‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 210 sur 227 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

1 . Lorsque 'â femmes préparent 2 cah de farine et que les 2 pâtes se louchent, fussent-elles de la même espèce, elles restent dispensées de la dîme. Lorsque toutes deux appartiennent à une seule femme, elles sont soumises à l'obligation, si elles sont toutes deux de la même espèce; au cas contraire, elles sont dispensées.

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2. Oirappelle-t-on de la même espèce? Le froment (en pâte) ne peut pas être joint avec toutes les espèces, seulement avec l'épautre. L'orge peut se fusionner avec toutes les espèces, sauf avec le froment. l\. Yolianan b. Nouri dit : les autres espèces peuvent être jointes.

R Yohanan dit : cii thèse ordinaire, lorscju'une femme pétrit 2 pûtes, il lui est indifférent qu'elles se collent ensembhî : mais 2 femmes pétrissant chacune leur pâte n'aiment pas que celles-ci se joignent. Lorsqu'une femme lient à ce que ses 2 pâtes ne se joignent pas, celles-ci sont considérées comme étant à 2 personnes ; et de même lorsque 2 femmes sont indifférentes à ce que les pâtes se joignent, elles sont considérées comme étant à une seule personne. Mais s"il est dit qu'une femme ne se préoccupe pas de savoir si ses 2 pâles se joignent ou non, pourquoi les pélrit-ellc à 2 reprises difl'érenles? C'est que, dit R. Yôna, il s'agit du cas où elle n'a pas assez de place pour pétrir le lout en une fois. Cet avis de R. Yôna a été aussi exprimé de cette façon : si elle a assez de place pour pétrir les 2 cabs en une fois et qu'elle s'y livre à 2 reprises, c'est une preuve qu'elle a souci de ne pas laisser les 2 pâtes se joindre. De même, la femme très-propre et soigneuse tient à ce que les 2 pâtes ne se joignent pas. R. ÉHézer dit : lorsque 2 femmes sont divisées d'opinions (et ne s'entendent pas, quoiqu'elles travaillent ensemble), elles ont souci que leurs pâtes ne se touchent pas. Samuel b. Aba ajouta qu'elles peuvent être divisées, tout en consentant à pétrir ensemble.

Certains objets sont considérés comme unis pour la halla, non pour le contact de l'homme purifié le même jour ; d'autres sont au contraire unis sous ce dernier rapport, non au point de vue de la halla. Ainsi, les uns sont joints pour la halla, comme dit notre mischnâ : « Lorsqu'elles appartiennent â une seule femme, elles sont soumises à l'obligation, si elles sont toutes deux de la même espèce; au cas contraire, elles sont dispensées; » mais ils ne sont pas joints au point de vue de la pureté pour l'homme purifié, comme il est dit ' : « Lorsqu'on apporte des pains consacrés posés l'un sur l'autre et qu'ils se trouvent collés ensemble, au lieu d'être isolés, leur jonction est formelle, selon Schammaï, par rapport au cohen purifié le même jour qui les toucherait et rendrait le tout impur ; selon Hillel, on ne les considère pas comme joints. » D'autres fois, on les considère comme joints au point de vue du contact impur, comme il est dit après ^ : « Lorsqu'autour de la viande sacrée il s'est formé une gelée et qu'un cohen purifié du jour ait touché à cette dernière, les morceaux mêmes de viande restent permis, étant détachés d'elle ; mais s'il a touché la viande, le tout devient interdit comme étant joint; » donc toute la gelée est considérée comme jointe, quoiqu'elle sera certainement divisible au feu ; tandis que, dans les mêmes conditions, il n'y a pas de jonction pour la halla, puisque R. Y^ohanan a dit: lorsqu'on pétrit une pâle avec l'intention de la répartir avant la cuisson, la halla n'est pas due. — Quelle sorte

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