Lieh-tse Keou-i, t. II, p
2. Hoa-siu était la mère de l’empereur Fouh-hi (dont on reporte le règne à plusieurs siècles avant la naissance d'Abraham et même parfois à une époque antérieure au déluge biblique.) Au temps où Souijin gouvernait les hommes, elle marcha au bord du lac Loui-tseh sur l'empreinte du pied d'un grand homme, et fut aussitôt enceinte. Elle donna le jour à Fouh-hi. C’est dans le royaume de cette princesse que l’empereur Hoang-ti voyagea en songe. (Pe'i-wen-yun-fou, t. VI, p. 99 j.
pas. L'amputation et les coups ne lui causent ni blessure ni douleur ; il est insensible à la souffrance. Il parcourt le Ciel comme s'il marchait à pied, et se couche dans l’espace comme dans un lit. Les nuages et le brouillard n’arrêtent point sa vue ; le bruit du tonnerre ne trouble pas ses oreilles. Le bien et le mal ne pénètrent pas dans son cœur. Les montagnes et les vallées ne gênent point ses pas. Il agit comme les Génies, et voilà tout.
Puis Iloang-ti se réveilla.
Le philosophe Tchouang-tse, lui aussi, prête à Iloangli des idées qu’on serait tenté de prendre plutôt pour une superfétation des théories de Lao-tse que pour leur point de départ. Ce prince aurait préconisé l'avantage du non-agir ’, comme étant la base essentielle de la vertu. Dans l’apologue du voyage de la Pensée au Nord, celle-ci, après avoir en vain questionné la Parole Inactive et la Folie Opiniâtre pour savoir comment on peut arriver parla réflexion à comprendre le 7ao, s'adressa à l’empereur Iloang-ti qui lui répondit : « C’est par l'absence de pensée et de réflexion qu'on peut s’initier au Tao ; c’est en renonçant à l'établir et à le comprendre qu’on peut s’initier à le connaître dans le calme ; c'est en ne s’y attachant pas et en ne le poursuivant pas qu'on peut s’initier à l'atteindre. La Parole Inactive avait raison, et la Folie Opiniâtre n’en était pas loin. Or celui qui sait ne parle pas ; celui qui parle ne sait pas. C’est pourquoi le Sage suit le système du silence. On ne saurait atlein-
1. Le non-agir (en chinois : wou-wei ) est également mentionné par Confucius comme une vertu, à propos de l'empereur Chun. Il faut entendre par là que la sagesse du prince était telle que sou exemple était suivi par tout son peuple, sans qu'il ait besoin d'intervenir pour le rappeler au devoir.