D'après son adversaire Hillel, l'a- ch. I, §2 (f
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(Ezra, X, 8) : tout individu qui tie se sera pas rendu dans les 3 jours au conseil des princes et des vieillards^ perdra tous ses biens par droit d'anathème (le tribunal peut donc disperser des biens particuliers). Comment saiton que le tribunal peut parfois dispenser de la dîme? R. Yonathan, fils de R. Isaac bar Aha le déduit de ceci : on ne rend pas l'année embolismique, afin de mettre en harmonie l'année lunaire avec l'an solaire, est-il dit', si c'est une V année agraire, ni si elle est une 8^ année ~ ; mais si le tribunal l'a déclaré ainsi, c'est un point admis '. Or, en prolongeant l'année d'un mois supplémentaire (l'abandon étant juridique), n'est-on pas dispensé de donner la dîme? (puisque l'on en est dispensé d'ordinaire dans l'année du repos agraire, où tous les produits sont abandonnés publiquement? Donc, le tribunal peut accorder cette dispense). On sait, parce qui précède, pourquoi la 1" année ne doit pas recevoir d'addition ; mais quel est le motif pour la huitième? C'est, dit R. Aboun, pour ne pas augmenter la durée de l'interdiction des nouveaux fruits en ce mois (ce mois additionnel resterait soumis aux lois agraires de l'an?). R. Zeira dit au nom de R. Abahou *: la défense d'augmenter l'année d'un mois n'était applicable toutefois qu'aussi longtemps que, selon Rabbi, il n'était pas permis d'importer en Palestine des légumineux provenant de l'extérieur (par crainte d'une confusion entre les produits du dehors et ceux de l'intérieur du pays ; il ne fallait donc pas prolonger la défense) ; mais du mioment où Rabbi autorisa ce transport, il importait peu que ce soit la 7^ année, ou une des autres années de la période agraire (il n'y aurait plus de motif pour ne pas la prolonger). On a enseigné : on ne rend pas l'année embolismique, ni si elle est une l"" année agraire, ni si elle est la suivante ou 8®, mais on choisit pour cela une des autres années de la période ; cependant, si le tribunal l'a déclaré ainsi, ce sera admis pour tous. Toutefois, dit R. Mena, cela n'avait été dit qu'en principe, lorsque les années de la vie étaient uniformes ^ (que chacun cultivait la terre en paix) ; mais depuis qu'elles ne le sont plus (qu'Israël est dépossédé), il est indifférent que ce soit en la 7^ année, ou une des autres. On a aussi enseigné, chez R. Gamaliel ^ que l'addition d'un mois embolismique avait lieu dans l'année qui suit la 7*^ ou repos agraire (elle est admise aussitôt après, car depuis cette fixation le temple de Jérusalem est détruit). Il n'y a rien à conclure de l'addition embolismique pour l'abandon au public, dit R. Abin (selon lequel toute addition peut avoir lieu indifféremment, en vertu d'un texte de la loi). Comme il est dit (Deutéron., XVI, 1) : observe
\. Tosseïia SUT le ir. Ho.sch Ra-schana 4. Voir même série, tr. Schebiith^
ch. II ; tr. Schekalim, cli. III. ch. VI, § 4 (f. 37") ; tr. Synhédrin, ch. I,