‹ Le Talmud de Jérusalem;Chapitre 252 sur 343 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

lui qui a formulé le vœu peut dire alors : « Si cet homme était bien celui que je supposais, je suis Nazir par obligation ; si non, je le suis volontairement. »

(8). Si quelqu'un (en compagnie d'autres personnes) a vu l'animal douteux nommé Kewi\ et dit : « je fais vœu de NaîSiréat que c'est un animal sauvage », un autre dit : « je fais vœu qu'il n'est pas tel »; un 3® dit : « je fais vœu que c'est une bête domestique » ; un 4^ dit : ^( je fais vœu que ce n'est pas une bête domestique » ; un 5® dit : « je fais vœu que c'est à la fois un animal sauvage et domestique » ; enfin le 6® dit : « je fais vœu qu'il n'est ni l'un, ni l'autre » ; sur quoi, un étranger dit : « je fais vœu que l'un de vous est Nazir », ou : « je fais vœu qu'aucun de vous n'est Nazir », ou enfin ce que vous êtes tous Nazir », tous en effet le seront.

Voici comment il faut rectifier l'assertion de la Mischnâ ^ (disant § 5 que, « selon l'école de Hillel, ces hommes ne seront pas Nazir, sauf celui dont les paroles ne sont pas confirmées ») : sauf celui dont les paroles sont confirmées, à l'opposé du langage exprimé, comme il arrivera à une femme de dire : S'il n'en est pas ainsi, qu'elle n'enterre pas son fils, au lieu de vouloir dire : qu'elle l'enterre. On a enseigné que R. Juda dit au nom de R. Tarfon : « Aucun d'eux ne sera Nazir », car le Naziréat n'est applicable qu'après avoir été dûment avisé (en connaissance exacte de la cause du vœu). Voilà pourquoi R. Juda a dit 3 : le Naziréat douteux est libéré de fait (annulé).

A quel cas se rapporte l'hypothèse de notre Mischnâ (§ 6) : « Si le nouvel arrivant recule spontanément, etc. »? Si l'un dit : « au cas où c'est Ruben, je me considère comme engagé au Naziréat », et l'autre dit : « Si c'est Simon, je me considère comme engagé », pourquoi alors est-il admis que « personne ne sera Nazir » ? (Ne devrait-on pas vérifier qui c'est, afiu que l'autre soit Nazir?) Et n'en résulterait-il pas que l'un des deux serait engagé, car si c'est Ruben, il sera Nazir, et si c'est Simon, il le sera? C'est qu'il s'agit du cas où l'un dit vouloir être Nazir si c'est Ruben, pendant que l'autre s'engage de même si c'est Simon (en raison du double doute, l'engagement est nul) ; or, si le nouvel arrivant recule spontanément, cène sera ni Ruben, ni Simon, et, par suite, nul ne sera Nazir. C'est conforme à l'avis exprimé par R. Simon* : l'offre du sacrifice ne sera obligatoire qu'en présence de la certitude de vitalité du fils venu au monde. On a enseigné : Le total des formules de vœu (énoncées à la vue de l'animal douteux Keivi) s'élève à neuf Naziréats. Mais n'en compte-t-on pas dix ici (selon le présent texte)? Il est impossible que les paroles de l'un d'eux au moins ne se réalisent pas (il ne reste donc que neuf). Selon R. Yassa au contraire, ilfaut expliquer notre- Mischnâ selon l'avis de l'école de Schammaï (que tous seront Nazir, même celui dont les

1. V. tr. Bicconrim, II, 8 (t. Ill, p. 380): peut-être l'antilope. 2. Gomp. cidessus, II, 2. 3. Ibid., § 8. 4. J., Ibid.

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paroles ne sont pas confirmées, soit un total de dix Nazir) ; c'est ainsi que cette école a dit (§ 1) : Même une consécration douteuse est comptée comme telle.

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