‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 125 sur 227 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

1. Dans un carré de champ ayant six palmes de longueur sur six de largeur ', on peut semer cinq espèces différentes, en les disposant comme il suit : quatre aux 4 coins du carré et une au milieu (de façon qu'aucune ne touche à l'autre). S'il est entouré d'une bordure (ou banc de limon) ayant un palme de hauteur, on peut y semer 13 espèces, savoir: trois sur chaque côté de la bordure (=12) et une au milieu (total : 13). On ne devra pas planter une tête de rave à l'intérieur de cette limite, parce qu'elle remplirait l'intervalle. Selon R. Juda, on peut en planter 6 au milieu (soit 18 en tout, puisque d'après lui, il faut 3 espèces, au lieu de 2, pour former l'interdiction de Kildim).

Comme il est dit (Isàïe, LXI, il) : Ainsi que la terre fait éclore son germe et les jardins font pousser leurs plantes^ le terme plantes (au pluriel) indique qu'il s'agit au moins de deux sortes ^. R. Samuel bar Sisarta dit: la règle énoncée pour ^l espèces peut s'appliquer à quatre. De même qu'entre 2 rangées, on commence par laisser un intervalle de 6 palmes, que l'on réduit successivement jusqu'à près de rien, il en est de même pour i rangées ^. Or, il est impossible qu'il ne reste pas au milieu'' un trou disponible, pour y planter la 5^ espèce. R. Yona dit : il se peut que le terrain nécessaire à alimenter une plante touche le terrain voisin, pourvu qu'une espèce ne touche pas l'autre au point de l'entourer de toutes parts. R. Josué ben Levi conclut qu'il est permis de semer du milieu de cet espace 6 sortes différentes, parce que le terme invoqué du verset précité n'':;nî contient 6 lettres, conformément à l'avis de R. Juda qui déduit de ce terme la même règle. Selon R. Hagaï, on ne peut y semer que 5 espèces ; selon lui, il n'y a que 5 lettres dans le mot n^'J^'i (^^'il orthographie ainsi, sans V), car, dit-il, partout où j'ai trouvé ce mot écrit avecV,

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