Il n'est pas tenu de les prélever au ch. 14 (n
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Si c'est un propriétaire qui agit ainsi, il spécule du glanage et vole les pauvres. Si c'est un ouvrier, il vole à la fois le propriétaire et les pauvres V
« Il est (lit (d'eux) : ne recule pas la limite de ceux ijui montent ^ »
R. Jérémie et H. Joseph interprètent diversement l'application de ce verset: selon le premier, il s'agit là de ceux qui sont montés ^ en Egypte (les enfants d'Israël) ; selon l'autre, c'est un euphémisme pour désigner au contraire ceux qui sont descendus de leurs biens (qui les ont perdus), de même que, pour ne pas faire de peine à l'aveugle, on l'appelle : plein de lumière.
R. Isaac rappelle que le verset : tu mèneras à la maison les pauvres errants ou. persécutés (Isaïe, LVIII, 7) a été interprété par R. Abin, comme suit : en agissant ainsi, on accomplit une œuvre aussi méritoire que d'apporter les prémices au Temple de Jérusalem (ou la maison par excellence)i puisque l'on emploie le môme mot tâhi dans le dit verset et dans celui-ci : tu offriras clans la maison de V Éternel ton Dieu, les premiers fruits mûrs de tes terres (Lévitique, XXIII, 19).
6 (7) . Si une gerbe a été oubliée par les ouvriers, mais trouvée par le propriétaire, et vice- versa, ou si les pauvres l'ont cachée, soit en se plaçant devant elle, soit en la couvrant d'issues de paille % elle n'est pas consisidérée conanne oubli (et revient à son maître).
Si une gerbe a été oubliée parles ouvriers, mais trouvée par le propriétaire, ce n'est pas un oubli légal (dû aux pauvres), parce que le même verset ^ contient les expressions ta moisson et si tu oublies (toi-même) ; de même, si le propriétaire l'a oubliée et que les ouvriers la retrouvent, l'oubli est également nul, en vertu des mêmes expressions rapprochées (il faut que l'oubli provienne du moissonneur, pour être légalement dû). Selon R. Simon b. Juda au nom de R. Simon, si même des asniers en parcourant la route voient une gerbe oubliée par les ouvriers et même par le propriétaire, ils ne peuvent pas y toucher jusqu'à ce que tous l'aient oubliée et abandonnée. Si un propriétaire, se trouvant en ville, dit : je sais que les ouvriers oublient des gerbes en tel ou tel endroit, l'oubli n'est pas réel ni dû aux pauvres ^ Mais, s'il se trouve au champ et dit : je sais que les ouvriers oubhent les gerbes de tel endroit, l'oubli est bien maintenu, parce qu'il est écrit: Si dans les champs'' tu oublies, etc. (ibid),