‹ Le taoïsmeChapitre 25 sur 99 · Cf. Lao-tse yih, t. III, p · texte numérisé non relu

Cf. Lao-tse yih, t. III, p

3. Les exégètes chinois se sont cependant beaucoup préoccupés des altérations qui ont pu se produire dans les conditions dont je viens de parler, et ils n'hésitent pas à considérer la phrase de Sse-ma Tsièn comme la cause d’un véritable malheur pour le livre de Lao-tse. (Voy. Lao-tse yih, t. III, pp. 1, 49 et pass.). Youen-kien-louihan, t. CCCXVU1, p. 13; Lao-tse kiuen-tchaï-keou-i, p. 1'.

LE TEXTE DU TA0-TEH RING ET SOX HISTOIRE 'il

à la philologie, est plus sérieux que l'argumentation de l’exégète Pi-chiug , dont j’ai parlé tout à l’heure, mais il est loin d’être péremptoire. Les Chinois font un usage fréquent de particules explétives ou finales qui contribuent à rendre le texte à la fois plus clair et plus expressif. Les particules de ce genre, qu’on rencontre à chaque pas dans les écrits de Confucius et môme dans les Ring, sont au contraire assez rares dans le livre de Lao-tse. On en a conclu que ces particules avaient été supprimées afin d’obtenir un texte composé du nombre traditionnel de caractères qui lui était attribué *. Les suppressions de ces sortes d’explétives ne sont cependant pas telles, qu’on puisse dire que les phrases sont incomplètes, irrégulières, estropiées. Leur emploi modéré caractérise un style particulier, le style d'un philosophe qui tenait à exprimer sa pensée simplement, laconiquement, brutalement même, si l’on veut, et voilà tout. Ce n’est pas encore sur cette particularité qu’il est possible de se fonder pour établir que le Livre de la Voie et de la Vertu n’a pas été transmis à la postérité dans sa forme originale et primitive.

Les obscurités si souvent inextricables, dans le Taoteh Ring , proviennent bien plutôt de ce fait que la théorie du grand philosophe de Kioh-jin s’était élevée à un niveau que n’avait pas atteint avant lui l’esprit chinois ; en d’autres termes, que le peuple aux Cheveux- INoirs n’était pas bien préparé pour le comprendre ; que le dédain du Maître pour la popularité ne lui assura pas

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