‹ Le Talmud de Jérusalem;Chapitre 49 sur 343 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

i. La trouvaille de la femme-, ce qu'elle gagne appartient au mari. Si elle a des biens en héritage, aussi longtemps qu'elle vit, le mari en mange les produits (en a l'usufruit, et le capital reste la propriété de la femme). Si quelqu'un l'a blessée, outre la condamnation aux dommagesintérêts et à l'amende pour la honte qu'il lui a faite, le payement appartiendra à la femme ^. R. Judah b. Bethera dit que Ton partagera le montant en 3 parties, et si la blessure a eu lieu dans un endroit à couvert, on donnera 2 parties à la femme et une au mari ; si elle a eu lieu dans un endroit découvert, on donnera 2 parties au mari et une à la femme (car le mari est aussi lésé quand on blesse sa femme). Ce qui appartient au mari devra lui être remis de suite, mais ce qui appartient à la femme sera vendu pour en acheter une terre, dont le mari aura l'usufruit.

R. Hiskia dit au nom de R. Iiiii que R. Yohanan et R. Simon b. Lakisch discutent sur l'attribution de la Mischnà : d'après l'un, elle exprime l'avis de tous ; d'après l'autre, elle exprime des avis en discussion (entre R. Méir et R. Yohanan le cordonnier). L'on ignore par qui chacune de ces attributions a été énoncée. 11 y a lieu de croire qu'à R. Simon b. Lakisch appartient l'opinion d'adopter l'énoncé delà Mischnà selon une discussion ; car plus haut (V, G), au sujet de l'excédant laissé par la femme qui se subvient par son travail, le même R. Simon expose qu'il y a discussion sur le reliquat de 5 selà, et il admet que (selon R. Méir) si le mari pourvoit à la nourriture de la femme,

1. C.-à-d. si tu ne sais pas garder la Loi, lu seras réduite à cotte misère, explique le comment. Qorhan 'èda. 2. Au cas où il est permis de garder la trouvaille. Cf. IV, 4. 3. V. tr. Baca ciamma, \iU, 1.

Page 1