Voir même série tr. Schekalim
^30 TRAITÉ DEMAT
rir prrs do nous ot emposlor notro caverne. Ils la relûchèrenl; elle alla se placer
à la porte dt* son iiiiiîLro oL so mil à braire; ouvrez à c(;lLe pauvre transfuge, dit le maître ; voilà trois Jours qu'elle n'a rien mangé. On lui ouvre ; elle entre. Donnez-lui à manger, dit le maître. On mit aussitôt de l'orge devant elle, mais elle refusa d'en prendre ; et, comme on lui en fit l'observation, Habbi demanda à ses gens : Avez-vous nettoyé l'orge, en enlevant la terre ou les cailloux? Oui, dirent-ils. En avez-vous enlevé aussi ce qui serait dû pour le doute sur les oblations légales? Non, répondirent-ils, puisque notre maître nous a enseigné que si l'on achète des fruits pour s'en servir comme semences, ou pour les donner aux animaux, ou de la farine pour tanner les peaux, ou de l'huile servant soit à l'éclairage, soit au frottement des ustensiles, on est dispensé des prélèvements en cas de doute. C'est vrai, répliqua Rabbi, mais elle est si méticuleuse qu'elle renchérit ce devoir pour elle. On fit le prélèvement, et elle mangea. — Deux pauvres * avaient mis en dépôt chez le même R. Pinhas ben Yaïr deux saas d'orge, que celui-ci sema dans son champ : à la moisson, il recueillit le tout. Lorsqu'ils revinrent, ils voulurent reprendre leurs 2 saas. Faites venir des chameaux et des ânes pour emporter tout le produit de votre orge *. Le même rabbin se rendit dans une localité d'où l'on se plaignait à lui que les souris dévoraient presque tout le blé de la récolte. Il conjura les souris de se rendre à son appel ; elles se réunirent devant lui et commencèrent à siffler. Il dit alors aux habitants de la localité : comprenez-vous ce qu'elles disent? Non, répondirent-ils. Voici, observa le rabbi, ce qu'elles me révèlent : comme vous ne prélevez pas sur la récolte les parts légales, elles les dévorent. Nous te promettons, répliquèrent les habitants, de ne plus faillir à ce devoir; et, en effet, à partir de ce jour, il n'y eut plus de dégât.
Un roi d'Arabie avait laissé tomber à Uirre une perle, qu'une souris avala. Ne pouvant la retrouver, on s'adressa à R. Pinhas ben Yaïr. Mais, dit-il, me prenez-vous pour un sorcier? Non, fut-il répondu, nous nous adressons à ta bonne renomuiée (car on sait qu'en vertu de ta grande piété, Dieu exauce tous tes vœux). Il conjura donc les souris de se réunir; elles arrivèrent toutes, et il remarqua que l'une d'elles était enflée (par la perle) et arrivait : c'est dans le corps de celle-ci, dit-il, que se trouve la perle; je l'adjure de la rendre. Et cela fut fait. R. Pinhas ben Yaïr se rendit dans une localité. On alla le voir et lui dire : notre fontaine ne fournit plus, comme autrefois, l'eau dont nous avons besoin. Peut-être, leur demanda-t-il, ne remplissez-vous pas les devoirs des prélèvements légaux? C'est vrai, répondirent-ils; nous te promettons de remplir désormais cette obligation. Ils agirent ainsi, et l'eau revint en abondance, selon leurs besoins. Comme un jour ce R. Pinhas voulait se rendre à la maison d'études % le fleuve Guinaï avait pris subitement une telle extension