‹ Le Talmud de Jérusalem;Chapitre 222 sur 343 · Tr. SchebouoUi, III, 4. 2. V. J,, tr. Nedarim, II · texte numérisé non relu

Tr. SchebouoUi, III, 4. 2. V. J,, tr. Nedarim, II

00 TRAITÉ NAZIR

dice de périodicité usuelle), tous reconnaîtraient que le Nazir peut se raser à la fin de chaque mois ; il faut donc admettre que la discussion porte sur le cas où l'énoncé dit : « comme les cheveux de la tête » (d'une façon indéterminée). Cet énoncé, selon Rabbi, équivaut à l'expression: « p/em mes cheveux» (et comporte le Naziréat d'un an) ; selon les autres sages, cet énoncé équivaut à l'expression; « par \Qnomhre de mes cheveux » (et comporte le Naziréat restreint à un mois). Pourquoi ici (pour celui qui dit: « comme les cheveux delà tête ») y a-t-il mention de plusieurs Naziréats échelonnés ? En réalité, l'homme ne prononce pas de vœu d'abstinence ; seulement, il s'incite lui-même à s'éloigner de tout interdit (les périodes d'un mois suffisant).

On peut encore prouver par la suite (qu'il y a seulement discussion en cas d'énoncé vague). Selon R. Juda^, il arrive de plus que si un homme dit vouloir être (considéré comme Nazir) aussi bien que les produits d'été (mis sur les claies à sécher), ou comme les sentiers élargis pendant l'année de repos agraire, ou comme les étoiles du firmament (tous énoncés visant le grand nombre), cet homme sera Nazir pour toujours, mais pourra se faire raser à la fin de chaque mois. Or, pourrait-on dire que Rabbi est du même avis que les autres sages? (et en conclut-on que si l'énoncé dit « par le nombre des cheveux », Rabbi admettrait aussi de fixer la périodicitédunaziréat àun an?) C'est donc sur l'avis (opposé) de Rabbi que vient s'ajouter l'opinion émise par R. Juda^ (et la discussion a seulement lieu en cas d'énoncé indéterminé). Absalom était un nazir à perpétuité, et il ne pouvait se raser qu'à la fin de l'année, par suite de son degré d'engagement. D'où savons-nous que, selon les avis des autres sages, le Nazir perpétuel peut se faire raser à la fin de chaque mois? De ce qu'il est dit plus loin (§ 5) : « Celui qui déclare vouloir être Nazir « plein la maison » ou « une hotte pleine » devra être examiné, et on lui demandera ce qu'il a entendu énoncer par ces expressions ; s'il répond avoir sous-entendu par là une longue période, il sera Nazir un mois ; mais s'il dît avoir compris par là un naziréat ordinaire (indéterminé), on considérera que la « hotte » (sus énoncée) pourrait être remplie par des grains de moutarde, et il devra rester Nazir toute sa vie. » C'est à ce sujet qu'il a été enseigné (dans une Braïtha) : ce même Nazir pourra se faire raser à la fin de chaque mois d'abstinence (c'est donc conforme à l'avis des sages).

On a dit plus haut qu'après certain énoncé le Nazir ne pourra se faire raser qu'à la fin de l'année. Mais si après un espace de 6 mois il devient impur, lui suffira-t-il de compter encore un intervalle de 6 mois pour arriver à la période d'un an, ou bien faudra-t-il recommencer à compter une année complète de Naziréat? (question non résolue). De même, si après avoir achevé la périodicité il ne veut se faire raser que 2 ou 3 jours après la fin, et à ce moment il devient impur, faudra-t-il recommencer la période d'abstention, ou non? Certes, répliqua R. Mena, il n'y a nul doute qu'aussi longtemps que « la

1. Tossefta à ce tr., ch. 1. 2. Cf. Midrasch Rabba sur les Nombres, ch. 4 5 Rabba à Samuel, ch. 27.

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