formant qu'une trop faible part). Jusqu'à quelle proportion va-t-on pour tenir séparées les diverses espèces étrangères au saa? Jusqu'à ce qu'elles dépassent en quantité le saa même. Mais, si par de nouvelles additions, le blé principal est de nouveau en majeure part, son usage est interdit ; de même on ne les associe pas pour reconstituer la quantité nécessaire à l'annulation des éléments étrangers et à leur consommation. Dans quel cas cela se préserite-t-il? S'il y a 22 quarts et demi de froment et un demi-quart d'orge, puis, que dans cette quantité, il tombe moins d'un quart de lentilles.
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ces diverses espèces ne soiiL pus considérées comme réunies pour constituer la permission d'user de l'ensemble sans élimination (et il faut les trier).
2. Dans quelles conditions faut-il diminuer la part étrangère? Lorsqu'il s'agit de 2 espèces de blc, ou de ^ légumes secs divers, ou de blé mêlé au légume. Par contre, il a été établi positivement que, pour les semences de jardin, non comestibles', elles sont considérées comme jointes aux bétérogènes, dès qu'il est tombé un Vi"^ de ma - dans un champ pouvant fournir une moisson û^un saa^. H. Simon dit : de même que cette règle s'applique à l'aggravation, de mémo elle a un but d'allégement (sous d'autres rapports) ; car, s'il tombe au milieu du blé un peu de graine de lin (bien qu'il lui faille un espace plus étendu), on la considère aussi comme jointe à l'hétérogène dès qu'il est tombé un 21® de saa dans un champ pouvant fournir une moisson d'un saa \
On a enseigné : lorsqu'il est dit qu'en présence de 2 espèces de blé on mesure par quart de cab pour exiger la diminution de la part étrangère, il s'agit du cas où, dans un champ delà contenance d'un saa, on ne sème que 3 ou 4 ca^5 de cette espèce (le quart serait en ce cas un ["2" ou un 16«); s'il s'agit d'une semaille de 2 cabs, la diminution est exigible pour le quart de cab formant un 2i^ — Quant à Texpression « il a été établi positivement >), K. Eliézcr, dit: chaque fois qu'elle est employée, on veut indiquer qu'il existe à cet égard une tradition transmise depuis que Moïse fut sur le mont Sinaï ". Au sujet des semences de jardin, on a enseigné qu'il s'agit du cas oùpour avoir un .saa on sème un cab et demi ; s'il s'agit de !2 cabs, ce serait pour un quart que la diminution serait exigible. Comment se lait-ilqu'ici l'on parle d'un quart de cab, tandis que plus haut on parle d'un 'iV ? (la question reste irrésolue). R. Zeira et R. Abina au nom de R. Houna diffèrent d'avis (sur la quantité proportionnellement admise, sans qu'il y ait un mélan""c interdit) : d'après l'un, l'élément étranger peut avoir jusqu'à neuf cabs : d'après l'autre, il peut en avoir huit. S'il y a 0 mesures d'une espèce, et 10 de l'autre, les joint-on pour constituer l'ensemble? On peut le conclure de ceci: jusqu'au cas où il y a 9 d'une part et 3 de l'autre, on les considère comme joints, à plus forte raison joint-on 0 d'une et 10 de l'autre.
1. Par exemple, des semences de radis saa de froment, de même la semence
ou navets. étrangère peut s'élever à moins de 3 cabs.
'2. Soit sur 50 coudées carrées, un cab 4. Même observation qu'à la note pré-
ct demi de semences étrangères ; il faut, cédente.
en ce cas, éliminer ou diminuer cet élé- 5. Comp. même série, tr. Troumôtli,
ment étranger. ch. II, ^ 1 (f. 41b) • tr. Schabbalh, cli. I,
3. Lorsqu'il faut 3 saas pour ense- § 4 (f. S*») ; Babli, ibid., f. 92i». meucer un terrain de lu contenance d'un
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H. Altin nt H. Ijiininii disnnt tous doux que le .9ora sert de mesure proportionnelle entre les diMix nombres (de 3 cab ou de 9). Ainsi, lorsqu'un quart de saa est tombé dans une quantité de 3 cah de semence (servant ù un champ de la contenance d'un sna), ou si à l'inverse le quart de 3 cab (servant iiudil champ) est tombé dans de la semence d'un saa, c'est interdit, et il faut diminuer cette part; de même, un quart de 5ao tombé dans 9 cab (représentant la semence d'un champ d'un saa), ou à l'inverse le quart de ces 9 cah tombé dans un saa de blé, forme un mélange interdit. Au sujet du lin dont parle la Mischnâ, 3 quarts de cab forment une quantité de mélange interdit pour un saa (on obtient le saa de lin par 18 cab de semences). Dans quel cas cela a-t-il lieu? Lorsque dans un endroit on a semé un quart de froment, puis 3 quarts de lin.
3. Si un champ se trouve déjà ensemencé de fronaent et que Ton se propose (l'y semer de l'orge; il faut attendre que le froment soit dissous (environ 3 jours); puis on cultive (ou retourne) la terre (pour détruire le contenu), puis l'on y sème. Si le froment a déjà germé (et a pris forme), l'on ne peut pas dire : ce Je veux d'abord semer, puis retourner la terre», mais il faut la retourner avant de semer. Combien faut-il cultiver pour cela ^ ? Il faut y creuser les sillons (peu profonds) qui précédent les pluies d'automne. Aba Saul dit: il ne faut pas que dans un teriain, ayant la contenance d'un saa, on laisse libre de quoi récolter un quart de cah (le labourage devra être complet).
A partir de quel moment, la semence commence-t-elle à germer ? Au bout de 3 jours d'enfouissement en terre dans un endroit humide (ou: argileux), mais non dans un terrain sec; là, il faut un plus long séjour '^. On a enseigne en effet: on considère une partie du jour comme le jour entier (comme supputation de durée pour les semences), s'il s'agit d'un terrain humide. Si la semence a poussé et que l'animal qui paissait dans ce champ en a mangé le produit, il est permis d'y semer à nouveau. Quel est le motif de l'avis des rabbins? C'est qu'il suffit, disent-ils, d'avoir eu l'intention de labourer le champ à nouveau (intention marquée par la présence de l'animal), et il n'est pas nécessaire d'avoir tracé des sillons. On a enseigné: selon Aba Schaoul, il n'est pas nécessaire en cas de renovation de la semence de labourer chaque parcelle de champ ; il suffit d'y tracer ^de larges sillons. Selon R. Simon ben Gamaliel, on appelle ce procédé : la queue du cheval (ou plutôt marche du bœuf po'jffTpoçr^oov), c'est-à-dire que l'extrémité d'une ligne de sillon touche à la tête de l'autre sillon. Quel est le motif d'Aba Schaoul? (Pourquoi, dans la Mischnâ, impose -t- il l'obligation de laisser moins d'un quart, tandis qu'ici
1. C'est-à-dire,, faut-il que les sillons soient serrés et rapprochés ?