‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 149 sur 227 · CHAPITRE VIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIH

1 . Il n'est pas permis de seiner ou de laisser subsister les mélanges avec la vip:ne \ ni d'en tirer profit'-; il est aussi défendu de semer ou de laisser subsister les mélanges de verdure (dans les jardins), mais il est permis de les manger et à plus forte raison d'en tirer un autre profit. On peut tirer un parti quelconque du mélange des étoffes; il est seulement interdit de s'en revêtir. Il est permis d'élever et de conserver le produit des mélanges hétérogènes d'animaux; il est seulement défendu de les accoupler (pour en produire d'autres), ou de les atteler ensemble (à cause de leur origine diverse).

Comme il est écrit (Deutéronome, XXII, 9) : tu ne sèmeras pas d'/ii'téro^ gènes dans tavirjne, on sait qu'il est interdit d'y semer; comment s'iit-on qu'il est défendu aussi de les maintenir? de ce qu'il est question avant tout de vigne (c'est que l'on n'interdit pas seulement de semer des hétérogènes, mais de les laisser subsister ensemble). Est-ce que cette interprétation est seulement conforme à l'avis de R. Akiba qui dit qu'en maintenant les Kllaïin, on transgresse une défense? (Et est-ce contraire aux autres sages ?) Non, dit R. Yossé, tous s'accordent à dire que c'est interdit lorsque le maintien a eu lieu sans intervention (si en voyant le mélange, on ne l'arrache pas) ; mais lorsque, de plus, on a accompli un acte pour les maintenir on est condamnable et passible de coups de lanière, lorsque par exemple la vigne est ensemencée de verdures et qu'au lieu de les arracher on les recouvre de terre, (tandis que, selon R. Akiba, on est condamnable au premier cas). Comment saiton qu'il est interdit d'en tirerjouissance? Il est dit au sujet des hétérogènes {\h\à):afinde ne pas consacrer , etc., et ailleurs, au sujet de l'idolâtrie (ibid. XII, 30) : afin de no pas se heurter ; or, de l'analogie des termes employés p (afin), dans ces 2 versets, on déduit qu'il y a interdiction de toute jouissance dans les 2 cas \ Selon une autre interprétation, on compare l'expression employée ici : afin de ne pas consacrer, etc., à cet autre verset (ib. XXIII, 18) ; il n'y aura pas de fornicateur en Israel; or, comme dans les 2 versets, on emploi la racine Z'I'p, on en conclut qu'ici comme là il y a interdiction d'en tirer aucune jouissance; en d'autres termes, l'approche du fornicateur est interdite, selon R. Houna. Enfin, il y a une autre explica-

\. Tr. Moed Katon^î. 2b ; tr. Mac- 3. Gomp. Sifri, section Ki-thetsé,

coth, f. 21b ; tr. Jboda zara, f. 64». no 230. .

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