Lao-tse yih, t. III, p
4. L'ouvrage de Han-fe; tse renferme deux sections : l une est intitulée Kiai-lao , et l'autre Yu-lao. — Ce philosophe taoïste se suicida en l’an 230 av. n. ère.
auteur du plus ancien commentaire authentique que nous possédions aujourd'hui, et qui vivait au me siècle de notre ère : il se composait de
5683 caractères, ou, suivant plusieurs bibliographes, de 5610 caractères \
On voit, par ce qui précède, que les anciens manuscrits de Lao-tse n’étaient pas absolument conformes, puisque le nombre de leurs signes était different, il y a lieu de se préoccuper de quelques-unes des variantes qui nous ont été signalées par les exégètes chinois, bien que ces variantes soient d’ordinaire d’une assez minime importance et ne contribuent que fort rarement à altérer le sens de l’ouvrage. Dans plusieurs cas, néanmoins, elles méritent d'être examinées avec soin. On ne saurait, en effet, se rendre indifférent à tout ce qui peut nous fournir un élément de critique, lorsqu’il s’agit d’un texte aussi obscur que le Tao-tch King. L’addition ou la suppression d’un caractère, dans un écrit de ce genre, peut quelquefois modifier d’une manière sensible l’esprit de la doctrine qui s’y trouve exposée. Parfois aussi, de semblables variantes permettent de justifier des doutes sur l’authenticité de certains passages qui, tout au moins dans les éditions parvenues en Europe, sont, ou absolument inintelligibles ou dépourvus d’un sens raisonnable.
Je n’ai trouvé que de bien rares renseignements au sujet des plus anciennes éditions imprimées du Tao-teh King. En attendant des données plus complètes, il semble que le livre de Lao-tse fut livré pour la