‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 187 sur 227 · TRAITÉ MA.ASSER0TI · texte numérisé non relu

TRAITÉ MA.ASSER0TI

mon b. Eliézer qu'il enseignait ceci : on peut, en la 7"° année agraire, ou du repos, recueillir les graines de courge, non celles du potiron. Quelle est la cause de cette différence ? C'est que, répond R. Simon b. Barsina, les graines de courge peuvent être mangées, tandis que celles du potiron servant seulement de semences ne peuvent être recueillies en l'année du repos agraire (aussi cette dernière sorte n'étant pas comestible n'est pas soumise à la dîme, cojnme l'autre l'est d'ordinaire) ; or, si l'on permettait de rentrer même les semences, il se trouverait que l'on balayerait complètement le champ en la 7° année (ce qui est interdit).

« Tous les fruits rouges, est-il dit, y sont soumis lorsqu'ils atteignent cette couleur. » Méscha enseigna : Dès qu'une grenade a été piquée des oiseaux (ce qui est le signe de la maturité), fût-ce d'un seul côté, elle est considérée comme entièrement soumise à la dîme ; de même, lorsque dans une grappe un grain est mûr, elle est soumise en entier à la dîme. De plus, ajouta R. Ilanina, Mésa a bien étendu cette règle ; elle ne s'applique pas seulement à la grappe, mais encore à tout le cep de vigne, et même à une espèce différente faisant partie de ce treillis, et même au côté tout entier. Selon R. Yosséb. R. Aboun, on y comprend même toute la vigne. Si la vigne avait été petite et qu'ensuite on l'ait agrandie, ou si elle avait été d'abord grande, puis petite, ou si d'une vigne on en a fait deux, ou si de deux on en a fait une seule, est-ce que le lien d'unité est maintenu, ou est-il rompu par le changement survenu? (la question reste sans solution). — Samuel dit : lorsqu'une courge est trouée en son lieu de naissance, tout le contenu du fossé où poussent les voisines est également interdit (par crainte du contact venimeux d'un serpent). Il en est de même pour toutes les dattes d'une même branche (la piqûre de l'une les entache toutes). R.Yossé dit: Jonathan b. Herscha, habitant de Guenossar, consulta R. Gamaliel et les sages de Yabneh sur la question de savoir quelle est la règle lorsqu'on trouve une datte non mûre trouée en son lieu de naissance. Toute cette branche, lui dit-on, est interdite. Selon R. Yossé, cette question u'a été présentée qu'au cas où toutes les dattes seraient piquées ; en ce cas, on pourrait remarquer que tel n'est pas Fusage du serpent, de trouer tous les fruits, et que ces piqûres doivent être le résultat d'une nichée entière d'oiseaux, qui ayant leur nid dans le dattier, l'auront complètement picoré (on aurait donc pu croire qu'en ce cas le tout reste permis: même alors, est-il dit, le tout est interdit). R. Yona dit au nom de R. Simon Hasida: quoique les dattes non mûres trouées sur l'arbre soient interdites, la plupart des personnes se permettent d'en manger, et elles n'en ont pas souffert. — « Les grenades, estil dit, sont soumises lorsqu'elles s'amollissent. » C'est, dit R. Zeira au nom de R. Yossa, lorsque le manger fond sous les doigts. R. Juda b. Pazi dit au nom de R. Josué b. Levi: c'est lorsque la pression les fait à moitié rentrer ; selon R. Yona, on fait sans doute dériver ce terme de cette interprétation rabbinique * qui explique ainsi le verset (Deutéron., I, 28): Nos frères ont amolli nos

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