‹ Le Talmud de Jérusalem;Chapitre 253 sur 343 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

1. Trois objets essentiels sont interdits au Nazir : l'impureté, la taille des cheveux, et la consommation de ce qui provient de la vigne. Tout ce qui provient d'elle (p. ex. la peau, les pépins, les grains secs) sera joint pour constituer le minimum réglementaire, et Ton n'est coupable d'infraction à l'abstinence qu'en ayant mangé des raisins une quantité égale à une olive. Un ancien enseignement fixait comme mesure d'avoir bu au moins un quart de long de vin. R. Akiba dit : si ayant trempé le pain dans du vin, il en est entré de quoi constituer l'équivalent d'une olive (et on Ta mangé), on est coupable.

« L'impureté » est interdite au Nazir, parce qu'il est écrit (Nombres, VI, 6) ; pendant tous les jours de son Naziréat à V Eternel^ il ne se rendra pas auprès d'un mort (ce qui est le résumé de l'impureté). « La taille des cheveux » lui est interdite, selon ces mots (ibid. 5) : pendant toute la durée de son vœu, le rasoir ne devra pas passer sur sa tête; enfin « la consommation des produits de la vigne », comme il est dit (ibid. 4) : pendant toute la durée de son vœUi de tout ce qui provient de la vigne^ etc. On a enseigné que R. Zacaï dit en présence de R. Yohanan* : si l'on sacrifie à une idole, si on l'encense et lui offre des libations, le tout dans un même état d'ignorance, on est coupable pour chacune des 3 actions. 0 Babylonien, lui dit R. Yohanan, tu as su passer à pied sur trois fleuves pour arriver de ton pays jusqu'ici, et tu as failh te briser au premier choc. Comment admettre qu'en aucun cas l'on soit plus d'une fois condamnable? Avant de le briser de tes propres mains (avant de commettre l'erreur d'interprétation), on ne pouvait approuver qu'une culpabilité même au cas de plusieurs actes d'idolâtrie (le tout dans un seul état d'ignorance) ; mais depuis que tu t'es brisé (commettant l'erreur d'interprétation, que la redondance du mot génuflexion vise la divisibilité des fautes commises), il peut arriver que l'on soit plusieurs fois coupable, et une pénaUté ne suffira pas à expier les diverses fautes. — ^.

R. Samuel b. Abdima dit : même en admettant qu'un terme bibUque (paraissant inutile 3) a été exprimé dans un but spécial (vise un point particulier), il semble dit sans portée; or, toute expression en ce cas vise la règle générale. Mais alors (si le détail énoncé inutilement se réfère à la généralité), on devait dire de même ici (dans notre Mischnâ) que d'abord les pépins et la peau fai-

1. V. J., Ir. Sabbat, VII, 1 (t. IV, p. 81). 2. Suit une page traduite ibid., § 2, (t. IV, pp. 88-89). 3. Comme p. ex. la Bible, à la suite de la prescription générale du repos sabbatique, déleiid à part le détail d'allumer le leu en ce jour.

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