‹ Le Talmud de Jérusalem;Chapitre 216 sur 343 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

défense négative. Il est écrit (Lévit. XV, 30) : Celle qui est souffrante de son impureté menstruelle et celui qui est affecté d'une gonorrhée^. Les premiers anciens ont conclu de ces mots que la femme menstruée devra rester dans son état d'éloignemenl, sans se teindre les yeux, ni se farder (çuxéo)), jusqu'à ce qu'elle ait passé à l'eau (jusqu'après le bain de purification) Y a-t-il une règle à tirer de là, leur dit R. Akiba? Non, car s'il était vrai qu'elle doit agir ainsi, il pourrait en résulter une persistance de laideur ; elle serait si mal vue de son mari, qu'il pourrait par conséquent avoir l'idée (injuste) de la répudier. L'avis des premiers anciens (qui n'ont pas ce souci, que la laideur maintenue provoque le divorce) s'accorde avec celui de Schamaï exprimé ici, tandis que l'avis opposé de R. Akiba (qui éprouve ladite crainte) est conforme à celui des Hillélites.

1. Cf. Torath Cohanim, section Metsora, cli. 9; Cf. B., tr. Sabbat, i. 64.

TRAITÉ NAZIR

Page 1