‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 40 sur 227 · Voir même série, tr. Maasserôth, 4. Gomp. ch. YI · texte numérisé non relu

Voir même série, tr. Maasserôth, 4. Gomp. ch. YI

Eliézcr et les autres sages, s'applique au cas où le propriétaire qui a cueilli est riche' ; mais au cas où le propriétaire serait pauvro, il pourrait donner à la péa telle destination (|ii'i] voudrait, puisqu'il est dans le cas de se l'approprier lui-même 2. Au dire de R. Zeira, R. Elazar et R. Yohanan et R. Josué b. Levi, expriment tous les trois des opinions analogues: 1° R. Elazar; car R. Zeira dit au nom do R. Elazar que l'on peut faire acquérir à au'rui une trouvaille (et de même, ici, transmettre la péa à un pauvre). 2° R. Yohanan; car on a enseigné ailleurs ^ : « La trouvaille faite par un fils ou une fille mineurs, par l'esclave ou la servante cananéenne, ou enfin par la femme, appartient au chef de famille ; mais la trouvaille faite par le fils ou la fille majeurs, ou par des domestiques hébreux, ou par une femme répudiée, bien qu'elle n'ait pas encore reçu le montant de sa dot ou du contrat, appartient à celui qui Ta trouvée. » Or, cette dernière règle, dit R. Yohanan, ne s'applique qu'aux enfants majeurs qui ne feraient pas partie de la maison et de la table de leur père; mais, au cas affirmatif, la trouvaille faite par eux appartient au père (elle peut donc être transmise à autrui). 3° R. Josué b. Levi; car, selon lui, la discussion rapportée par notre Mischnâ s'applique au cas où le propriétaire est riche ; mais au cas où le propriétaire serait pauvre, il pourrait donner à la péa telle distination qu'il voudrait, puisqu'il est dans le cas de se l'approprier lui-même. Or, l'on a enseigné : si l'on engage un ouvrier pour accomplir tous les travaux d'une journée dont on a besoin, les trouvailles de cet ouvrier appartiennent de droit au propriétaire. R. Simon b. Lakisch demanda: comment, d'une part, dit-on que si cet ouvrier veut renoncer à son travail après une demi-journée, il le peut '*, et d'autre part, dit-on que la trouvaille appartient au propriétaire ? (Il en résulte donc que R. Yohanan diffère d'avis). A quoi bon cette objection (et déduction) de R. Simon b. Lakisch, pour justifier la divergence d'avis ; nous avons déjà appris plus explicitement que, selon R. Jacob bar Aha, il y a divergence d'opinions entre R. Yohanan et R. Simon b. Lakisch : selon R. Yohanan, on peut faire acquérir une trouvaille à autrui (et de même l'ouvrier peut la transmettre au propriétaire) ; selon Resch Lakisch^ au contraire, on ne peut pas faire acquérir une trouvaille à autrui. R. Redifa dit que R. Yona et R. Yossé diffèrent d'avis sur ce qui suit*^ : selon l'un, celui-là seul qui a le droit de prendre cette part légale (le pauvre) peut aussi la transmettre à autrui; d'après l'autre, celui qui est en mesure de la donner (le riche propriétaire) peut aussi la transmettre. Il en résulte donc, d'après celui qui admet que la faculté de pouvoir donner (celle

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