Autrement appelé Tse-kiu
2. Tckoung-hiu tchin King, édit, jap., livr. u. p. 24. Suivant Tchouang-tse, ce p rsonnage aurait été disciple de Lao-tse, mais il est très probable q e cette déclaration est erronée.
3. Tchouang-hiu tchin King, édit, jap., livr. vi, p. 11 et suiv.
V. Tchouang-tse. Kiu-lchaï keon-i, édit, jap., livr. u, p. T.
tion de ce fait, et les commentaires que je possède sont muets sur les détails qui pourraient se rattacher à cette citation.
Ailleurs Tchouang-tse nous raconte une anecdote au sujet de l'entrevue historique des deux philosophes : Un homme sans orteil alla poser un jour cette question à Lao-tse : « S'il est vrai que Confucius soit le plus éminent des humains, comment est-il venu vous voir pour solliciter avec respect vos enseignements ? Il a évidemment agi par ruse, dans le but d’obtenir de la sorte une renommée trompeuse et de mauvais aloi, ne sachant pas qu’une telle renommée pour un homme éminent est pareille à des fers et à des menottes ? » Lao-tse, au lieu de répondre à cette question embarrassante, se borna à dire à l'homme sans orteil : « Comment se fait-il que vous ne lui ayez paenseigné que la mort et la vie dépendaient d’une seule et même loi, que la puissance el l’impuissance formaienl une seule et même chaîne? — La renommée est comme l'ombre et l’écho. L’ombre et l’écho sont les fers et lemenottes de la forme et du son. Qui pourrait s’en rendre compte 1 ? »
Arang Tse-kiu, dit ailleurs Tchouang-tse, demanda à Lao-tse si un homme actif et énergique, rempli de pénétration et sans cesse adonné à l’étude du Tao, n’était pas l’idéal d'un prince éclairé.
Lao-tse lui répondit qu’un tel homme n’était point Tidéal du Sage. Cette activité, ce savoir, un prince n'a
1. Tchouang-tse gih, livr. n. p. 2o. — Le Sa^e, qui ne se préoccupe ni de sa personne ni de la renommée, n'a de fer ni aux mains ni au\ pieds.