‹ Le Talmud de Jérusalem;Chapitre 322 sur 343 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

1 . Dix sortes de familles proviennent de l'exil de Babylone (et sont installées depuis lors en Palestine) : des prêtres, des Lévites, des Israélites, des issus de profanés 3, des prosélytes, des affranchis, des Mamzer, des gens voués au culte, ceux de père inconnu, des enfants trouvés. Les 3 premières peuvent se marier entre elles. Des 6 premières, sauf le cohen, il peut aussi y avoir alliance entre elles ; enfm les 6 dernières peuvent s'unir entre elles.

On le sait pour « les prêtres, les lévites, les Israélites », de ce qu'il est dit (Ezra, VIll, 20) : Des enfants d'Israël, des Cohanim, des lévites, des chanteurs, des portiers, et des serviteurs *, montèrent à Jérusalem Van VI du roi Artaxaschta ; pour « les profanés », de ce qu'il est dit (ib. II, 62) : des Cohanim, il y eut les familles de Hahia et Koç ; ceux-ci cherchèrent le texte de leur généalogie, et, oie rayant pas trouvé, ils furent rejetés du sacerdoce. Il est dit (ibid., 63) : Hatirschta leur dit etc. ; pourquoi Néhémie eut-il ce surnom ? C'est qu'à cet écbanson (Israélite) du roi il fut permis, par exception, de boire du vin des païens s, selon les mots (Néhémie, I, 11) : J'étais réchanson du roi. Puis (Ezra, ibid.) : qui ne devront pas manger des saintetés supérieures; ils pouvaient donc consommer des saintetés à manger dans toute la Palestine (telle que l'oblatioa). R. Yossé dit : la présomption de pureté à l'égard des Cohanim était si grande, que ceux qui avaient eu la faculté de manger des saintetés en exil purent aussitôt les manger en Palestine.

1. V. J., tr. Péa, III, 8. 2. Mauvais habitants, dignes d'une mauvaise habi^ tation. 3. CL Lévitique, XXI, 15. 4. Littéral. : donnés, voués au culte. 5. Jeu de mots entre Hatirschta et Hater schata, permis de boire. L'échanson ))ttYait de ce vin pour ne pas laisser supposer le vin empoisonné.

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