Il vécut de 1039 à 1112 de notre ère
LES COMMENTATEURS DE LAO-TSE
de Lao-lse que les Chinois considèrent comme le plus enclins à associer le Taoïsme avec le Bouddhisme. Il n’est donc pas sans intérêt de nous en occuper un moment. Stanislas Julien, qui a confondu ce personnage avec son frère aîné, le fameux poète Sou Toung-po, rapporte 1 à son sujet quelques passages d’un récit qu’il me paraît utile de reproduire, en y ajoutant les suppressions que le savant sinologue a cru devoir faire, sans nous prévenir des motifs de ces suppressions.
« Sou Tse-yeou, dans la postface du commentaire qu’il a composé sur le Tao-teli King , a dit :
« A l’àge de 42 ans2, je fus exilé à Yun-tcheou 3. Quoique cet arrondissement soit peu étendu, il y a beaucoup d’anciens monastères bouddhiques. Des bonzes voyageurs de toutes les parties de l'empire s’y réunissent. L’un de ces bonzes, nommé Tao-tsiouèn, se rendit à la montagne des Arbres-Jaunes 4 * 6. C’était un descendant de Nan-koung \ Sa conduite était élevée et son esprit pénétrant c.
Un jour nous eûmes la conversation suivante 7 au sujet du Tao :
1. Le Livre de la Voie et de la Vertu, Préliminaires, p. xlii.