‹ Le Talmud de Jérusalem;Chapitre 96 sur 343 · V, ci-après, XI, 13 {t 42'). 2. Comme enlevée · texte numérisé non relu

V, ci-après, XI, 13 {t 42'). 2. Comme enlevée

164 TRAITÉ >sEDARIM

impies) exprime l'avis de R. Judan, qui dit* : du verset (Ecoles. V, 4) Mieux vaut pour toi ne j)cis faire de vœu que d'en faire un et ne pas V accomplir , on conclut que le meilleur de tout est de ne pas faire de vœux; selon R. Meir, on déduit de ce verset que le meilleur procédé est d'énoncer un vœu, puis de l'accomplir. Ainsi, il est dit (Ps. LXXVI, 12) : Faites des vœux et acquittez-vous en VÉternel. Comment faire ? (D'où vient que la crainte de négligence énoncée pour le vœu n'existe pas à l'égard d'une promesse de don?) Pour le don, à peine est-on assis au parvis du Temple, que l'on désigne p. ex. telle victime à servir d'holocauste (et il n'y a plus de retard à craindre). R. Abin dit au nom de R. Juda d'avoir recours à cette échappée (s'il s'agit de déher d'un vœu) : Si tu avais su que l'énonciateur d'un vœu est appelé impie, l'aurais-tu exprimé? (Non; donc, renonce et sois dégagé). R. Yanaï (en ce cas) invoquait ce verset (Prov. XX, 25) : Cest un danger pour r homme de précipiter (proférer imprudemment) ce qui est sacré et d'examiner les vœux après ; or, par ces derniers mots, on entend qu'à hi suite des vœux on commence à examiner le registre, Ti'.vaÇ, de l'individu (pour scruter ses œuvres), et mieux vaut y renoncer. Selon une autre explication de ce même verset, après le retard d'un vœu, le registre de l'homme sera scruté. Ainsi, il était arrivé à quelqu'un qui avait fait vœu d'offrir un holocauste de tarder à l'apporter; son navire fit naufrage en mer.

« Celui qui dit vouloir adopter le procédé des hommes sans reproche a énoncé une parole vaine. » Ceci prouverait que même les gens prudents émettent des vœux; ^pourtant, dès qu'un homme fait un vœu, il n'est plus sans reproche. Aussi, notre Mischnâ (parlant d'offrandes volontaires des gens prudents) émane de R. Juda, puisque l'on a enseigné en son nom : jadis, les gens pieux désiraient offrir le sacrifice de péché ; mais comme la Providence ne leur donnait pas lieu de pécher, ils se vouaient à l'abstinence, pour avoir sujet d'offrir ce sacrifice. R. Simon dit : Celait un péché de leur part de faire ce vœu d'abstinence, comme il est dit (Nombres, VI, 11) : // le fera absoudre du péché qu'il a commis envers son âme^ ; or, cet homme est cou^.able contre lui-même de s'être mortifié en se privant de vin. Cet avis de R. Simon est conforme à celui de Simeon le juste, dont on rapporte qu'il a dit ^ : De ma vie je n'ai goûté au sacrifice de délit qu'immole le Naziréen, sauf une fois. Un jour, je reçus un homme du Midi (Nazir). Je le vis : il avait de beaux yeux, une mine agréable, et ses cheveux tombaient en riches boucles sur sa figure. Pourquoi, lui demandai-je, porter les ciseaux sur celte belle chevelure? — -- J'étais, répondit-il, le berger de mon père dans la ville que j'habitais. Un jour, en puisant de l'eau à la source, je regardai avec satisfaction mon image, pupa ; un mauvais penchant allait s'emparer de moi et me perdre, lorsque je

1. Cf. Rabba à Lévitique, eh. 37. 2. Littéralement : par ce cadavre. Pour l'exégèse de ce verset, v. les notes à la traduction du Pentateuque par M. le gr. R. Woguo, t. III, p. 83. 3. V. tr. Nazir, I, G; Rabba à Nombres, ch. 10; Cf. J, Derenbourg, Essai, etc., p. 52; H. Rodrigues, Midraschim, p. 85.

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