Pour ces calculs, V. Zuckermann, ceps ne sont pas sacrés
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il est permis de le laisser jusque là; mais si Ton dit: « je le cueillerai en revenant une autre Ibis », et que dans l'intervalle la plante grandirait ' ne fut-ce que de i/500", il est interdit d'attendre.
Cela s'applique, dit R. Yossé bar Ilanina, à l'ouvrier (mais si le propriétaire voit dans sa vigne un élément hétérogène, il doit l'enlever de suite). Quant au propriétaire qui laboure lui-même son champ, il est considéré comme un ouvrier (et il n'est pas tenu, en ce cas, de s'interrompre du travail). Si un propriétaire a maintenu dans sa vigne des verdures du champ, elles sont interdites aussi bien à lui qu'à d'autres (la défense s'applique à tous) ; mais si l'ouvrier les a maintenues, elles lui sont interdites, et non à d'autres. Comment est-ce possible? Si c'est défendu pour lui, ce doit l'être pour tous ? Et si c'est permis à d'autres, pourquoi n'est-ce interdit qu'à lui? C'est que, dit R. Simon, on ne peut pas consacrer (annuler) ce qui ne vous appartient pas (comme c'est ici le cas pour l'ouvrier). Malgré l'avis que R. Simon vient d'exprimer ici, il reconnaît que la défense peut subsister pour les produite d'aulrui, si même un autre les a cueillis (c'est ihterdit au maître, si l'ouvrier l'a cueilli) ; mais si le naître l'a cueilli, c'est inteMit à tout le monde, à lui comme aux autres. « Si dans l'intervalle de temps, est-il dit, la plante grandissait, ne fût-ce que de 1/200% c'est interdit. » Pour le mesurer, on se servait, chez R. Yanaï, d'une tige de fenugrec. Comment opérait-on? R. Bivi' répond au nom de R. Hanina: on coupe une tige et on en laisse une en terre ; et plus celle qui est coupée a diminué de grandeur, plus l'autre a grandi en terre (on peut ainsi calculer l'étendue de la racine).
7. Si, en traversant une vigne, on y laisse tomber des semences, ou si elles y ont pénétré avec le fumier, ou avec l'eau d'arrosage, ou si l'on ensemence un champ, et que le vent en pousse des grains derrière le semeur ^ dans la vigne, cela ne fait rien (il n'est pas besoin de brûler tout, mais il faut arracher i'élément étranger qui germerait). Mais si, en cas de semailles, le vent a poussé des grains devant le semeur % il faut, selon R. Akiba, labourer la terre s'ils ont produit seulement des herbes et arracher le blé s'il y a déjà des épis ^ ; enfin, si le blé est arrivé à maturité, il faut tout brûler.
R. Eliézer dit : la Mischnâ parle du cas où le semeur est placé dans le champ en friche et que le vent a envoyé les graines dans la vigne (mais à l'inverse, si étant placé dans la vigne, on ensemence le champ et que le vent