‹ Le Talmud de Jérusalem;Chapitre 115 sur 343 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

lait? Enfin donne-t-elle au mets ce caractère de réalité (non passagère) qui entraîne l'obligation des dîmes? El, par contre, celui qui s'interdit de manger d'un mets fumé peut-il manger un mels cuit? (questions non résolues). R. Aba b. Juda au nom de l'école de R. Ahaï dit : un mets farineux cuit n'est pas considéré comme cuisson interdite, si elle émane d(3s païens, et il peut servir (le cas échéant) à constituer la conjonction symbolique des cours, par l'union des mets, pour le transport sabbatique. R. Yossé b. R. Aboun dit au nom de R. Houna* : tout aliment que parfois l'on mange cru n'est pas interdit s'il est bouilli par un païen, et il peut servir à la jonction symbolique des distances. Celui qui s'est interdit de manger d'un mets cuit, peut-il manger d'un plat épais? On peut résoudre cette question à l'aide de ce qu'il est dit ici : « il sera interdit de manger d'un plat cuit mince, mais il sera permis de manger d'un plat épais » ; or, si l'interdit des mets cuits, qui comprendront le rôti et le bouilli, n'implique pas un plat épais (qui reste permis) ; à plus forte raison ce dernier sera permis en cas d'interdit de « ce qui est cuit », dont l'ensemble ne comprend pas le rôti et le bouilli. Mais établit-on le raisonnement par à fortiori pour les vœux ? Voici donc comment il faut s'exprimer : la formule d'interdit « des mets cuits », qui comprennent le rôti et le bouilli n'implique pas la défense du plat épais ; mais la formule d'interdit « de ce qui est cuit », qui n'implique pas le rôti et le bouilli, laisse libre de manger d'un plat épais (il est permis aux 2 cas). On a ensaigné : il lui sera interdit toutefois de manger du blé vert, àBVjpYj ; car les malades ont l'habitude d'en manger avec du pain (c'est donc un mets cuit). R. Hisda dit ; il lui est défendu de manger un œuf échaudé, que le malade mange avec du pain. « Il lui sera permis de manger un œuf à la coque », po^'/jicv (aisé à gober), « ou une courge roussie dans les cendres »; c'est le cas d'une courge amère, dit R. Hanina, adoucie aux cendres chaudes.

Qu'appelle-t-on « bouilli »? P. ex. de la bouillie d'épeautre (alica), de froment (xpaYoç)^ de grains déliés (TUTiaav/j) , de gruau, de seigle, d'orge, ou de riz. Si quelqu'un s'est interdit par vœu de goûter aux mets « que l'on met dans le pot », il lui sera défendu aussi de manger ceux que l'on met dans la marmite (XoTuàç) ; mais si par vœu il s'est interdit de manger les mets mis à la marmite, il pourra manger ce que l'on met au pot, car tout mets mis au pot peut aussi être placé dans la marmite. Par contre, certains mets ne peuvent être cuits qu'à la marmite, non au pot, et tel est p. ex. le déchet de la plante dite menthe. A celui qui s'interdit de manger ce qui est cuit au four, le pain seul est défendu; mais si l'on s'est interdit ce que l'on fait (apprête) au four, tout ce qui se fait là sera défendu.

â. A celui qui fait vœu de s'abstenir de tout produit confit, il est seulement défendu de manger des légumes confits. Mais s'il déclare « ne pas vouloir goûter à un produit confit » , toutes les sortes lui seront interdites.

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