‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 14 sur 227 · V. 16. n« 112 ; Pirke Aboth, ch. III · texte numérisé non relu

V. 16. n« 112 ; Pirke Aboth, ch. III

2. Jerusalmi, tr. Synhédrin, ch. X, 4. Tr. Sgnhédrin, ch. X, § 1.

TRAITÉ PÉA 2!

à l'homme de s'arroger ce pouvoir.) Aba Schaoul y comprend aussi celui qui prononce en toutes lettres le tétragramme sacré et ineffable, (que, par respect, on iprononçail ado)icn, mon seigneur). A cette liste de personnes qui n'ont point part à la vie future, le Talmud (ibid.) ajoute :. celui qui secoue le joug de la divinité, celui qui déchire l'alliance d'Israël et celui qui traite sans respect la loi. Que fait celui qui secoue le joug? Il dit que la loi existe en réalité, mais qu'il ne l'apprécie pas à sa valeur (et n'en respecte pas les préceptes). Que fait celui qui déchire l'alliance ? Il méprise le symbole de la circoncision (littéralement : prœputium vellit). Et qu'appelle-t-on traiter la loi irrespectueusement? Dire que la loi n'a pas été donnée par le ciel. Mais n'a-t-on pas déjà mentionné (dans la liste dressée par ladite Mischnâ), celui qui n'admet pas que la loi ait été donnée par le ciel? En effet, dit R. Hanania Antonia, en présence de R. Mena, il faut entendre, par cette désignation, celui qui transgresse publiquement les prescriptions de la loi, comme a agi Yoakim roi de Juda avec ses compagnons'. Si la plupart des œuvres d'un homme sont bonnes, il aura en ptirtage le paradis ; si elles sont la plupart mauvaises, il héritera de l'enfer. Qu'arrivera-t-il s'il y a parité de bien et de mal ? Voici ce qu'en dit R. Yosé ben Hanina : comme il est écrit (Exode, XXX1V,7) : il enlève l'iniquité (au singulier), et non les iniquités, cela indique que Dieu retire, pour ainsi dire, la mention relative à l'une des fautes, pour que le nombre des bonnes actions l'emporte sur les mauvaises. De même, R. Eliezer interprète ce verset des psaumes (LXII, 13) : ^^ c^est à toi, Seigneur, qu'appartient la miséricorde; certes, tu rendras à chacun selon son œuvre; et ce n'est pas l'œuvre même qui sera payée, car si l'homme n'en a pas à invoquer. Dieu suppose qu'il en a accompli. Ceci est conforme à la manière dont R. Eliézer explique l'un des attributs donnés par Moïse à la Divinité (Exode, XXXIV, 6) : il est plein de miséricorde, est-il dit, c'est-à-dire que Dieu penche toujours vers la générosité et la grâce. Au contraire, R. Jérémie au nom de R. Samuel bar Isaac oppose à cet avis les versets suivants : la justice garde celui qui marche dans Vintégrité, mais la méchanceté renversera celui qui s'égare par le péché (Proverbes, XIII, 6) ; le mal poursuit les pécheurs, metis le bonheur récompense les justes (ib. 21) ; s'il se moque des moqueurs, il fait grâce aux gens modestes (ib. III, 34) ; il préserve les pas des gens pieux, et les méchants périront dans les ténèbres (I Samuel, II, 9) ; les sages hériteront la gloire^ mais les insensés augmentero7it leur honte. (Proverbes, III, 35). De ces versets faut-il conclure qu'une haie s'ajoute à l'enclos et que s'il y a un© brèche on l'ouvrira encore? ^ R. Jérémie répond au nom de R. Samuel bar R. Isaac : si l'on se garde de ne pas commettre de péché une fois, deux et trois fois, Dieu vous en préservera désormais ; et ce qui le prouve, c'est qu'il

1. Voir Ile 1. des Rois, ch. XXIII, augmenter les faules de l'impie et qu'il V. 34 à 37. préserve de la chute le juste qui n'a pas

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