‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 30 sur 227 · Yalkout sur le premier L. des Rois, Kidouschin, fol · texte numérisé non relu

Yalkout sur le premier L. des Rois, Kidouschin, fol

fortifiées en Judée. Par là, on voit comment l'on peut agir si l'on a des immeubles réunis avec des biens mobiliers en un même endroit'; mais quelle est la règle si Ton a des terrains dans un endroit et des biens mobiliers ailleurs ? R. Aboun b. Hiya répondit: on peut le savoir d'après ce fait que raconta R. Eliézer^ : il y avait à Jérusalem un habitant de Madon (Josué, XII, 19); comme il avait beaucoup d'objets mobiliers (dans sa ville natale), il voulut les partager pour les offrir en cadeaux. C'est impossible, lui fut-il dit, sans acheter un terrain (servant à cette distribution). Que fit-il? Il alla acheter un simple rocher aux environs de Jérusalem et dit : je donne à un tel la partie du Nord avec cent tonneaux de vin ; à tel je donne la partie opposée, tournée vers le Sud, avec cent tonneaux d'huile. Et comme le fait fut raconté aux sages, ils confirmèrent ce qui avait été adopté (de même ici, il ne faut pas la réunion des deux choses). R. Hanania observa en présence de R. Mena: Cet étranger a dû être considéré comme moribond; car, d'ordinaire, on ne lègue ses biens qu'à l'aide d'un acte écrit, et ici, on semble se contenter d'une donation verbale. De même, l'acquisition n'est possible habituellement que si les immeubles et les biens mobihers sont réunis en un même heu, tandis qu'ici l'on paraît admettre le cas (exceptionnel) où les uns seraient séparés des autres. Mais, fut-il répliqué, n'est-ce pas R. Eliézer qui a enseigné ce fait? Or, selon lui, le moribond agit comme l'homme sain agirait selon la règle des rabbins (selon R. Eliézer il doit aussi écrire ses legs ; donc, il ne s'agit pas de moribond au cas précité). Quant à l'enseignement de notre Mischnâ, que selon R. Akiba, un terrain quelque petit qu'il soit, est soumis à l'obligation de la péa et des prémices, etc., si une terre est si petite, quelle valeur peut-elle avoir? Il peut s'agir d'un champ, répondit R. Matnia, où il n'y aurait, il est vrai, qu'un épi ; mais où une perle serait enfouie ^.

9 (7). Si un moribond lègue ses biens * , le legs est valable dès qu'il garde un petit terrain ^ ; lorsqu'il n'a rien gardé, il peut reprendre son bien (s'il guérit). Si quelqu'un lègue ses biens à ses fils et un petit terrain à sa femme, elle perd sa dot. Selon R. Yossé, elle la perd aussi si elle a accepté (comme une associée) la même part que les enfants, bien que le mari ne l'eût pas prescrit.

On appelle un homme dangereusement malade ^, celui qui n'est pas frappé subitement par la maladie (mais en est atteint gravement). Il est d'usage en ce cas, que les parents entrent aussitôt près de lui, et les étrangers vont le voir

1. Baba bathra, fol. 17- et f. 146". § 7; Babh, même traité, f. 132', 146i> ,

Page 1