‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 124 sur 227 · Toutefois, l'élément étranger ne · texte numérisé non relu

Toutefois, l'élément étranger ne

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rain qu'oempc le cep de vigne, mais iiun Ir cep lui-mèmo. Pourquoi? Parco qu'il est intc^diL d'en lirer aucun parti en cas d(! mélanfçe (il ne peut donc pas servir de séparation). Mais (ist-ce qu'un loinlxîau n'est pas un objet intordit à toute jouissance? (I']t pourtant il peut servir d(MJémarcation)? Ce n'est pas une défense qui enti'o ici en ligue de compte. Mais est-ce que le terrain de fond de la vigne (les 6 palmes d'entourage) n'est pas interdit à tout profit? Non, car on adopte l'avis de R. Ismaël qui dit : pour un cep de vigne isolé, il n'y a pas de servitude agraire.

« Entre une espèce de blé et une autre, est-il dit, il faut un intervalle d'un carré. » Toutefois, le blé ne devra pas être emprisonné des i côtés. R. Zeira fit remarquer en présence de R. Yassa : nous disons en effet que dans la vallée de Simonia (endroit entouré de blé de toutes parts), il n'est permis de semer qu'une espèce (si même on maintenait les distances respectives). R.Eliézer répliqua ainsi à cette objection: comme il existe des exemples où l'on est moins sévère pour les semences d'une seule rangée que pour celle d'un carré entier (et où ce dernier même ne constitue pas une séparation), de même on trouve que les rabbins admettent des cas analogues, ainsi que cela résulte de l'enseignement suivant : si l'on veut avoir une rangée de plants de verdure dans un champ de blé, on distrait une bande de terrain longue de 10 coudées et demi sur 6 de large; selon R. Yohanan, il n'est pas permis de semer dans cette bande plusieurs espèces, mais une seule espèce (parce que le blé l'entoure de tous côtés). Toutefois, dit R. Zeira, R. Yohanan reconnaît que l'on peut semer deux sortes si le terrain a une longueur de 7 palmes, une espèce dans le palme extérieur d'un côté, l'autre espèce dans le palme externe de l'autre côté ; et comme il reste au milieu un espace de 5 palmes, on considère qu'il y a de chaque côté un espace de G palmes constituant la démarcation légale. Contre ce que dit ici R. Zeira, on peut objecter ce qui est dit au nom de R. Yohanan à Babylonc (comment admettre que le rehquat de 5 palmes suffit à distinguer chaque côté ? Ne dit-il pas que même 2 palmes sur 6 ne suffisent pas? N'est-ce pas à plus forte raison insuffisant s'il n'y a qu'un palme ensemencé)? Si l'on a planté une demi-rangée et que l'on cesse, puis l'on vent commencer sur une autre rangée une nouvelle espèce, comme il ne resterait pins entre ces 2 espèces qu'un intervalle de 3 palmes, c'est interdit selon R. Hisda, et il faudra ou arracher les plants de la P'' rangée, ou la compléter (pour la constituer en champ spécial). R. Judan dit que c'est le sujet en discussion entre R. Hiya barAbaetSamuelb.R. Isaac, d'après l'un, il suffit que 3 palmes sur (î de la V rangée soient plantés (le reste est considéré comme rempli, pour constituer le champ isolé) ; d'après l'autre, on admet môme qu'il y ait un palme planté d'un côté, un autre de l'autre et un 3" au milieu (sans régularité). On ne savait pas qui professait le premier avis et qui professait le second ; mais comme R. Yossé ou R. Hiya établit la condition, au nom d(; R. Yohanan, qu'il n'y ait pas de portion de

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terrain soc, cola prouve quo c'est R. Samuoi l)ar Jsaac qui dit : si même les 3 palmes plantés no se suivent pas régulièrement, on suppose tout le champ planté et servant do démarcation (Mais reste Tobjeclion opposée à R.Zoira: comment, selon R. Yohanan, sulTit-il d'onsomonccr -2 palmes sur 7, pour (\u(\ le tout soit supposé (msemencé?) C'est permis, répondit-on, au cas où le milieu est occupé par une portion inculte, (mtouréo do handos arables on majorité (en ce cas, le palme planté suffit à couvrir le tout).

12. Si du blé se penche sur une autre espèce de blé, ou de la verdure sur une espèce diiïéronte de verdure, ou du blé sur de la verdure, ou à l'inverse, tout cela ne fait rien, sauf pour la courge grecque (poui' elle seule c'est interdit ^). R. Meir y ajoute aussi \e concombre et la fève égyptienne. « Cependant, je préfère, dit-il, leur avis au mien '-. »

On a enseigné (dans la Tossefta) : cinq règles ont été établies à Tégard de la courge grecque : 1*^ il n'est pas permis do, la suspendre au-dessus d'autres plantes (de crainte qu'il y ait mélange) ; 2" si, par son extension, elle couvre à la fois un corps mort et quelqu'autrc objet, elle rend le tout impur, do même qu'elle sort à empêcher l'impureté si elle sépare l'objet par de l'impur; 3" sa tige peut avoir la grandeur d'un palme (sans être distincte pour cela) ; -1° chacune de ses parties, si petite qu'elle soit, est interdite comme mélange ; 0° enfin si l'on fait vœu de ne pas manger de courge, seule la courge grecque est interdite. Mais, objecta R. Yôna, pourquoi ne pas compter comme 2 articles, la règle qu'elle sert à reporter l'impureté sur un objet pur et qu'elle sort aussi de garantie contre l'extension de l'impureté ? En effet. Bar Kappara a enseigné 7 règles, savoir: défense de la suspendre sur d'autres plantes; propagation de l'impureté ; garantie contre l'impureté; tige d'un palme au plus ; réserve du terrain qui l'alimente ; interdiction de la mêler avec la courge araméenne ou la courge verte (qui mûrit dans la cendre chaude). Dans cette 'i" version, on établit de nouvelles défenses ; mais il ne parle pas de la question des vœux. R. Yossé raconte que R. Gamaliel bar Rabbi s'étant rendu sur la place publique, on lui demanda : est-ce que, par la suspension qui est interdite, on entend l'attouchement? Ne sachant répondre, il posa cette question à Abayé, qui répondit affirmativement. De même, R. Yôna rapporte le même fait pour R. Ilillol bar R. Wallos, et Abayé fit encore cette réponse. Que signifient ces termes do la Mischna : « Cependant je préfère leur avis au mien? » Cela veut dire, répond, R. Hinona, que; si la suspension d'une courge égyptienne n'entraîne pas do défense, il en (!st à phis forte raison de même pour 1o concombre et la fève égyptiimno ; et c'est à co sujet (|ur' \\, Meir dit

1. En raison de sa grande extension, il longues feuilles de la courge couvrent y a apparence de mélange. mieux la terre.

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