‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 146 sur 227 · Il est à craindre que les racines · texte numérisé non relu

Il est à craindre que les racines

TRAITÉ KILAIM ti91

en terre) ? Oui, répondil-on, elJe va de côté (si la terre est molle). « Eût-on même fait passer ce cep, est-il dit, par une courge sèche ou par un tuyau d'argile. » Si le tuyau, au lieu d'être en argile, est de plomb, il n'est pas besoin d"uno couche de terre de 3 palmes au-dessus (la racine ne traverse pas le plomb). — Si on la fait passer dans un roc, cst-il dit ensuite. Ceci ne s'applique qu'à un roc dur; mais si la pierre est tendre, elle se divise pour faire place aux racines. « On ne mesure qu'à partir de la 2« racine », est-il dit. Ce n'est vrai que lorsque la 1" n'est pas visible; mais lorsqu'on la voit, il faut laisser de chaque côté un espace libre de 6 palmes. Ce qui prouve qu'il en est ainsi, c'est qu'il est dit au § suivant : « Si l'on fait passer 3 ceps, dont les racines sont visibles, etc..» Or, il est dit à ce sujet que cela s'applique au point de vue de la vigne; mais quant au terrain d'alimentation, il faut 6 palmes do chaque côté.

2. Si Ton fait passer par la terre 3 ceps de vigne en les recourbant, et que leurs liges (dont on les détache) soient visibles, on les suppose réunis, dit R. Eliézer bar Zadok, (formant une vigne), s'il n'y a entre elles que de 4 à 8 coudées'; s'il y a un espace plus grand, ils sont distincts. Auprès d'une vigne desséchée, on ne doit pas semer (pour éviter l'apparence du mal) ; mais, si le fait est accompli (par inadvertance), on n'est pas obligé cle brûler les produits. R. Meir dit : il est défendu de planter (dans la vigne) le cotonnier-, mais cela n'entraîne pas la combustion ^ R. Ehézer bar Zadok ajoute : c'est aussi interdit auprès d'un cep de vigne isolé (s'il n'y a pas 3 palmes de terre) : mais le fait accompli n'entraîne pas la combustion.

R. Eliézer dit que l'avis exprimé ici par R. Meir sert de règle. On comprend qu'en hiver (où l'on ne peut pas distinguer ce qui est vert de ce qui est sec) on défende l'un comme l'autre, à cause de l'apparence de mélange ; mais pourquoi est-ce interdit en été, où la pousse des fouilles sert de distinction ? C'est qu'en certains endroits, les arbres verts perdent leurs feuilles même en été. Selon R. Samuel au nom de R. Zeira, la Mischnà (en parlant de Tinterdiction du cotonnier auprès du cep de vigne) entend traiter du cas où c'est au-dessus du cep, sans un intervalle de 3 palmes de terre (c'est interdit, sans entraîner la combustion ) ; selon R. Aboun bar Hiya au nom de R. Samuel bar R. Isaac, il s'agit du cas où c'est dans l'air ambiant, à la distance de 10 palmes (mais si c'était au-dessus du cep même, il faudrait brûler le tout). Nous avions cru, dit R. Yossé, que l'on a égard à l'air ambiant pour une vigne complète,

\. C'est-à-dire, si elles ne sont ni trop V. Bochart, Phcdeg, 1. I, ch. 45, n« 690.

rapprochées, ni trop éloignées les unes 3. Gomp. ci- dessus, ch. II, § 3 ; tr.

des autres. Beça^ ch. V, § 2.

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