Voir t. 1er de notre traduction, p. 445, note
4. Ce mot peut avoir pour étymologie, soit la racine *^"iD, bouger, se déplacer, soit le terme ÎTDN, tard, soit :\jV^^
béquille, servant d'appui aux vieillards.
5. A ce mot, dérivé de la racine u'I^D, le D"" J. Levy, dans son Lexique, compare avec raison plusieurs passages de la traduction clialdéenne de la Bible, ou Uircjoum : Isaïe, LIX, 10; Job, V 14; Psaume GXV, 7.
G. Gomp. tr. Ilullin, f. 134'.
TRAITE PÉA 107
Pour ce cas, on ne parle pas de l'arrivée spéciale des vieillards retardataires, parce que, comme il s'agit de fruits très-rechercliés, tous viennent de suite. De même, « l'on peut secouer une dernière fois les oliviers, lorsque la seconde pluie d'hiver est tombée » (sans les attendre) ; car, en raison de la température froide qui règne alors, les jeunes gens seuls sortent à la recherche des dernières cueillettes. Mais, objecte-t-on à R. Juda ', n'est-il pas interdit, selon lui, de glaner même une part moindre, parce que ce serait voler les pauvres? 11 répondit en citant précisément leur avis (il ne saurait en être comme vous le dites) : Ne dites-vous pas qu'en raison du froid, les jeunes gens seuls sortent alors pour glaner ; do môme, en réalité, comme tout pauvre sait, dès la seconde pluie, qu'il ne rapporterait plus de quoi se nourrir, il ne sort plus (donc, selon vous, il eût mieux valu fixer aux pauvres, comme mesure, un minimum de 4 deniers à glaner, et non l'époque du froid).
2. On ajoute foi aux assertions des pauvres, lorsqu'ils déclarent que tel fruit fait partie du glanage, de l'oubli, ou de la péa-, aussi longtemps que dure la nnoisson ; pour la dîme des pauvres, ils sont dignes de foi chaque année où celle-ci est due (3® et 6^). Aux lévites on ajoute toujours foi (pour la 1" dîme) ; mais, bien entendu, seulement pour les objets qu'il est d'usage de leur remettre ^.
Jusqu'à, quel endroit du champ peut-on ajouter foi aux pauvres, lorsqu'ils prétendent avoir enlevé de là le blé qu'ils ont ? Jusqu'à l'endroit, répond R. Hanina, où le propriétaire a l'habitude d'aller et dont il revient le même jour '' . Ainsi, il arriva à Rabbi d'ajouter foi aux assertions de 5 frères pauvres, affirmant leurs droits sur 5 cours divers (grandes mesures) de froment. Mais se peut-il qu'en un jour on puissa glaner une telle quantité sur place et revenir? Non, mais en enlevant un peu çà et là, cela représente pour chacun la valeur d'un cour (soit ensemble 5 cours). R. Eliezer Dromia (du midi) demanda en présence de R. Yossé : l'enseignement de notre Mischnâ n'est-il pas conformic à l'avis de R. Eliezer, puisqu'il dit ailleurs que, si l'on est digne de foi pour la '2'' dîme (non soupçonné de la garder), on l'est aussi pour la première " ? Non, répondit R. Yossé, cet avis est conforme à l'opinion de tous, et il y a ici une distinction à établir en ce que l'on ne commettrait pas
i. Il dit dans la Mischnâ qu'il faut at- Les pauvres vont jusque là pour glaner,
tendre le départ des pauvres, sans dé- 5. Selon les autres sages, le degré de
passer quatre as. confiance n'est pas sujet à l'extension. Si
2. Et la dîme n'est pas due; comp. donc ici on croit le pauvre, de façon à tr. Halla, ch. I, § 2. soustraire certains produits à la pre-