LE PALA'S
S'il est une locution empruntée à la langue italienne- (tout en ait fait un abus véritablement ridicule depuis trente ans, c'es; certes celle de a giorno. Il n'est pas un prog'-mime de fêle, pas une réclame à propos de bal, de soirée, etc., qui ne porte ces deux mots en tète de son prospectus. Une autre locution ffiMS uiiiius en faveur : Fête vénitienne; a servi d'appât aux i -ntrepreueurs de plaisirs publics, depuis un u èiue nombre d'auuées, et il est peu de villes en France qui n'aient vu p'acarder sur leurs murs bon nombre de ces affiches dont les nuances heurtées liraient l'œil en attendant que les promesses fallacieuses ipi'elles contenaient tirassent l'argent de la poche des- curieux. Il n'est donc peut-être pas un seul de nos lecteurs qui n'ait dans sa ville natale, à
une ai rage et giorno ; mais, nous
avons le regret de le dire, pas un seul de ceux-là ne sait ce que c'est qu'une fêle véritablement vénitienne, qu'une illumination, suivant l'expression italienne, véritablement a giorno.
Pour avoir a-sisté à l'une, pour avoir contemplé l'autre, il faut avoir été à Venise, il faut avoir eu l'honneur d'être présenté d uis l'un de CCS palais patriciens comme il en reste encore deux ou trois debout, et.dans lesquels on conserve, en dépilde l'oppression autrichienne, les antiques usage- de la vieille cité des . avec le même culte, le même amour que les amateurs passionnés observent pour les produits d'art d'uneautre époque. La première condition de la rôle vénitienne proprement dite, c'est le masque; la prose 'million de l'éclairage a giorno, c'est que la lumière soit plus vive encore que lorsque le soleil dar e ses plus ardents rayons et que celle lu mi ère . il a p o'u ion :.o i seulement dans l'intérieur du pilais, lieu delà fô te, tuai mcore, mais surtout sur le canal
i|Ul le bol de.
lin Fiance, no, h dut udes de mascarade ne DOU
mettent pas de comprendre ce qu'est le mis pic en Italie, el surtout rr qu'il était jadis a Venise Bvaul que 1 1 police autrichienne eûl établi e rè lements
soi-dlsanl paternels. D'abord, à Venise, le carnaval
LE TAMBOUR DE LA 32e DEMI-BRIGADE
durait quatre mois (d'octobre au mercredi des Cendres) et le masque pouvait se repi eudre publique meut encore à d'autre-- fêles dans l'auuée. La saison d'hiver n'éUU à propremeul parler que la saison du carnaval.
En décembre, le manque était doue dans .toute sa puissance, et celte année de 1 796, eu dépit des succès des armées françaises, eu dépit des préoccupations sérieuses» en dépit des orages menaçants qui se formaient à l'horizon, le carnaval u'en brillait pas moins a Venise par force d'habitude de tout sou miroilaul et splendide éclat. La nuit où. nous rentrons dans la ville des doges, uu beau palais dont la façade dominait l'un de ces nombreux canaux qui avoisiueut le ([uai des Esclavous, resplendissait de lumières et de bruit. Des centaines de gondoles portant les écus=ons des plus nobles familles s'entassaient aux abords du palais, et les barcaroli armoriés qui les montaient échangeaient lazzi et injures avec les gondoliers de louage dont les embarcations sombres glissaient lestement sur les eaux.
A minuit, la fête était dans tout son éclat et les illuminations resplendissaient du rez-chaussée au faite du palais, se doublant encore par l'effet du mirage dans les eaux du canal. Uu tapis de velours rouge, jeté sur les marches du débarcadère, permettait aux élégaules signoras de quitter les moelleux coussins de leurs goudoles sans effleurer même le marbre qui recouvrait le sol. A l'intérieur du palais, quatre salous magnifiques et deux galeries immenses recevaient les invités qui se pressaient dans cette splendide demeure.
Tous étaient masque:-, tousétaienl richement vêlas, et la joie la plus vive, l'ardeur la plus bruyante régnaient d'uu bout à l'autre des salons et des galeries.
Ou venait de danser; le tumulte qui régnait occasionna dans la foule un mouvement de (lux et de reflux comparable à celui d'une mer agitée : un personnage, costumé en soldat dalmale, la figure recouverte d'un masque de velours rouge, passa du premier salou dans le second, conduisant par le bras un masque de petite taille encapuchonné comme l'étaient les chauves-souris des bals de l'Opéra sous Louis XV. Ce masque dont on devinait la taille nue, les formes grêles et la construction délicate, en dépit des nombreux tuyaux formés par la jupe de la robe, suivait sou conducteur non comme obéissant à l'attraction du plaisir, mais bien comme eutraiué par force. L'homme au masque de velours rouge, grâce à sa taille qui lui permettait de dominer la foule, s'avançait jetant autour de lui, à travers les trous de son masque, des regards ardemment investigateurs. Apercevant un personnage sec et maigre, revêtu d'uu déguisement de iautaisie, il se dirigea vers lui entraînant toujours sa compagne, et lui touchant doucement l'épaule avec le bout du doigt:
— Bonsoir, cher monsieur de Grafeld, dit-il. L'autre tressaillit.
— Ah! c'est vous, siguor Camparini, répondit-il, je vous attendais; vous êtes eu retard.
— Bah 1 nous saurons bien rattraper le temps perdu.
Et se penchant à l'oreille du barou :
— Vous avez vu l'inquisiteur? dit-il.
— Oui, répondit l'autre, je l'ai vu, j'ai causé avec lui et il consent à fout.
— Très- bien.
— A une condition cependant.
— Ah ! ah! il y a une condition, et laquelle, je vous prie, vous l'a-l-il fait connaître?
— Oui. Cette condition, c'est que vous obtiendrez de Barras le rappel du général Bonaparte.
Camparini haussa les épaules.
— Absurde! dit-il, jamais Barras ne pourra s'engager à obtenir cela. D'ailleurs, l'a France entière se soulèverait à l'idée de rappeler le jeune vainqueur.
Absurde, vous dis-je. Le signer Mocenigo changer i d'avis quand j'aurai eau-é avec lui. N'est-ce pas notre iu téi et a tous que le général Bonapaite demeure à la tête de l'année d Italie et continue a battre les Autrichiens?
— Mais!.„ s'écria le baron.
Camparini le prit par le bras, et le lorçant ;'. reculf jusqu'à ce qu'il fût appuyé contre la muraille :
— Kejouous pas la comédie l'un vis-à-vis de l'autre, baiMU, dil-il a voix basse, ai l'Aulrielie était triomphante, elle n'aurait plus besoin de vous eu Italie, pas plus qu'elle n'aurait besoin de mes services. Donc notre intérêt à tous deux est qu'il y ait ici quelqu'un qui l'entretienne sur le qu.-vive, et le i:éuéral Bonaparte. est ce qu'il faut a cet égard. Corblou! si. cela continue, il sera à Vienne dans six mois.
— Gliutl fit le baron avec inquiétude.
— Laissez donc, ou ne nous entend pas... Demander le rappel de Bonaparte!... Mocenigo est fou! Ce à quoi je consens, c'est à augmenter la division des partis en France: cela très volontiers. Voyez-le; s'il veut me: rendre le service que je lui ai demandé, service qui, somme toute, concerne la signora bien plus que moi, je lui promets eu retour uue émeute à Paris avaut un mois.
— Une émeute sérieuse?
— Ou tâchera de faire pour le mieux.
— C'est bien, je vais voir Mocenigo? où vous retrouverai^ « ?
— Là, je ne bougerai pas de place; la signora va prendre le frais sur ce balcon.
Et Camparini désigna de la main une fenêtre ouverte située à deux pas. Le barou disparut dans la fouie, Camparini prit le bras de sa compagne et l'entraîna sur le balcon au-dessous duquel coulaient les eaux brillamment illuminés du canal.
Eu posant le pied sur le balcon, la compagne de Camparini frissonna comme si elle allait s'aflu-ter sur elle-même. Camparini la soutint eL la porta en avaul, lui tournant le visage de façon à recevoir l'air pur de la nuit.
— Il n'est pas l'heure de tomber en pâmoison I dil-il d'uue voix rude.
— Je n'eu puis plus !... je meurs! répondit le masque dune voix éteinte; pourquoi m'avoir contrainte à venir ici ?
— Pour avoir des nouvelles et vous convaincre qu'il faillait m'obéir.
— Tuez-moi !
— Pour quoi faire?... votre mort ne serait qu'un embarras et vous pourrez m'ètre très utile : donc il faut que vous viviez.
Le masque frisonuua encore el un mouvemeut convulsif ;igita ses épaules : la pauvre femme devait pleurer en contenant ses sanglots.
— Demeurons ici et attendons! reprit Camparini d'une voix ferme et nette. Inutile de gémir el de soupirer : vous connaissez ma voloute, il iaut vous y soumettre; ce que je veux sera!
La jeune femme redressa la tète :
— El si je me démasquais, dit-elle, si je criais bien haut, devaul tous ...
— Et le vicomte ?... interrompit le Roi Uu bagne D'ailleurs, pourquoi cette aversion que vous me témoignez? Je n'ai jamais voulu qu'une chose, moi, votre tranquillité. Je vous le répèle, je n'ai aucun intérêt a votre mort; je ne veux que vous éclairer au contraire, vous faire connaître ceux que vous devez aimer el ceux que vous devez haïr...
— Haïr! s'écria la jeune femme; mais savez-vous bien qui vous m'avez dit de haïr?
— Sausdoule : je vous ai dit ^u'il fallail haï:-, considérer comme votre plus mortelle ennemie celte, jeune Qlle...
LE TAMBOUR DE LA 32e DEMI-BI1IGADE
— Ma sœur! interrompe la jeune femme.
— Eli oui, pardieu ! Cette Luci'e dont le comte d'Adoré a fait sa fille adoplive pour mieux cacher sou infamie, celte Lucile vous hait, vous déteste ! Eu voulez-vous les preuves? vous allez les avoir. Ce n'est que pour vous les donner que je vous ai conduite ici.
— Je ne vous crois pas !
— Vous en croirez d'autres.
— Laissez-moi, je veux être libre!
— Plus tard 1 Pour le présent, vous êtes en ma puissance, ne l'oubliez pas, si vous l'oubliez, ce serait à un autre à supporter les peines de votre mauque de mémoire. Encore une fois, songez au vicomte !
La jeune femme porta les deux mains à son frout.
— Les tortures que le vicomte endurerait répondent de votre obéissance, signora ! poursuivit Camparini. Allons, du courage! i émettez- vous, voici des gentilshommes qui viennent de notre côté.
Effectivement, quelques danseurs fatigués venaient se reposer sur le balcon et respirer l'air vivifiant. Derrière eux se glissa le baron de Grafeld. Camparini le vit du coin de l'œil, et, se plaçant de façou à s'isoler et de sa compagne et des dauseurs ■
Consent-il? demauda-t-il d'une voix brève.
Oui, répondit le baron; il fera ce que vous voudrez.
— Où le trouverai-je?
— Il vient, il est sur mes pas.
Camparini se tourna vers la jeune femme :
— Écoulez, dit-il, je commence à tenir une partie de mes promesses; l'inquisiteur va venir, il consent à vous entendre, vous aurez des nouvelles.
La jeune femme joignit les mains.
— Vous dites vrai? s'écria-t-elle.
Camparini lui imposa silence avec un geste de la main, puis, se retournant vers le baron :
— Cher baron, dit-il, en retour du service rendu, je vous promets le nom d j l'homme que le conseil des- Dix payera au poids de l'or.
— L'espion de Bonaparte à Venise?
— Oui.
— Vous le connaissez?
— Parfaitement.
— El vous me mettrez à même de le dévoiler?
— Avant deux fois quarante-huit heures, je vous en donne ma parole.
Le barou se rapprocha de Camparini.
— Si vous faites cela, dit-il, je vous à mon tour ma parole que l'Autriche fera sa prop re de l'affaire du vicomte.
— Je retiens votre parole : dans quatre jours je vous en ferai souvenir.
En ce moment un nouveau personnage, tout habillé de velours noir et recouvert d'un manteau de même éioffe, fil son entrée sur le balcon. En l'apercevant, Camparini échangea un brusque salut avec le baron et se dirigea vers le nouveau venu. Celui-ci s'arrêta, demeura un moment immobile comme pour mieux attirer sur lui l'attention de la foule qui encombrait le balcon; écartant alors les plis de son manteau, il laissa voir une plaque d'acier placée sur Urine, les masques reculèrent aussitôt en s'iuclinanl. L'homme lit un geste impérieux : tous s'éloignèrent en se dirigeant vers le salon. Camparini et sa compagne demeurèrent seuls en présence de l'étrange person oa ;e.
— Signor Mocenigo, dit Campariui avec un calme 1 1 ri t f a i l et saus paraître le moins du momie intimidé, voici la signora dont je vous ai fait parler et qui dé i e avoir avec vous une conférence sérieuse. Consentezvous à l'entendre ?
— Signor comte, répondit l'inquisiteur, la si i -elle pas Française?
— Oui, signer.
— Elle se nomme Uranie de Cantegrelles ?
— Le baron de Grafeld vous a dit la vérité.
— Que dénrez-vous de moi, signora? demanda Mocenigo eu se tournant vers Urauie.
— Un acte de justice, signor! s'écria la jeune tille : la liberté d'un homme injustement accusé!
— Par qui? demanda froidement Mocenigo.
— Par le tribunal.
— Le tribunal n'accuse jamais injustement.
— Celui-là n'est cependant pas coupable.
— Ou'en savez-vous?
— Oh ! s'écria Uranie avec véhémence, j'en suis certaine; il a été accusé à tort.
— Son nom?
— Le vicomte de Signelay.
— Le vicomte de Siguelay, reprit Mocenigo, a été justement accusé, car on a trouvé sur lui les preuves de son crime.
— Son crime! s'écria Uranie; et quel crime avait-il donc commis?
— Celui de lâche trahison ; le vicomte était un espion du Directoire.
— Un espion ! lui ! fil Uranie avec un cri d'indignation tellement violent que l'inquisiteur en fut ému.
Se rapprochant de la jeune fille :
— Signora, reprit-il d'une voix grave, je vois à voire douleur que vous souffrez. Le marquis Camparini s'intéresse vivement à vous, je ne l'iguore pas, et l'intérêt qu'il vous porte excite au plus haut point ma sympathie; je veux donc oublier un moment et ma position politique *l votre qualité d'étrangère pour î.e me souvenir que d'une chose : c'est que nous sommi s dans un bal et que vous avez droit de commander en voire qualité de femme. Parlez nettement, que désirez-vous savoir de moi?
— La vérité ! dit Uranie avec désespoir. Depuis de longs mois je lutte avec tous, avec moi-même, je me le, use à croire, je suis folle par moments. Oh! signor! par pitié, faites cesser cet horrible état de mon âme. Le vicomte de Signelay est-il donc véritablement méprisable.
— C'esl un espion, je vous le répète, reprit Mocenigo, et les preuves irrécusables de sa correspondance avec les ennemis ont élé trouvées sur lui-même. Il n'a pu nier; il s'est conleulé de garder le silence.
— Cela n'esl pas possible! dit Urauie. Lui, un infâme!
— Ces prouves existent!
— Mou Dieu, mou Dieu! ma lèle se perd, dit Uranie avec une expression d'égarement douloureux.
Mocenigo s'inclina devant elle :
— Signora, reprit-il, c'est là tout ce que je puis vous couder. Si vous voulez suivre un amical conseil, cessez de vous occuper d'un homme qui esl iudigue de vous el qui tant que Venise sera Venise, ne respirera jamais l'air libre.
L'inquisiteur salua encore et s'éloigna; Uranie à demi renversée sur le balcon, avait le corps ployé et sans force; Campariui la soutiut :
— Que vous avais-je confié? dit-il. Ne vous avais-je pas prévenue?
Tout à coup Uranie s'arracha à l'espèce de torpeur à laquelle elle était en proie.
— Coupable d'une lâcheté, d'une trahison, d'une infamie, lui ! s'écria-t-elle. Non ! mm ! cola esl impossible, il a i ié' lejouel de quelque odieuse machination.
— C'est mon a,vis ! dit froidement Cimparlni. Uranie regards le Rot du bagne, les yeux de la jeu.
fille étaient hagards.
— Eue »reî dit-elle d'une voix rauque.
— Toujours ! répondit Campariui. Puisque ce] i la véi lié'.
— Je ne VOUS CrOÎ8 pas!
— Alors, il est coupable, luit
— Nou!
— Que vous faut-il pour croire?
— Des témoignages irrécusables!
— Et ensuite, ces témoignages reçus, vous croirez et vous aurez couliauce en moi ?
— Je terai '.out ce que vous me direz de fa.ire pour le sauver, mais ces preuves, je les veux il me les faut!
— Venez donc! vous allez les avoir!
Camparini saisit le bras d'Uranie et l'entraîna dans le salon ; la foule était encore plus compacte que quelques instants plus tôt. Camparini conduisait sa compagne, fendant les flots des danseurs et se dirigeant vers la galerie la plus éloignée de l'entrée du palais. En passant dans le se cond salon, il croisa un masque costumé eu Arménien, avec lequel il échangea un signe rapide. L'Arménien s'approcha.
— Où est P. ck'.' demanda Camparini à voix basse.
— Dans la gondole! répondit l'Arménien. Faul-il le prévenir?
— Non pas encore, suis-moi! Il est essentiel que tu entendes ce qui va être dit, que tu voies ce qui va se
er.
Camparini, sans attendre la réponse, continua sa marche, entraînant toujours Urauiequi se laissait guider sans paraître avoir couscieuce de sa propre volonté. L'Arménien se tint à distance et marcha de luiu sur les traces du Roi du bagne et de la jeune ti lie. Dans le troisième salon qu'ils venaient d'atteindre, la foule it plus compacte encore; depuis quelques instants deux hommes, vêtus en Chinois et le visage caché derrière un masque épais, marchaient dans les pas de l'Arménien saus que celui-ci eût paru remarquer leur voisinage. Tout à coup et au moment où la foule pressée, obstruant l'entrée du dernier salon, faisait un effoit pour s'écouler, l'Arménien parut faire un brusque faux pas, il trébucha, voulut se retenir, niais il perdit l'équilibre et il tomba; le bruit étouffa le cri qu'il poussa. Un courant en sens contraire l'enti'aiua au moment où il se relevait, mais Camparini atteignait alors le seuil de la galerie.
L'Arménien se dressa sur ses pieds pour jeter un regard en avant et il demeura immobile et comme foudroyé. Derrière Camparini et sa compagne, il venait d'apercevoir un Arménien de même taille que la sienne, de môme allure, velu absolument de même. Sans île, il voulut s'élancer L-t il allait appeler, quand une main ferme le cloua sur place.
— lin pas! un mot! tu tombes mort à l'instant I lui dit une voix brusque à l'oreille.
L'Arménien tourna la tète; un homme masqué était près de lui, cet homme était costumé en bandit espagnol et il jouait avec la crosse d'un pistolet passé à sa ceinture. L'Arménien ne tit pas un mouvement : le bandit semblait le fasciner du regard.