‹ Le taoïsmeChapitre 17 sur 99 · Libr. citai., p · texte numérisé non relu

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LA VIE DE LAO-TSE

éloge ; d’autres y ont vu l’expression mal dissimulée d’un sentiment d’amertume caché sous des dehors ironiques. Confucius ne pouvait d’ailleurs professer qu’une bien médiocre sympathie pour un philosophe sévère et peu abordable, ennemi de toute propagande, et qui cultivait un système d’idées diamétralement opposé au sien.

Lao-tse pratiqua le Tao et la Vertu. Il voulut vivre dans l’obscurité, sans attacher de prix à la réputation. Il demeura longtemps dans le royaume des Tcheou. Lorsqu’il vit leur dynastie tomber en décadence, il abandonna sa charge cl se rendit à une barrière située aux limites du domaine royal1. Le gardien de cette barrière, nommé In-hi , lui dit alors : « Vous avez résolu de vivre dans la retraite ; je vous prie de composer un ouvrage pour mon instruction. Lao-tse y consentit et rédigea un livre en deux parties, où il exposa le sens du Tao et celui de la Vertu. Cet ouvrage renfermait cinq milliers de caractères. Puis il s’en alla. On ne sait où il termina son existence 2 ».

La fin de la vie de Lao-tse, comme on le voit, nous est rapportée dans les termes les plus obscurs. L’indication de l’endroit où il rédigea le. Tao-teh Kiag ne se trouve pas même indiquée dans la notice de Sse-ma Tsièn qui se borne à l'appeler « une barrière ». Quelques auteurs ont cru pouvoir eu préciser l’endroit et la placer à 32 lis au sud-est du district de Tchin-tsang ,

1. On rapporte que Lao-tse fit sou voyage dans l’ouest, monté sur un bœuf de couleur bleuâtre ( Tao-teli Kini) tsih-tchu, Prolégomènes, p. 2). Beaucoup de statuettes chinoises représentent ce philosophe voyageant sur une telle monture.

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