‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 66 sur 227 · Voir le § suivant. mière dîme, c'est un avis conforme à · texte numérisé non relu

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4. C'est assez près pour aller et rêve- R. Ehezer seul, nir le même jour en faisant la cueillette.

^08 TRAITÉ VVA

le tort grave do donner aux panvres sans avoir prélevé la dîme '. A ce propos, R. Eliczor dit au nom de R. Oschia : de même que Ton ne soupronnc pas les simples Israélites de cousommer indûment ce qui est réservé comme prélèvement sacerdotal {troinna), de môme Ton ne soupronue pas les lévites de ne pas'dire la vérité au sujet du prélèvement sur la dîme (ou lOO*"). Aussi, ajoute R. Oschia, nuli'o iMiscliiifL dit-elle bien : « aux lévil(;s ou ajoiile toujours foi )> (y compris ce droit). R. Mena demanda : les croit-on toujours sur parole, même dans ranué(î du repos agraire (où la dîme n'est pas due) ? On peut ajouter foi aux lévites, répondit R. Aboun bar lliya, lorsqu'ils déclarent que ces fruits sont de vraie dîme (première), et cette affirmation peut le dispenser de la 2« dîme ; mais, si un lévite dit que cela lui a été donné, ou lui appartient (de son champ), on ne le croit pas. Mais la Mischnâ n'emploie-t-elle pas un pléonasme en disant : « il est bien entendu qu'on leur ajoute foi seulement pour les objets qu'il est d'usage de leur remettre d'ordinaire ? » En effet, il faut supprimer ce dernier mot.

3. On ajoute foi aux pauvres pour le froment -, mais non pour la farine, ni pour le pain ^. On les croit pour l'orge (ou riz) lorsquil est encore dans les épis, mais non lorsque ce blé est en grains, soit cru, soit cuit. On les croit pour les haricots, mais non pour la farine qui en proviendrait et formerait des boulettes, soit crues, soit cuites. On accueille comme vraie l'assertion du pauvre lorsqu'il dit, pour de l'huile, qu'elle provient de la dîme qui lui est due ; mais on ne le croit pas, lorsqu'il dit qu'elle provient de son glanage ^ (la quantité serait trop petite, pour qu'il y ait Heu d'en fabriquer).

Peut-on ajouter foi à ses pad:'oIes lorsqu'il dit : « j'ai reçu, il est vrai, du froment, mais j'en ai fait de la farine », ou « j'ai reçu du froment dont j'ai fait du pain »? Est-il digne de foi? Evidemment, il doit l'être (car, il s'agit là d'une hypothèse bien naturelle). Mais, si tout le monde sait que la plupart des habitants ne font que recueiUir du glanage (pour le moudre et le donner plus tard), on n'ajoute pourtant pas foi à ses paroles (c'est trop rare). On a enseigné, selon R. Juda : dans les localités où l'on a l'habitude de mettre tout au pressoir, y compris les olelôth, on peut ajouter foi au pauvre, lorsqu'il dit, du vin qu'il possède, que cela provient de ses olelôth. De même, l'on a enseigné ^: dans les endroits où il est d'usage de recueillir même les olives isolées (en se-

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